voila...
(c'était rester sur Word depuis que lehn voulait integrer strasbourg"
J'ai pas tout lu alors
"En l’an ~ 12, l’empereur Auguste, soucieux d’organiser la défense de la ligne du Rhin, ordonne d’établir une série de points fortifiés sur le fleuve: Argentoratum (qui est à l’origine de la ville de Strasbourg) est ainsi construit à côté d’un établissement gaulois. Ce camp est agrandi une première fois sous Tibère, une seconde fois sous Trajan. Le camp militaire est réduit à la fonction de centre de ravitaillement, lorsque les limites de l’Empire atteignent le Danube et le Neckar. Il retrouve son rôle militaire au moment des invasions barbares: l’empereur Julien en fait le centre d’un commandement couvrant toute la région du Rhin moyen et du Rhin supérieur; il y emporte une victoire sur les Alamans (357). Le camp disparaît lorsque les légions abandonnent les bords du Rhin; mais dès le VIe siècle on y repère une cité du nom de Stratisburgum (le bourg de la route). Pendant les premiers siècles du Moyen Âge, Strasbourg n’est qu’un bourg sans grande importance qui passe de la Lotharingie (843) à la Germanie (870). Faut-il rappeler que le serment de Strasbourg (842) prélude au traité de Verdun (843)?
Le pouvoir temporel appartient à l’évêque: ce sont ses officiers qui exercent la justice et administrent les finances, sans participation aucune des habitants. Vers 1200, apparaît pour la première fois le Conseil (ou Rat ), assemblée d’abord d’officiers de l’évêque et de bourgeois, puis uniquement de bourgeois. En 1262, la milice urbaine se heurte à l’armée de l’évêque Walter de Geroldseck, soucieux de rétablir sa pleine souveraineté sur la ville: la bataille de Hansbergen marque la fin de la domination épiscopale sur Strasbourg. La ville est alors dirigée par le patriciat, une centaine de familles, dont la puissance repose sur la richesse acquise dans le commerce et les opérations financières. Les artisans du textile, du métal, du cuir, groupés en corporations, tentent de s’emparer de la direction des affaires: ils échouent en 1308, y parviennent en 1332. Un nouveau soulèvement en 1349 assure aux corporations une influence prépondérante et incontestée. Strasbourg est une ville libre d’Empire: dès 1205, Philippe de Souabe avait accordé aux habitants sa protection; Rodolphe de Habsbourg confirmera l’ensemble des privilèges de la ville. On note, à partir du XIIIe siècle, une augmentation rapide de la population, jusqu’au milieu du XIVe siècle. Trois nouveaux quartiers se construisent sur les deux rives de l’Ill; ils sont entourés d’une enceinte de pierre; on effectue des travaux de drainage. La peste de 1348-1349 provoque un arrêt, mais au XVe siècle la population recommence à croître; une nouvelle enceinte est construite pour protéger les quartiers est. Grâce à sa situation sur le Rhin, Strasbourg est une ville riche. Elle exporte vers Cologne, les Pays-Bas et l’Angleterre et vers Francfort, l’Allemagne centrale et la Scandinavie des céréales et du vin. Elle commerce également par terre avec l’Allemagne du Sud. Le trafic est particulièrement important pendant la foire, dotée de privilèges impériaux au début du XIVe siècle. C’est aussi un centre intellectuel: les Franciscains, puis les Dominicains s’y sont installés au XIIIe siècle; Albert le Grand y enseigne. Au XIVe siècle, elle est le centre de la mystique rhénane. Strasbourg accueille en 1523 Martin Bucer, qui organise l’Église réformée. La ville est un lieu d’asile. Bucer y attire Calvin chassé de Genève; celui-ci y publie la deuxième édition de l’Institution de la religion chrétienne . Strasbourg reste protestante jusqu’en 1546, date à laquelle Charles Quint impose l’Intérim d’Augsbourg et exile Bucer. Johannes Sturm, professeur au Collège royal (fondé en 1530 par François Ier), y pose les bases de l’université, qui ne sera officiellement constituée qu’en 1621. Au commerce traditionnel des céréales et du vin s’ajoutent au XVIe siècle la vente des épices et surtout celle des livres: on compte plus de soixante-quinze ateliers d’imprimeurs dans la ville. Strasbourg est le siège d’importantes compagnies bancaires (comme Ingold et Prechter). Le traité de Westphalie (1648), qui reconnaît la souveraineté de la France sur la plus grande partie de l’Alsace, laisse Strasbourg à l’Empire. Pendant la guerre de Hollande (1672-1678), le magistrat refuse aux troupes françaises l’autorisation de franchir le pont sur le Rhin: la ville est assiégée en septembre 1681, et doit accepter une garnison française, mais elle conserve ses privilèges politiques et économiques. Une forteresse y est construite par Vauban. Elle connaît un accroissement rapide de la population au XVIIIe siècle: celle-ci passe de 25 000 habitants en 1681 à 50 000 en 1789. Le trafic rhénan reste prospère. Une faïencerie est installée en 1709 par Charles-François Hannong (famille de céramistes). Fermée par la Révolution française, l’université reprend ses activités en 1872; d’obédience protestante bien que de mentalité œcuménique, elle attire de nombreux étrangers: Allemands, Suisses, Scandinaves. Après la guerre de 1870, annexée à l’Allemagne avec le reste de l’Alsace-Lorraine, Strasbourg devient capitale de la «terre d’Empire» (Reichsland). Les quartiers détruits pendant le siège sont reconstruits; une nouvelle enceinte triple presque la surface de la ville. Occupée pendant la Seconde Guerre mondiale de 1939 à 1944, la ville est libérée par le général Leclerc. Actuellement, c’est le troisième port rhénan et le deuxième port fluvial de France (trafic de 9,4 Mt en 1993).
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