unmerged(43599)

Pontifex Maximus des AAR's
Apr 26, 2005
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Et Rome devint une République...
Auteur(s) : Thierry Piel , Bernard Mineo
Editeur : Lemme edit (Les éditions Maison)
Nombre de pages : 120 pages
Date de parution : 20/10/2011


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Parmi les grands événements de l'histoire romaine, l'année 509 av. J.-C. se détache tout particulièrement. L'exil, cette année-là, de Tarquin le Superbe, roi réputé tyrannique, ouvre une nouvelle ère pour les Romains, celle de la res publica libera (république libre). S'il est à peu près certain qu'à la fin du VIe siècle av. J.-C. un nouvel ordre se dessine dans la Cité, l'enchaînement des événements rapportés par les Anciens est douteux. Ce fascicule tentera de décrypter les mythes et reconstructions littéraires qui ont obscurci cet épisode fondamental de la très ancienne histoire de Rome avant de proposer un panorama historique de ce qui permit aux Romains de passer de l'imperium des rois étrusques à celui des consuls républicains.


"C'est une Rome libre dont je vais maintenant retracer l'histoire politique et militaire, sous des magistrats élus pour un an, et sous des lois dont l'autorité est supérieure à celle des hommes. Cette liberté était un bien particulièrement appréciable après la tyrannie du dernier roi. Car ses prédécesseurs ont exercé le pouvoir de manière à mériter, tous autant qu'ils sont, d'être comptés comme fondateurs de Rome, [...], et il est incontestable que ce même Brutus, qui eut la gloire de chasser le tyran, aurait fait le malheur de Rome en se passionnant prématurément pour la liberté et en arrachant le pouvoir à l'un des rois précédents."
Tite-Live (II, 1,1-3)


:closedeyes: Personnellement, je le recommande, c'est un bon livre.
 

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Pontifex Maximus des AAR's
Apr 26, 2005
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En parlant de livres, je me suis décidé, il y a peu de temps, d'en lire un peu (beaucoup) plus que d'habitude ... Et oui. Cela me permettra comme cela de paraitre moins stupide que quand je répondais que le dernier livre que j'ai lu, c'était Gaston Lagaffe (même si c'est de l'excellente lecture) ... Je ainsi pouvoir faire des phrases du style "Tout a fait, l'intrigue manichéen de l'histoire est gargantuesque, ce mélange de surréalisme et de parnasse, est tout simplement homérique." ... Ca pète, hein ?! ^^

C'est ainsi que j'ai pris l'envie de commencer la lecture "Des maîtres de Rome" ... Romans de l'écrivaine australienne Colleen McCullough ... Le sérieux de la recherche historique dans ses romans sur Rome a conduit la Macquarie University à la nommer docteur ès lettres en 1993 ... Pour le fan d'Histoire que je suis, je me suis dis que lire ses livres me paraîtrait moins chiant (oups, un gros mot) que de lire du Molière ... Ou du Shakespeare ... Ou encore du Beethoven ... Comment ça il n'est pas écrivain ? ... Je ne savais pas ... Comme quoi, c'est bien la preuve que je dois lire plus de bouquins ...

Pour vous montrer que je lirai bien ces romans, je vais vous donner mon point de vue concernant l'histoire, la façon que c'est raconté, si je l'ai aimé ou si je ne l'ai pas aimé ... Je vais faire mon critique littéraire du dimanche ...

Il y a plusieurs tomes concernant "Les maîtres de Rome" :
-------- L'amour et le pouvoir : Je l'ai lu. Pas mal comme livre, bien qu'il y a plusieurs choses qui m'ont fait assez chiés. A savoir, le faite que lors des dialogues, Colleen se trompe souvent, il y a un mélange ou une intervention qui manque car on ne sait plus qui parle ... Le faite de lire encore et encore que Marius ne savait pas lire le grec, à force, on le sait (c'est même à se demander si ce n'etait pas cela le vrai message important du roman) ... Le faite que les Romains n'étaient pas très orignaux question nom et prénom, il y a plusieurs Caius Pupus Ficus, l'un est le père, un homonyme c'est son fils ainé, et un autre homonyme c'est un cousin, le bordel ... Le faite que Colleen utilise les derniers prénoms alors que dans le livre, les "personnages" utilisent les premiers prénoms, c'est ainsi qu'un Caius Pipus Ficus Anus, est appelé Ficus Anus par Colleen et Caius Pipus dans les dialogues entre personnages, ce qui rend encore plus difficile de savoir qui parle exactement ... Mais sinon, ca va, c'est plaisant (enfin, pour moi).
-------- La couronne d'herbe : Je l'ai lu. Même critique que le précédent mais ca va mieux. Colleen ne se perd plus trop dans les détails. Par contre, c'est un vrai casse tête avec les noms des personnages. Surtout avec ceux qui ont quatre noms. Colleen parle d'eux avec les deux derniers noms alors que les autres personnages s'appellent par les deux premiers noms. Il faut une certaine souplesse pour savoir qui est qui exactement. Ce que je n'aime pas trop, c'est le favoritisme dont bénéficie le jeune César (le fameux Jules qui portait pas d'falzar). En effet, c'est encore un gamin mais il est plus intelligent que tout le monde, il fait des trucs que même des vétérans arrivent à peine a faire. On voit trop l'amour que porte Colleen à César. Comme par exemple, la description des "futurs adversaires" de César sont décrits avec des vices, montrant ainsi qu'ils étaient déjà "pourris" et que c'est normal donc qu'ils s'opposent au grand J.C.
-------- Le favori des dieux : Pas encore acheté (je vais devoir attendre "longtemps" car je ne sais plus que l'avoir sur des sites comme "ebay", d'occasion et avec un prix supérieur à 50 euros, non merci).
-------- La colère de Spartacus : Le titre est assez mal trouvé car cela parle certes de Spartacus, mais aussi de Sertorius (le gars qui a fuit en Hispanie pour y former une révolte suite à la prise de pouvoir de Sylla à Rome). C'était assez intéressant de voir traiter une partie de l'histoire romaine si peu racontée. En gros, cela raconte Sertorius qui fait des soucis en Hispanie, le gouverneur sur place (Quintus Cæcilius Metellus Pius) mais Rome n'envoit pas de renfort car l'un des consul, Marcus Aemilius Lepidus (père du Lepidus qui formera le second triumvirat), fait aussi sa révolution en Italie, et ce, avec l'aide d'un certain Brutus (le père du futur assassin). Finalement, Pompée arrive, écrase Lepidus et tue en "secret" Brutus, puis arrive a convaincre le sénat de l'envoyer écraser Sertorius. Mais il se fait mettre une belle "bip". Finalement, on voit le changement arriver petit à petit chez Pompée, enfin il réussit à avoir un peu de maturité. Il passe du "gamin prétentieux qui doit tout à son défunt mais très riche papa" au "général compétent mûr et respectueux". Par exemple, il traitait de "vieille grand-mère" le gouverneur Pius, par la suite, il fera en sorte de faire reconnaitre au sénat que c'était une victoire commune. Et oui, Sertorius est mort de la main de Marcus Perperna Vento (l'un des lieutenants de Lepidus, le consul rebelle, qui a réussit à fuir l'Italie). Pendant ce temps, Spartacus fait des siennes en Italie, on voit Crassus tenter d'avoir un triomphe mais Pompée (qui revient de la péninsule) écrasse les fuyards, ce qui empêche Crassus d'obtenir le triomphe. On peut voir par la suite la "haine" se former entre les deux hommes (Crassus et Pompée), mais c'est assez logique, les deux ayant des personnalités incompatibles et si opposé (l'un radin, l'autre frivole).
-------- Jules César, la violence et la passion : Ici, c'est limite si on ne doit pas se demander si le livre ne fut pas fait juste pour casser du sucre sur Cicéron. Car si tu lis le tome, tu vois que Colleen (celle qui l'a écrit) fait passer Cicéron pour un péteux, un "clodo qui a gagné au loto une petite somme d'argent mais qui se voit maître du monde", un mythomane. Je m'attendais à mieux. J'avais espéré pouvoir en savoir plus sur Catilina et sa conjuration mais non. Tout ce qu'on voit, c'est Cicéron courir dans tout les sens, telle un alcool racontant qu'il a vu une licorne en face d'un magasin de chaussures. En dehors de cette "pseudo conjuration", on voit César se rendre indispensable auprès de Pompée et de Crassus, on sent venir la future alliance politique entre ces trois là.
-------- Jules César, le glaive et la soie : Ici, on voit la montée en puissance de César. Il commence a devenir non plus un "lien" entre Crassus et Pompée, mais un "contre-poids". Il commence à se faire des partisans mais aussi, des sbires qui l'aideront surement dans les prochains tomes à "prendre le pouvoir" (tel que Clodius). Mais surtout, on voit sa mégalomanie arriver et s'affirmer. Tout comme la haine des autres politiciens envers lui (ici, ce n'est plus des petites querelles, César a définitivement franchit la ligne jaune, le stade de "non retour"). Bien entendu, ses adversaires sont vus et décrit comme des "pauvres cons haineux", tout comme les nouveaux amis qui deviendront ses adversaires dans le futur (tel que Labienus qui ira rejoindre le camp des républicains lors de la guerre civile, Colleen le fait passer pour un salaud qui ne pense qu'à sa pomme, surement pour sous entendre qu'aucune personne "bien" ne peut se retourner contre César).
-------- La conquête gauloise : Pas encore acheté.
-------- César Imperator : Je l'ai acheté mais je ne le lirai pas encore.
-------- César et Cléopâtre : Pas encore acheté.


Petit coup de gueule contre la librairie où j'ai acheté le roman "Le glaive et la soie". J'avais demandé le tome numéro deux des "Maîtres de Rome". J'ai eu certes un numéro deux mais celui de la seconde sage. Colleen a fait deux "séries", moi je m'attendais a avoir le deuxieme tome de la premiére série (à savoir, "La couronne de'herbe"), mais j'ai eu le premier roman de la seconde série ... Bon d'accord, j'allais aussi l'acheter mais je devrai attendre la semaine prochaine avant de pouvoir aller commander le roman que je voulais, et surement encore une semaine avant qu'ils ne le recoivent ... Ca me dégoute, snif snif (ouais, j'adore pleurer pour un rien) snif snif ...