2 Février 1940, Ministère public, bureau 34 « Censure », 18h21.
Boultano entra menottes aux poignets accompagnés de deux policiers en uniformes dans le bureau du directeur général.
On le fit s’asseoir plus ou moins violement, toujours sarcastique le journaliste interpella les deux policiers :
"Merci les gars pour la ballade, mais vous savez vous étiez pas obligé de me faire visiter le bureau de la censure, j’y suis allé tellement de fois…"
"Mais cette fois ce sera la dernière "
"J’y compte bien monsieur le directeur"
En se levant le directeur pris les deux policiers a témoin :
"Cet homme est en état d’arrestation pour propagande, défaitisme et injure publique, attendez le derrière cette porte, vous l’emmènerez à la prison de Alcaçabas, tout a déjà été signé"
Les deux hommes saluèrent et quittèrent la pièce précipitent.
Boultano avait perdu cette expression jem’enfoustiste habituelle, il regardait avec sérieux le directeur. Peut être avait il peur.
"Vous êtes allé trop loin petit fanfaron, cette fois la PP ne va pas vous lâcher, vous crèverez dans une geôle humide ou on vous fusillera selon l’humeur."
Boultano baissa les yeux en se serrant les lèvres, peut être était il allé trop loin, peut être que son idéal ne valait pas la peine d’y perdre la vie ? Au fond de lui il savait qu’il respectait ses engagements, que jamais il n’avait faillit. Aujourd’hui devant cet homme il s’affaissait, se réduisait à une simple expression, celle du retrait et de l’abandon.
Le directeur sourit devant l’état pitoyable du journaliste, il s’avance vers la porte pour y appeler les policiers, soudain celle-ci s’ouvrit devant lui !
" Mr le directeur, le journaliste Boultano est a moi, tenez voici les autorisations officielles du ministère plus une note du commandant Conmenio"
Le directeur, perplexe ouvrit le message, un instant plus tard leva les yeux sur l’officier.
" Mais, mais qui êtes vous ? "
"Colonel Eochaid et vous avez un prisonnier qui m’appartient "