Comme on n'est jamais si bien servi que par Google :
AVISO : Bâtiment de la Royale qui servait autrefois à assurer la liaison entre les divers bâtiments.(1)
*(1)Depuis la seconde guerre mondiale le rôle de l'aviso n'a cessé d'évoluer. Actuellement on peut le considérer comme un véritable escorteur (avec un grand rayon d'action), il vient compléter le dispositif de lutte anti- sous-marine auprès des frégates.
AVISO, subst. masc.
MAR. MILIT., vieilli. Petit navire de guerre, léger et rapide, utilisé pour escorter les convois navals, porter des avis, des ordres ou du courrier, et reconnaître la position des vaisseaux ennemis. Expédier un aviso (Ac. 1835-1932) :
1. Quand je fis sa connaissance, il commandait au Pirée un aviso à vapeur, soixante hommes et quatre canons; il traitait la question d'Orient dans la revue de Boston; il faisait des affaires avec une maison d'indigo à Calcutta, et il trouvait le temps de venir trois ou quatre fois par semaine dîner avec son neveu Lobster et avec nous.
ABOUT, Le Roi des montagnes, 1857, p. 17.
2. Au Louvre, je vais voir ces délicats modèles qui montrent aux oisifs les richesses d'un port, je connais l'armement des vaisseaux de haut-bord et la voilure des avisos-hirondelles.
COPPÉE, Poésies complètes, 1865-1908, p. 284.
Rem. Attesté ds la plupart des dict. gén. du XIXe et XXe s. à partir de Ac. 1835.
SYNT. 1. [L'accent est mis sur la fonction spéc. attribuée au bât.] aviso-escorteur (muni d'armes de DCA légère, d'armes anti-sous-marines, d'un hélicoptère et d'engins légers débarquement), aviso dragueur, aviso hydrographe, aviso-torpilleur. 2. [L'accent est mis sur le lieu où le bateau sert] avisos coloniaux (destiné à servir dans les territoires d'outre-mer), aviso de l'école de pilotage.
PRONONC. : [avizo]. Demi-longueur chez PASSY 1914 pour le .
ÉTYMOL. ET HIST. 1772 mar. « petit bâtiment de guerre chargé de porter des avis, des ordres, etc. » empl. comme mot étr. (Abbé RAYNAL, Hist. philosophique des Indes, t. 3, p. 404 ds BRUNOT t. 6, 1, p. 352 : on fut obligé de prêter de l'étranger jusqu'aux « aviso » qu'on envoyait aux Canaries); 1776 « id. » empl. comme mot fr. (Ossun à Vergennes, 25 avr. ds H. DONIOL, Hist. de la participation de la France à l'établissement des Etats-Unis, Paris, 1886, t. 1, p. 422 ds PROSCHWITZ Beaumarchais p. 217 : on savoit qu'il [M. de Pombal] avoit expedié depuis peu un aviso au Bresil et fait partir en diligence deux vaisseaux [...] chargés de munitions de guerre).
Empr. à l'esp. aviso « id. » (1673, J de Avello Valdés y M. de Ayala, Diccionario Maritimo o Prontuario Náutico, Ms. 252-253 de la Biblioteca de Palacio ds GILI), attesté dep. le XIVe s. au sens de « nouvelle » (Amadís de Gaula d'apr. AL.), dér. de avisar, empr. au fr. aviser*. A remplacé patache ou barque d'avis attesté au XVIIe s. (v. JAL2).
STAT. Fréq. abs. littér. : 36.
BBG. BACH.-DEZ. 1882. BOUILLET 1859. BOULAN 1934, p. 63. DUCH. 1967, § 70. GRUSS 1952. JAL 1848. KEMNA 1901, p. 221. LE CLÈRE 1960. WILL. 1831.
TORPILLEUR, subst. masc.
DÉFENSE
A. Vx. Marin, officier chargé de la manœuvre des torpilles. En appos. Officier torpilleur (Ac. 1835).
B. Bâtiment de surface rapide de faible tonnage (jusqu'à 2 000 t) destiné d'abord à poser des torpilles fixes, puis à combattre en lançant des torpilles automobiles. Torpilleur autonome, de défense mobile, d'escadre. C'est un torpilleur qui quitte le port (...) et gagne le large pour aller à Boulogne (...) on crie, on salue. Les torpilleurs sont populaires (A. FRANCE, P. Nozière, 1899, p. 248). On fabriquait avant la guerre de bonnes briquettes, et qui donnaient très peu de cendres: mais elles étaient réservées pour les torpilleurs (BRUNHES, Géogr. hum., 1942, p. 231). Contre-torpilleur*. Bateau-torpilleur (v. bateau I A synt. a).
P. anal., en appos. [Corresp. à torpille2 A 2 b] Avion torpilleur. Avion qui lance des torpilles. Si l'on excepte le Bismarck, qui était déjà désemparé à la suite d'une attaque d'avions torpilleurs, on doit remarquer que dans aucun de ces combats il n'entra d'aviation navale dans la composition des forces engagées (LE MASSON, Mar., 1951, p. 16).
C. Au fig., fam. [Corresp. à torpille2 A 3] Celui qui pénètre et attaque un groupe de l'intérieur. (Ds ROB.).
Prononc. et Orth.: []. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1. 1872 « marin spécialisé dans la manœuvre des torpilles » (LITTRÉ); 2. 1876 bateau-torpilleur (P. MERRUAU ds R. des Deux-Mondes, 1er mai, p. 169 ds LITTRÉ Suppl.); 1890 torpilleur (Lar. 19e Suppl.). Dér. de torpiller*; suff. -eur2*. Fréq. abs. littér.: 30. Bbg. KEMNA 1901, p. 100.
CONTRE-TORPILLEUR, subst. masc.
Bâtiment de guerre rapide et puissamment armé dont la fonction est de protéger les escadres contre l'attaque des torpilleurs et des sous-marins :
À gauche de la vieille darse, à Toulon, en face de la carène grise de la Belle-Poule, de l'autre côté des cabanons où dans la nuit des temps il y avait les forçats, c'est là qu'aujourd'hui on amarre les contre-torpilleurs. Ils dorment bien sagement, attachés à de vieux canons fichés en terre; et très bas sur l'eau, avec leurs cheminées courtes, leurs petits espars de rien du tout, leurs câbles maigres, ils ont l'air de gros poissons malades auxquels un méchant enfant aurait piqué sur le dos des bobines à dévider et des aiguilles avec leur fil.
MILLE, Barnavaux et quelques femmes, 1908, p. 45.
Prononc. et Orth. : []. Ds Ac. 1932. Cf. contre-. Étymol. et Hist. 1890 (Lar. 19e Suppl.). Composé de contre-* et de torpilleur*. Fréq. abs. littér. : 23.