Surcouf said:la contre performance dans les alpes est largement a relativiser.
je cite quelqu'un qui parle ici
http://italie1935-45.aceboard.fr/97185-3229-4619-0-attaque-italienne-dans-alpes.htm
Pour faire bref :
lors dela déclaration de guerre, l'Armée du Pô qui fait face à la France (et qui n'est pas plus moderne que les autres) adopte une attitude défensive comme les forces italiennes face à la Tunisie.
Lors de l'effondrement français, Mussolini ordonne une offensive immédiate une semaine avant la fin des hostilités pour prendre des gages territoriaux (après le refus allemand de transporter des troupes italiennes par air sur Lyon et Grenoble).
cette attaque se fait donc sans plan ni préparation. Le moral n'y est pas car les soldats ont l'impression d'attaquer par traîtrise leurs anciens alliés. En plus, il est évident que la paix est proche pour tous, donc l'envie de ne pas se faire tuer prime sur les ordres...
Enfin, il n'y a pas une supériorité en moyens matériels, et cela est plus important face à des fortifications en haute montagne que d'avoir 10 fois plus d'infanterie...
voilà, aussi l'avance en France (prise de Menton et de la ligne de frontière sur les sommets) est déjà un résultat jugé satisfaisant par les officier des unités engagées au vu de ce contexte...
et il rajoute derrière
les français disposaient d'une supériorité d'artillerie manifeste, de positions fortifiées et de la mise en oeuvre de destruction préparées à l'avance qui coupèrent toutes les voies de communication.
Les italiens n'avaient qu'une légère supériorité numérique (250.000 hommes seulement contre 190.000).
Ils ne purent profiter de leur supériorité aérienne du fait de la météo (exécrables avant le 21 juin avec des tempêtes, de la neige, de la pluie..., idem le 23 et 24 juin).
Ils durent engager une offensive sur ordre de Mussolini (ordre donné le 16/06 pour une offensive le 18, repoussée au 19 puis plus tard du fait des délais de mise en place et du mauvais temps... Les plans initiaux étaient défensifs.
Enfin, les attaques italiennes ne furent pas poussées à fond : les italiens attaquent après le message radio de Pétain demandant à cesser les combats, et ne s'attendent pas à des combats sérieux.
Or, les français adopteront une défense à outrance qui surprit tout le monde (les italiens, mais aussi le haut-commandement français et même les allemands...). à plusieurs reprises les combats se poursuivront jusqu'à la dernière minute avant l'armistice le 24/06 voire après.
Une telle défense "sans esprit de recul" n'est concevable que pour un baroud d'honneur, toutes les forces étant en cordon sur une seule ligne, si les italiens avaient percé, ou si les combats s'étaient poursuivis, cela se serait effondré de toutes les façons.
et en prime une carte du dispositif
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si on veu parler de blague je prefere parler de la grece ou de sidi barani mais je ne trouve pas qu'ils ont démérités en 40 en france.
bon, je vais devoir commenter ce post