Oli le Belge said:Moi, j'ai toujours douté du caractère "scientifique" de l'Histoire...mais évidement, je ne peux pas nier la "démarche scientifique" que nous prenons.
Tout dépend de la définition de scientifique que l'on retient. Comme le souligne fort justement Cat, je pense qu'elle dépend souvent d'une lecture très optimiste des sciences «dures», à laquelle il manque peut-être un peu de réflexion sur la façon dont elles se construisent. Bien sûr, le principal problème des sciences humaines, c'est qu'elles s'intéressent à des objets «réflexifs»: la gravité ne dépend pas du nom qu'on lui donne, ni du modèle explicatif qu'on y appose, pour fonctionner. Par contre, les hommes et les femmes réagissent aux explications qu'on prétend apporter de leur propre comportement. Enfin, dans les deux cas, ces objets de connaissances se doivent d'entrer en relation avec un ensemble de concepts problématiques destinés à définir ce qui est observé: «vrai», «faux», «réel», «fait», «connaissance». etc