Midomar said:
C'est bien là où le bas blaisse.
Si l'Espagne passe à un roi autrichien, pourquoi voudrais-tu qu'il s'appelle Philippe ?
Tu ne veux quand même pas que je code EU3 bis ? Dans le comportement que je présente, il serait alors possible de récupérer les monarques du pays qui obtient la suzeraineté (plus facilement que dans EU2 qui oblige à les écrire en dur pour toutes les dynasties alternatives, forcément ça limite l'imagination...) et endormir les monarques historiques (comme les events).
Midomar said:
Comme tu l'as dit plus haut.
A partir du moment, où tu fais des pays "intelligents" qui font du "possible" le jeux ne peux pas rester "historique" plus de 50 ans.
Sauf s'il est possible d'emprunter des chemins de traverse qui poussent les pays IA à revenir à la référence historique. On peut appeler ça des pirouettes mais c'est exactement le cas de cette Grande Bretagne formée par l'Ecosse. Tout dépend de la latitude laissée au possible par rapport au plausible.
Ce qui est intéressant, c'est de voir la Grande Bretagne se comporter comme elle l'a fait ou au moins essayer si les conditions s'y prêtent. Le comportemental serait alors une réaction à un changement des conditions qui oblige à s'écarter du pur historique mais qui le garde toujours en référence pour y revenir dès que possible.
Avec un système de ce type, l'IA serait capable d'analyser les "déviances" des autres pays. L'IA se policerait alors elle-même pour chaque pays en interne et en global entre les pays. Ca laisse le joueur libre de ses mouvements jusqu'à un certain point, celui jugé trop "déviant" par rapport à ce qui "devrait être" et devant amener une correction coordonnée sans tomber tout de même dans le couperet d'un mécanisme BBwar aveugle.
Pour prendre un exemple, l'Autriche se retrouve en guerre contre une Pologne qui déborde un peu. Dans son comportement, l'Autriche n'a (supposons pour l'instant) rien à faire dans cette zone, on peut supposer qu'elle ne demandera pas une province polonaise en cas de victoire mais préfèrera une demande d'argent importante ou certaines provinces non polonaises qui l'intéressent bien plus (et pas uniquement d'un point de vue économique ou warscore) ou qu'elle relâchera en vassal ou demandera de restituer à son "légitime" propriétaire (un petit germain ou la Bohême par exemple...).
Si la Pologne est jouée par un humain, ce ne sera peut-être pas l'Autriche seule qu'elle prendra sur le coin de la figure mais une alliance/coalition "défensive" entre des pays germaniques, l'Autriche, la Russie et éventuellement la Suède.
L'Empire Ottoman pourrait alors en profiter en voyant un répit avec l'Autriche et s'occuper mieux de la Perse (et développer sa branche d'événements historiques qui peuvent coller) ou frapper l'Autriche dans le dos pour se rapprocher de sa propre référence, quitte alors à entrer en conflit par ricochet avec une Espagne soucieuse du destin de l'Autriche (mais également avec les Etats italiens à commencer par Venise) et occupée par ailleurs à surveiller les ambitions de la France et de l'Angleterre... qui pourront analyser la situation et en tirer avantage selon leur propre comportement/référence (aller voir un peu plus près de la rive gauche du Rhin pour la France et viser la supériorité maritime pour l'Angleterre). Si ça tombe bien, on peut retrouver la bataille de Lépante, ou Drake dans ses exploits. Sinon, on fait l'impasse mais le but n'est pas de voir les événements historiques à tout prix, c'est de rencontrer ceux qui collent. Et comme l'IA sera encline à coller à son "destin", ça facilite.
Un système comme celui-là serait tout aussi intelligent et, sans reproduire l'Histoire à la virgule près (ce qui est inintéressant au possible au demeurant), il resterait des tendances et des personnages qui peuvent continuer à évoluer dans un cadre aux contours flous mais assez bordés (pour que ça ne vire pas au n'importe quoi) pour une certaine inertie dirigée mais pas figée, une sorte de main invisible où le joueur peut jouer le trublion mais peut-être pas aussi facilement qu'avec EU2.
En fait je me rends compte que ce n'est pas de diriger mon pays qui m'intéresse en premier mais de le piloter dans ses "frottements" subis ou voulus avec les autres...
Un Pachifiste sera pépère (pléonasme, je sais...) parce qu'il ne risque pas de froisser ses voisins sauf s'il est dans le collimateur du méchant voisin.
Un Opportuniste pourra sauter sur les occasions mais uniquement les "bonnes", sinon ce ne sera peut-être pas une si bonne affaire que cela au final.
Un Optimisateur aura toujours de quoi faire mais l'exercice aura ses limites. On doit pouvoir optimiser une défaite.
Un Rôliste sera aux anges mais il aura intérêt à garder les pieds sur terre pour jouer son rôle, justement.
Un membre du SGB sera toujours content de taper contre un mur résistant mais capable de se déformer, ça défoule.
J'oublie quelqu'un ?