Bon, finie a bouderie, le gars Boultan, respectueux (à défaut d'être convaincu) des explications belgo-québecoise, touché par la solidarité de la moitié de l'assistance de ce forum (ça fait minimum 4 gusses !), satisfait d'avoir identifié le gommeur de vannes papistes (qui agissait en sous-main sur ordre d'un de mes supérieurs hiérarchiques, ce qui, en ces temps de plan social et de soupe populaire, force le respect et l'obséquiosité), bref, le gars Boultan revient spammer joyeusement en français, et décide par ailleurs, illico presto, de cesser de parler de lui à la troisième personne tel un vieil acteur bellâtre sur le retour. Dont acte !
1599 - 1649 : Etripons dans la joie, la bonne humeur, et le respect du modérateur !
A son arrivée en 1618, Grégoire XV, fulminant des refus répétés de Venise de rejoindre notre royaume, songe, comme Pius V 15 ans plus tôt, à se calmer les nerfs sur l'Ottoman. "C'est vrai que c'est bien l'Ottoman : l'eusses-tu cru l'ami, ça fait moins de manière pour se faire tailler en pièce que pour bouloter un bon salami !". Et puis ça a le bon goût de rester à la traîne techniquement parlant (pensez, ces attardés en sont encore au croissant-boomerang biseauté alors que nous inaugurons nos premiers bataillons dotés de pistolets cruciformes à osties chercheuses). L'assaut est lancé en 1621 et prend à revers nos ennemis empêtrés dans un conflit avec des Chevaliers pleins de fiel. Nous attaquons les forces turcs aux belles bacchantes, bloquant une cabale bancale de soldats balkans en cabans, lesquels, bâclant leur cavale accablante, galopaient en grelottant et en grattant leur glotte pleine de gale dans un râle guttural et glaçant. Nous poussâmes même jusqu'en Moldavie et à Istanboul, tentés un instant de réunir à l'occasion Rome et Bysance dans un seul et même royaume. Sentant sa dernière heure arriver en même temps qu'une forte odeur dans son pantalon, l'Ottoman nous livre dès 1623 la Serbie, la Bosnie, le Kosovo, Raguse, Hellas et l'Anatolie, ainsi qu'un esclave expert en massage divers et variés, l'eunuque Tamer, très apprécié d'Urbain VIII. Curieusement, personne ne profita des révoltés qui tentèrent ça et là de secouer le joug ferme de notre autorité très chrétienne pour nous déclarer la guerre. La terreur que nous inspirons est telle que la Bavière tombe dans nos bras en 1634 ! C'est toujours ça que les protestants n'auront pas ! Et cela compense un peu la peine d'Urbain, éconduit par Tamer lors d'une violente esclandre rectale. Urbain fut d'ailleurs plein de pudeur et ne glosa pas dans le dos de l'eunuque, suivant l'adage célèbre : Ne dis mot des râteaux quand ta bile est échauffée, tes mots pourraient dépasser ta pensée.
Enfin, enfin, en mai 1642, Venise se dissoud dans notre état, entraînant sa Krain et son Corfou dans son sillage. En plus, un bonheur n'arrivant jamais seul, notre chef diplomate, brittanique mais néanmoins sympathique, nous annonce que nous sommes considéré à travers l'Europe comme des "miserable scums", ce qui, sauf erreur, se traduit à peu près par "charmants voisins, passez donc boire l'apéro un de ces soirs, on fera péter la Suze et les caouètes".