Nous sommes en 1880 et la France est en guerre. Depuis la signature du traité de paix mettant fin aux ambitions coloniales de ses concurrents directs, Paris a décidé d'autoriser la colonisation de l'Asie et de l'Océanie. Dans le même temps, l'Angleterre multiplie les provocations, elle n'a de cesse de construire de nouveaux avant-postes dans le pacifique et ce malgré les provisions du précédent traité de paix. De plus, elle arme et finance une immense insurrection dans les indes récemment conquises, obligeant les autorités françaises à maintenir de nombreuses garnisons dans la région. Enfin, l'évacuation de ses troupes en Australie traîne en longueur.
La guerre reprend donc, mais c'est en Europe, sur le sol Anglais cette fois que les combats font rage. La marine française a beaucoup souffert des précédents combats mais parvient à prendre l'avantage assez longtemps pour débarquer une grosse vingtaine de divisions au Pays-de-Galles, de retour de la manche elle embarque vingt autres divisions afin de prêter main forte à notre tête de pont attaquée par une force bien supérieure en nombre. Malheureusement, elle ne peut rejoindre la cote galloise maintenant gardée par le gros de la royal navy. Le débarquement se fait donc à l'Est où attendent une trentaine de divisions britanniques qui se rassemblent avant de se jeter sur notre deuxième tête de pont.
Deux batailles titanesques
Ces deux batailles sont très similaires, les français sont en infériorité numérique mais tiennent de bonnes positions défensives et leur ténacité faisant le reste, ils mettent leurs adversaires en déroute au prix de lourdes pertes. Les mois suivants voient la poursuite du conflit en Angleterre. Nos troupes sont trop affaiblies pour pénétrer à l'intérieur du pays et, ne pouvant compter sur des renforts venant du continent, se contentent donc d'opérations d'encerclement, poursuite et destruction de l'armée anglaise.
Le conflit s'enlise, à plusieurs reprises des trêves sont signées mais après quelques semaines au plus, l'Angleterre revient à la charge avec à ses cotés un nouvel allié. La Belgique et les Pays-Bas dans un premier temps, puis l'Espagne, la Grèce et même la Russie. Entretemps, les chantiers navals de la côte atlantique construisent une impressionnante armada de vaisseaux certes légers, mais rapides et bien armés, destinée à mettre fin une fois pour toute à la puissance maritime de la perfide Albion. Sur le front diplomatique, la France commence elle aussi à rechercher des alliés dans ce conflit. C'est ainsi qu'une première alliance formelle est signée avec les Etats-Unis d'Amérique.
A Paris, certaines personnalités politiques défendent l'idée d'une guerre totale qui verra l'annexion pure et simple de l'ensemble du territoire britannique. 'L'Angleterre est une colonie française qui a mal tourné' disent les uns, et les autres de répondre 'il est temps de la ramener dans le droit chemin'. Les détracteurs de tout poil critiquent la France et ses conquêtes, la présentant comme un monstre assoiffé de sang.
L'image de la France à l'étranger
Ce que réfutent nos peintres, écrivains, acteurs de théatres, sculpteurs et autres artistes. En effet, malgré la guerre et ce depuis plusieurs années, la France est redevenu le phare culturel du monde. Auparavant, le budget français accordait beaucoup plus de fonds à la recherche dans les domaine industriels et économiques qu'à la culture.
Le conflit se durcit encore un peu plus, luttant maintenant pour sa survie le Royaume-Uni redouble d'efforts militaires et diplomatiques. Les années qui suivent voyent l'entrée en guerre successivement de l'Espagne, du Portugal, à nouveau la Russie, et même les USA! Par deux fois, nos troupes iront débarquer à Washington avant d'obtenir des garanties sur la neutralité des Américains. La paix aux Amériques a vécu.
Dans la manche, la nouvelle armada française met fin à l'existence de la Royal Navy et les renforts arrivent enfin pour supporter nos troupes en Angleterre. La guerre se termine enfin, en 1889 la Grande-Bretagne est annexée par la France. Ce conflit aura également vu la fin de la Belgique, des Pays-bas, de l'Espagne et du Portugal. En Asie, la péninsule indochinoise a également été conquise afin de la 'défendre contre une éventuelle invasion anglaise'.
Le retour à la paix est l'occasion de réorganiser l'économie. Il faut remettre au travail les populations conquise et réograniser l'économie nationale afin d'y intégrer les usines capturées. Le chemin de fer dans les territoires conquis et les nouvelles colonies est en construction. La campagne d'alphabétisation en France a d'ailleurs eu des résultats très satisfaisants, c'est donc une force de travail instruite et compétente qui commence à migrer en masse vers l'Ibérie et l'Angleterre.