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unmerged(9531)

Grand Duc D'Occident
May 30, 2002
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pour info, je suis en train de lire un livre sur la IIIe rep, et apparement, en 1912 (grace aux informations du systeme des fiches), seulement 10% des officiers sont republicains. Ca s'ameliore par la suite, mais bon...


Edh : tu essaye de plaquer sur une situation passée les idées actuelles et les conceptions actuelles. En 1940, je ne pourrai pas affirmer que je n'aurai pas été petainiste. Etre petainiste en 1940 etait normal, et meme de gaulle n'osa pas attaquer, au depart, le marechal, car pas mal des gens qui l'avait rejoint continuaient de croire en lui. Par contre, etre petainiste apres l'invasion totale de la france par les allemands, là oui, on peut objecter.
 

unmerged(9402)

Mahatma janséniste
May 20, 2002
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KriegHund said:
pour info, je suis en train de lire un livre sur la IIIe rep, et apparement, en 1912 (grace aux informations du systeme des fiches), seulement 10% des officiers sont republicains. Ca s'ameliore par la suite, mais bon...

La guerre de 1914 sera pour beaucoup dans le ralliement des officiers et de l'aristocratie à la République.

Dans l'entre-deux-guerres, le débat évolue autour de la question du parlementarisme que sur le clivage monarchie/république.

Rappelons aussi que la reconnaissance du droit de vote des militaires a subi de longues vicissitudes, et que la 3e république a sans doute été la plus stricte à leur égard (conditions de l'exercice du droit de vote extrêmement limité - quasi-inexistantes - et inéligibilité), ce qui a aussi dû contribuer à accroître leur posture réactionnaire à l'encontre du régime et leur influence de l'ombre, puisqu'ils ne pouvaient agir par la voie politique.

A ce propos, de nos jours, les militaires ont évidemment le droit de vote (depuis 1945, grosso modo) et, depuis 1958, leur inéligibilité a fait place, petit à petit, à une incompatibilité de meilleur aloi (càd, il faut se mettre en congé de l'armée pour exercer un mandat, comme la plupart des fonctionnaires).
 

Pero Coveilha

Pape Pie popu (pis grec)
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Aug 28, 2001
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KriegHund said:
pour info, je suis en train de lire un livre sur la IIIe rep, et apparement, en 1912 (grace aux informations du systeme des fiches), seulement 10% des officiers sont republicains. Ca s'ameliore par la suite, mais bon...
il faut faire attention pour l'interprétation de ce système des fiches
de 1, il a été mis en place à une époque différente. Mais la réactualisation plus ou moins officieuse s'est faite sur des bases un peu surannées. A nouveau, le républicanisme de 1912 n'est déjà plus celui de de 1890. Cette fois-ci, les qualifications de "républicain" sont plus déterminées par le débat cléricalisme/anticléricalisme. Tout le processus d'adhésion (ou au moins d'acceptation) de la République s'est fait à partir de glisements successifs autour de débats à l'origine secondaires, qui se sont révélés prendre l'ascendant par rapport au débat précédent. L'opposition république/monarchie a été progressivement vampirisée par la dérive boulangiste, puis par le débat sur l'Affaire Dreyfus, puis sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Etre républicain est progressivement devenu plus "exigeant" en quelque sorte, a demandé des adhésions secondaires sur des thèmes périphériques qui à chaque fois rejetaient l'opposition dans "l'anti-républicanisme". Alors il est certain qu'une large proportion des cadres de l'armée étaient anti-dreyfusards, et cléricaux, et conservateurs, mais on se rend compte que par rapport à l'interrogation originelle sur le républicanisme, on a suivi de multiples et successifs détournements/ajustements

de 2, la notation des attitudes politiques des officiers servait avant tout dans le champ politique (on compte ses forces, ses soutiens). En 1912, la crainte d'une infidélité de l'armée à la nation républicaine avait quand même pas mal dégonflé par rapport à ce qu'elle avait pu être

de 3, un peu à la manière du carnet B, il ne faut pas prendre au pied de la lettre la paranoïa des services de renseignements (ça c'est général, ça ne compte pas seulement pour l'armée française du début du XXè. J'ai eu l'occasion de travailler sur des rapports des RG sur une autre époque, ils ne brillaient pas par leur mesure, leur clairvoyance et leur exactitude)

Tout ça pour dire qu'il y a tout un spectre entre volonté de renverser le régime et se rallier à lui. Les événéments marquants de la période 70-14 ont été comme des taquets pour les différentes populations, qui ont dû se déplacer et se fixer provisoirement sur ce spectre. Et rappelons surtout que ce que ce spectre politique qui s'est construit sur les oppositions binaires république-monarchie, gauche-droite, etc, ce spectre donc, et la manière de percevoir les oppositions politiques, ont été organisés par un certain type d'acteurs, tandis que les autres étaient contraints de suivre les termes du débat tel qu'ils leur étaient imposés (construction de l'affaire Dreyfus comme une Affaire, politique anticléricale très volontariste...). Ces acteurs déterminants ce sont ce qui se faisaient appeler les républicains. C'est sur leur vision des choses que nous discutons aujourd'hui. C'est un peu comme si pour étudier la 1GM, on n'étudiait que les sources en langue française, ou des Alliés, en laissant de côté celles en allemand.
 

unmerged(2920)

Dark Surcouf ne meurt jamais
Pero Coveilha said:
. C'est un peu comme si pour étudier la 1GM, on n'étudiait que les sources en langue française, ou des Alliés, en laissant de côté celles en allemand.
c'est généralemeent ce qui ce passe d'ailleur :)
presque tous les bouquin sur la WWI (du moins en français) se placent du coté allié et le coté allemand apparais comme une nébuleuse qu'on ne comprend pas. il m'as fallut lire des livres d'historiens allemands (traduit en français heuresement) pour comprendre un peu les implication de la guerre pour les allemands.
 

hildoceras

Fossile en devenir
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je pense comme les autres que le terme "anti-républicain" doit être redéfini pour chaque période envisagé.

En 71, après la chute de l'empire, les monarchistes ont pensé qu'ils pourraient, à moyen terme, faire revenir la monarchie constitutionnelle. Ils ont donc fait le forcing pour l'élection de McMahon comme président (connu pour une (fausse ?) citation fameuse "cette maladie on en meurt ou en en reste idiot, je le sais, je l'ai eue") "en attendant" le moment opportun, qui n'est plus jamais arrivé.

Le grade de général a ceci de particulier qu'il n'est pas issu d'une décision militaire (comme les grades plus subalternes) mais d'une décision politique (les civils au pouvoir valident la nomination). Il est donc clair que progressivement les généraux vont se retrouver être des partisans du régime (la république par opposition à la monarchie).

Etant de nature nettement plus conservatrice et préférant l'ordre, il est aussi évident que les généraux deviendront progressivement anti-parlementaristes et soutiendront moralement la droite souvent cléricaliste. Pour autant, à part Boulanger, je ne crois pas qu'on ait jamais craint un coup d'état militaire en France sous la troisième république.
 

MiniaAr

spammeur repenti
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Hum, que c'est-il réellement passé avec Boulanger, je sais qu'il était proche de prendre le pouvoir, mais c'est la première fois que j'entends qu'il avait tenté un coup d'état.. :confused:
 

Polak

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Non, c'était un général sur lequel les nationalistes français avait mis beaucoup d'espoir. Il cumulait certain trait comme la Jeunesse, l'esprit d'offensive, l'idée de revanche, etc...

En fait, c'était un personnage assez falot, qui se laissa entrainer par les évènements, et devint une figure important de la revanche française alors qu'il n'avait rien demandé. En fait, chaque manifestation un peu engagé pour la guerre avait boulanger pour figure de proue... Et c'est une de ces manifs, un peu plus chaude que les autres car elle convergea vers l'Elysée, qui fit parler de "Coup d'état".

Bref, effrayé par la tournure des évènements, il prend la fuite en Belgique. Il se suicide peu de temps après, désespéré par la mort de sa compagne (Mais on peut pas dire que la presse fut tendre avec lui)
 

Grisold

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Peut-être faudrait-il évoquer aussi le rôle de la Commune pour expliquer les réticences aux idées républicaines de la part des soldats de métier dans les premières décennies de la IIIème République.

Après tout, les communards disaient défendre le principe de la République, au grand damne de républicains comme Gambetta ou Favre, qui eux avaient fait le pari de la légitimité de l'Assemblée nationale de 1871 pour faire progressivement passer et imposer la République. Dans ce cadre, on peut comprendre la méfiance des généraux versaillais vis-à-vis des nouvelles institutions.