AAR navarre
Il était une fois un gentil prince pacifique qui pouvait pas ravager Athènes, Luis VII de Navarre. Mécontent, frustré, se sentant dévalorisé, humilié, impuissant, il lui fallu trouver un terrain pour se défouler et accomplir ses devoirs royaux, car il avait en tête une phrase de Louis XIV:
"S'étendre est la plus noble occupation des souverains". Son épouse, qui avait lu tout Isaac Asimov avait beau lui dire
"la violence est le dernier refuge de l'incompétence" , ou
"si l'on retranchait du patriotisme de la plupart des hommes la haine et le mépris des autres nations, il resterait peu de choses" comme le disait le duc de Lévis, et de finir en disant que son profil astral en faisant un pachifiste, Luis n'en avait cure. Malin, lui dévoila sa stratégie:
"L'Ultime Ruse, c'est de faire croire que l'on est pachifiste, alors que l'on est réellement pachifiste ... " comme le disait son arrière-arrière-arrière grand oncle Foulque Nerra. Il suivit donc les Pays-Bas dans leur guerre africaine. Très bien préparé, il fut vaincu près de Fez et ne dut son succès qu'à la générosité néérlandaise. Les Pays-Bas conquirent l'essentiel des terres maghrébines et firent la paix. Luis VII, réconnaissant lui donna des cartes politiques rigoureusement exactes réalisées par son astrologue Raymundo:
avec une présentation des autochtones:
et des principales villes:
Mais le roi des Pays-Bas se trompa en signant les papiers du traité. Le plus proche conseillé du roi, un emissaire espagnol servant de modérateur, Don Gato, lui fit la morale "le monde est un jeu de go dont les règles ont été inutilement compliquées. Vieux proverbe chinois".
Cela fit bien les affaires de Luis qui ravagea tout le Maghreb au cri de "Vivent les Basquettes grâce auxquelles vous avez vus le jour!". Il remporta aussi de nombreuses batailles navales:
Ayant obtenu ces paix infamantes pour leurs pays, les ambassadeurs algériens, marocains et tunisiens, dont l'un était le fameux médecin Ben Toub, partirent en s'exclamant:
"Profit de l'un est dommage de l'autre comme le disait Montaigne"
La Saxe voulu participer à la fête, conquis Tunis mais se contenta d'une paix qui lui apporta bien peu de profits. Le général saxon put entendre de la bouche de son conseiller Carthadorf:"Tu sais vaincre, Hannibal, mais tu ne sais pas utiliser la victoire".
A son retour à Pampelune, Luis reçu une apothéose, premier de sa lignée à la recevoir de son vivant. On rapporte en cette occasion cette échange avec le chef des cultes basques, Erispogui:"
Quand avez vous réalisé que vous étiez Dieu? Quand, en priant, je me suis soudain rendu compte que je me parlais à moi-même. " Cette apothéose parut éxagérée, mais Luis, pas peu fier argumentait en s'appuyant sur la pensée de son cocher, issu d'une famille envoyée en guise d'amitié par la Bretagne, Thorongui: "Idéalement nous sommes ce que nous pensons. Dans la réalité, nous sommes ce que nous accomplissons." Et d'ajouter: "moi, j'ai accompli beaucoup, toi tu penses trop". Sur ce, l'impudent fut envoyer tâter de la charrue dans l'Atlas.
Peu après, notre roi ainsi honoré, réalisé un échange d'hospitalités avec le Duché d'Athènes afin d'applanir les conflits nés de la crise de Kutchba:
Le Duc vint à Pampelune et discuta des affaires du monde entre deux bouchés de gateau basque:
:
"On dit, sire, que c'est vous qui avez imaginé le partage de la Pologne. Je le crois parce que il y a là du génie." "Euh non, moi c'est le Maghreb..." Luis se rendit ensuite en Grèce et fut conduit à Constantinople car le Duc était persuadé que là se trouvait sa capitale, voyant le petit palais qui y existait, le grand étant à Athènes véitable capitale, il s'exclama avec son tact habituel si apprecié de son camarade: "Oh, mais ça bosse fort! comme le disait mon précepteur Viel Pélerin" Pour se faire pardonner son incartade, Luis invita le Duc au resto. Dans cette région viticole, il reçu au dessert une coupe de fruits tendue par Dandola, parmi lesquels une grappe de raisins; il la repoussa d'un geste hautain et d'un définitif: "Je vous remercie; je n’ai pas coutume de prendre mon vin en pilules." Sur ce, il reparti promptement, fier de sa fine diplomatie mais déçu de se sentir incompris.
Luis essayait aussi de développer le libre-échange et de commercer dans le monde entier. Cette politique mécontentait les marchands qui protestèrent, ce à quoi notre bon roi répondit, sur les conseils de son économiste Yndenwal, apôte de Churchill: "Certains considèrent le chef d’entreprise comme un loup à abattre ; d’autres comme une vache qu’on peut traire à l’infini ; peu voient en lui le cheval qui tire la charrue" et il envoya les fauteurs de trouble tâter de la charrue dans la Mancha.
Critiqué de tous, sans ami, il traversa l'Atlantique
pour finir aux Bahamas une vie rondement menée: