Non pas tous, "juste" quelques millionsDucNominoe said:Et comment celà se ferait-il que la population augmente fortement en Chine, en Indochine, en Inde, en Afrique du Nord pendant la même période, si on les a tous massacré et fait crever à la tâche?
De ce côté-là la démographie de la Chine est un exemple extrêmement enrichissant, tu devrais jeter un coup d'oeil...
Quant à Madagascar, si effectivement tu n'as aucune idée, je te conseille de te renseigner vite avant qu'un posteur malgache ne finisse par passer par là...
Alain Peyrefitte était un grand spécialiste contesté pour ne pas dire autre chose - je ne vais pas aller beaucoup plus loin, mais disons que dans le milieu tout le monde n'est pas convaincu qu'il ait été l'unique auteur de ses livresDucNominoe said:Pourtant dans "l'empire immobile" de Peyrrefit, la Chine est décrite comme pétrifiée dans l'histoire, par les rites. Incapable d'évoluer même dans le domaine militaire.
D'autre part, excellent exemple d'ethno-centrisme: pour nous l'histoire est une évolution, pour la Chine Impériale plutôt des sortes de cycles naturels qui se répètent - à partir de là, effectivement pour nous ça semble pétrifié, mais chez eux, c'est bien différent...
Depuis que les Mongols sont partis de toute façon, la Chine et les chevaux c'est pas trop ça...Joukov said:Et puis l'armée chinoise c'est pas que des archers à cheval, je suis même pas sur que y en avait.
Avant que les différentes bannières mandchouent ne s'essouflent et ne tombent en une sorte de décadence interne, tandis que les unités indigènes devenaient le recours inévitable...Joukov said:L'armée des Qing fin XVIIèm/début XVIIIèm a sus répondre avec efficacité à tous les défis qui s'étaient présentés à elle, c'est ça qu'il faut voir.
C'est Jules Ferry qui ne partagerait pas ton avis s'il t'entendaitDucNominoe said:Je croyais que les anglais puis les français n'avaient eu aucune difficulté à battre les armées chinoises lors de la guerre de l'opium et par la suite.
Si tu uses de déterminisme historique, moi aussi: pour ma part, je réfute l'idée que la Chine serait arrivé au "seuil" dont tu parles, pour des raisons aussi bien sociales que culturelles - en tout cas, n'y est jamais arrivé sous la pression, et fortiori n'y serait jamais arrivé dans un contexte calme sans menace.Mauclerc said:Arrivé au XIXème Siècle, les européens ont franchit un seuil technologique et social (relative stabilisation intérieure) qui leur permet la colonisation, exception faite de l'Autriche-Hongrie qui a des problèmes de minorité. La Chine n'aura pas le temps de l'atteindre et la Guerre de l'Opium, puis celle contre le Japon achèveront de ruiner les espoirs chinois (du moins pendant un temps).
Même avec les invasions occidentales, la Chine n'a pas su en 80 années choisir la même voie que le Japon, et c'est parfois pas faute d'essayer. Elle n'a simplement pas les moyens de se détacher de ses traditions. Faudra plusieurs révolutions et guerre civiles avant que, finalement, elle redevienne une puissance et s'occidentalise superficiellement dans ses "manières"...