Frederic III said:
Oui, mais comme Ricky le simule assez bien, elle n'a pas toujours été rentable aux mêmes endroits. Les Caraïbes étaient nettement plus intéressantes que l'Amérique du Nord, au début.
Quant à l'explication de Frakas sur la colonisation anglaise et française comparées, il me semble pourtant qu'il y avait vraiment une volonté politique de la France de se développer en Europe pendant que l'Angleterre, une fois l'Écosse "vaincue", n'avait plus qu'à jouer la carte de son splendide isolement et de la bataille pour la maîtrise de la mer. La France rêvait de domination européenne, mais l'Angleterre était isolée, une sorte de Japon européen. Car le Japon a fait la même chose, à l'ère Meïji.
Pas tout à fait d'accord avec toi sur les causes de la colonisation autant anglaise que française. En france, la période 1520-1610 a été marquée par de grands troubles religieux, les caisses étaient vides suite aux années de guerre en Italie, et les quelques fourures (et émissaires indigènes) apportées par Cartier ne semblaient pas vraiment interresser le roi François. Les quelques trappeurs du XVIème siècle n'avaient pas vraiment pour but d'explorer et de découvrir le continent, jusqu'à Champlain.
De l'autre côté de la manche, les troubles religieux ont été plus ou moins contenus, mais la séparation de l'église vis à vis de la papauté a fait en sorte que lma société anglaise s'est refermée sur elle même, ceux qui n'adhéraient pas à la religion d'état n'avaient pas de droit aux hautes fonctions (à l'heure actuelle, un catholique ne peut pas être domicilé à Downing Street, voir l'exemple de tony Blair). la guerre de corsaires menée sous Elisabeth a fait en sorte qu'une partie de l'amérique du nord soit découverte, les anglais pensant trouver le chemin vers Cathay via le chemin du nord (d'ailleurs Cartier cherchait lui aussi le chemin pour contourner le continent et ainsi obtenir un raccourci autre que le passage par le cap de Bonne Espérance), et Hudson découvrit la baie portant son nom. L'intolérance religieuse et la liberté offerte par les statuts particuliers de la société anglaise (Habeas Corpus et compagnie) font en sorte qu'il est possible d'avoir une autre religion et de vivre tranquillement. Mais les différents courants religieux protestants (je parle de tous les courants religieux baptistes et autres que l'on retrouve à l'heure actuelle aux USA) n'ayant pas réellement de droits civiques, et ben les lascars ont décidés de se barrer de cette terre bien que nourricière, mais sans droits, ce qui donna la Mayflower et les 13 colonies par la suite.
La seconde partie de la colonisation de l'amérique ne commence qu'à partir de la fin de la république (celle de Cromwell), la France quand à elle, bien que le bon roi désirait augmenter ses revenus, ce sont les populations qui n'ont pas voulu partir et changer de vie (tu avais très peu de chances de survivre en amérique du nord au XVIème siècle), en angleterre, la population a voulu changé de vie car là bas, la vie semblait meilleure.
Pour rappel, la fusion des couronnes d'angleterre et d'écosse (donnant par ailleurs l'Union Jack) ne s'est pas réalisée avant le XVIIIème siècle, on ne peut pas vraiment parler que les anglais avaient les mains libres dans leurs iles. Par ailleurs, la fin de la conquête de l'ile d'irlande (commencée vers le XIIIème siècle) a été très acharnée et ne s'est terminée qu'au XVIIIème siècle. On voit encore les traces aujourd'hui avec notamment les nouveaus statuts accordés aux catholiques en Irlande du Nord (catholiques qui sont pourtant majoritaires mais qui n'avaient pas de représentativité juqu'à présent).
Pour la comparaison avec le Japon sou l'ère Meiji, j'ai aussi du mal car les raisons ne sont pas vraiment les mêmes (soit tu acceptais de fait la domination européenne soit tu les combattais), remember Port Artur et la lutte pour la domination en Chine (qui a essayé de combattre la domination européenne sans succès).
Bref, il me semble que l'idée de placer un malus sur les tariffs qui diminue avec le temps simulerait correctement l'attentisme des nations européennes en amérique du nord, à condition que ce malus soit moins important dans certaines régions les rendant plus attractives de fait (caraïbes et amérique centrale et brésil).