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Polak

Léonard devint ch'ti
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Sep 24, 2001
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Originally posted by Patriote
Troisième extrait: Un pour tous... Tout pour moi!

Dire que c'est cet avorton de Polahk qui recevra tout le mérite... Pathétique."

Allons, 1 m 82 pour 80 kg (enfin j'espere pour le poids):(

:D :D :D :D :D
 

unmerged(5184)

Démon blond
Aug 3, 2001
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Cette histoire est purement fictive. Toute ressemblance quelconque avec un personnage réel n'est que pure coïncidence. :D

Au fait, je savais pas trop ce que avorton voulait dire au moment d'écrire le dernier extrait... Donc, j'suis allé voir dans le dictionnaire il y a quelques minutes, et j'ai trouvé: "Être chétif et mal fait". Que dire de plus? :)


Suite dans les prochaines 48 heures.
 

unmerged(5184)

Démon blond
Aug 3, 2001
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Quatrième extrait: Un virage à 360°


Vers 1515, Feschen sentit la lassitude le gagner. Depuis la campagne victorieuse de Clèves, rien ne se produisait. Un poids invisible semblait sans cesse l'oppresser, le privant ainsi de l'énergie nécessaire à la relance de son royaume...


Extrait du journal intime de Feschen, 19 juin 1518:

J'ai le coeur rempli de joie. Vraiment. Ça fait six mois, et je suis toujours tout aussi enchanté par l'arrivée sur mes terres d'un explorateur. Ce colonel Rhein est venu me voir au milieu du mois de janvier, me disant qu'il était prêt à s'emparer de nouveaux territoires au profit de Sa Majesté. "Imbécile heureux, que je lui ai répondu. Que veux-tu explorer? On est en plein milieu de l'Allemagne; d'un côté, il y a la France, et de l'autre, la Russie. Tu vas aller où comme ça, en plein milieu de Rome? On rit de moi. Il y aurait toujours l'Amérique, mais encore là, on ne possède pas de bâtiments, et même pas d'accès à la mer. Tu vas y aller comment, à la nage? (Levant le poing vers le ciel.) Vous allez me payer ça un jour!" L'explorateur n'est plus revenu me voir de son vivant.

Et il y a toujours ce prêt qui assêche sans cesse nos finances. On me demande de payer 3,5 ducats mensuellement; c'est à peine si ça représente mes revenus annuels... Et cet imbécile de roi, Philipp I, qui dit que tout va bien; c'est ça, pitoyable personnage, c'est utile de marier sa 26ième fille à un prince de Toscane alors qu'on est même pas capable de payer ne serait-ce qu'une forteresse sur notre propre territoire. Sans moi, il serait probablement pendu par les pieds à l'heure qu'il est. Petit pays insignifiant.


Le prêt fut finalement chose du passé en 1522. Cette date marqua un renouveau au sein du gouvernement de Hesse; une nouvelle alliance avec Cologne, le Palatinat, Thuringe et Baden fut convenue en 1524, puis des legal counsel furent promus à Munster et à Clèves de 1530 à 1533, et enfin, on entreprit à partir de 1536, et ce, jusqu'en 1545, un important programme de fortifications des principales villes du landgravat, c'est-à-dire Clèves, Munster et Kassel. En 1537, le pays forgea une nouvelle alliance, cette fois-ci avec Cologne et le Palatinat. Se demandant quoi faire ensuite, Feschen, comme toujours, demanda conseil auprès de son fidèle conseiller...

Feschen: "Mon brave Apwebe, je désire fortement annexer l'Anhalt saxon, afin de m'approprier leur académie des Beaux-Arts._.. Est-ce que le risque en vaut la chandelle, ou peu importe ce qu'est l'expression?"
Apwebe: "La décision, votle Honneu', vous levient, comme toujoul".
Feschen: "Ça me semble une suggestion éclairée. Je vous remercie infiniment, Apwebe."

C'est ainsi que le 23 août 1544, Hesse, en compagnie de ses alliés (Cologne et Palatinat), déclara la guerre à la Saxe, alliée à Thuringe. Prenant les troupes de Philipp I de vitesse, une troupe d'invasion composée de Thuringiens et de Saxons mit le siège devant Kassel (en Hesse), mais une maladie qui se propagea parmi les combattants fit de cette armée une proie facile à la division du roi Philipp I, qui bien qu'inférieur en nombre, les vainquit sous les murs de la capitale, Kassel, en février 1545. Au même moment, Thuringe fut assiégée par une armée palatine, qui s'empara de la ville; l'Électeur contraignit les Thuringiens à accepter la paix en retour d'une forte somme d'argent. Ils envahirent ensuite la Saxe (et du même coup, la capitale, Dresde), pendant que les troupes de Philipp I mirent le siège à Dessau, en Anhalt, après une nouvelle victoire face aux Saxons du duc Moritz. Le duc, pris au piège, fut forcé de se rendre en Hesse où il fit le siège de la ville avec les débris de son armée (20000 hommes). Dresde tomba en avril 1545, puis ce fut le tour de Dessau, le 29 septembre. Voici un aperçu de l'euphorie qui s'empara de Feschen au moment de la chute de la ville, consacrant son succès...


Extrait du journal intime de Feschen, 3 octobre 1545:

!%"%$&?%!$*&%"$&?%"$!!!!!! Sacrament! Bâtard, mon armée était là, à l'intérieur de la ville! Tout ce qu'il me fallait, c'était d'envoyer un messager au duc Moritz, qui n'aurait eu d'autre choix que de me céder la province d'Anhalt, avec l'Académie qui s'y trouve. Deux jours, tout au plus. Je la tenais enfin, la victoire tant attendue. Et au moment où je m'apprête à fumer le calumet de la paix, on m'annonce que le Palatinat a signé la paix avec la Saxe en retour d'une forte récompense, et ses troupes se retirent désormais de Dresde. J'aurai à capturer la ville à nouveau. Et ce n'est pas comme si c'était fait; non, d'un côté, j'ai "juste" une armée de 20,000 hommes commandée par un des meilleurs généraux d'Europe qui assiège ma capitale et coupe ma retraite, et de l'autre j'ai une forteresse presque inexpugnable. Et pendant ce temps, les Thuringiens se construisent une armée invincible, et l'armée de Cologne, forte de 13 000 hommes, refuse de bouger, effrayée des représailles. Et pourtant, tout va bien! Je suis parfaitement calme! Calvaire.


Ce retournement de fortune se révéla malheureux pour l'armée du roi Philipp I, qui vit impuissant sa capitale tomber sous l'action combinée des Saxons et des Thuringiens. Abandonnant le siège de Dresde qui ne menait à rien, il rencontra les armées coalisées en Anhalt où il fut impitoyablement vaincu. Il fut poursuivi en Hesse, et vaincu de nouveau. Il fut poursuivi jusqu'à Munster, et vaincu de nouveau le 5 avril 1547.

"C'est uniquement de la faute du roi", déclara aussitôt Feschen lors d'une conférence de presse.

Après une guerre longue et impitoyable, lors de laquelle les Saxons infligèrent de multiples défaites à l'armée de Philipp I sans toutefois parvenir à capitaliser sur les opportunités qui leur étaient offertes de mettre fin à la guerre, les deux parties s'entendirent finalement sur une paix durable. Toutes les conquêtes faites par l'un ou l'autre des bélligérents était de ce fait rétrocédées; par ailleurs, Hesse s'engageait également à dédommager la Saxe de 39 ducats, à titre de réparation. L'issue décevante de cette guerre longtemps espérée plongea Feschen dans une peine indescriptible.


Apwebe: Vous n'oubliez pas quelque chose, maître?
Feschen, impatient: Quoi, Apwebe?
Apwebe: Vous avez fait un emprunt de 200 ducats durant la guerre.

...

Témoignage d'Apwebe, quelques semaines plus tard: Jamais de mon vivant n'ai-je entendu de propos aussi grossiers.
 

unmerged(5184)

Démon blond
Aug 3, 2001
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Quatrième extrait: Il ne faut jamais lancer la serviette avant de l'avoir tuée


Les récents évènements n'avaient en rien amélioré le moral de Feschen. Son échec face à la Saxe l'avait mis dans une folle colère, et sa convocation au palais du roi Philipp I, en 1556, ne lui annonçait rien qui vaille...

Philipp I: Vous aviez promis à mon prédecesseur, Wilhelm I, la gloire et le prestige. Jusqu'à maintenant, tout ce que vous nous avez procuré, ce sont quelques parcelles de territoire et des dettes. Beaucoup de dettes. J'ai remarqué, par le fait même que depuis quelques années, nos profits tendent à diminuer. Qu'est-ce qui arrive avec notre argent?
Feschen: Des circonstances incontrôlables, votre Majesté. Comme vous le savez peut-être... probablement pas, en fait... mon collaborateur Apwebe est décédé il y a de cela plusieurs années. Pour le remplacer, j'ai nommé son fils, Apwebe Jr. C'est un homme de grande valeur, alliant toutes sortes de qualités exceptionnelles. Il n'a qu'un défaut, toutefois; il est gourmand. Très gourmand. Il mange tout ce qui lui tombe sous la main. Inutile de vous dire qu'il a pris quelques livres dernièrement.
Philipp I: Pourquoi ne nous en débarrassez-nous pas?
Feschen: Sa présence à mes côtés est essentielle; votre Honneur. Ses conseils sont aussi éclairés que ceux de son défunt père. Je ne vois pas ce que je pourrais accomplir sans lui...

Il était désormais important pour Feschen de regagner l'estime de son suzerain. Pour ce faire, il avait un plan bien précis...


Extrait du journal intime de Feschen, 20 mars 1558:

"C'est fait... Le prêt a été remboursé, je peux de nouveau me consacrer aux choses sérieuses. L'expérience m'a apprise que je ne peux faire confiance à n'importe qui pour diriger mes armées. Le général Rhein a lamentablement échoué; et comment en aurait-il pu être autrement? C'est impensable de marquer l'histoire durablement avec un nom comme Rhein! C'est quelque chose que j'ai dans le bas du dos, juste au-dessus des fesses; pas un général dominant qui intimide et vainc ses ennemis sans répit ni relâche. Par conséquent, j'ai besoin de sang neuf; j'ai besoin de quelqu'un sur qui je peux compter à la tête de mes armées. La défaite est inadmissible; c'est comme embrasser une grand-mère édentée."


Pendant deux ans, donc, Feschen s'expatria donc de son pays adoptif et parcourut l'Allemagne en quête d'un général compétent, qui pourrait mener ses armées à la victoire. Ses pas le menèrent en Autriche, dans un château sombre près de Vienne. Il fit là la rencontre d'un descendant d'une célèbre famille de nobles autrichienne, les Vehp. Ils s'étaient fait une réputation de cruels hommes de guerre en pillant et en exterminant les rebelles du petit royaume autrichien. Récemment, un membre de la famille s'était démarqué pendant la guerre, à tel point qu'on le surnomma affectueusement "le bourreau des Français". C'était son fils, Vehp XXXVII, qui occupait désormais le château.

Après maintes tergiversations, Feschen parvînt à convaincre le dit Vehp XXXVII à se joindre à lui et à participer, ainsi que ses descendants, au triomphe futur de Hesse. Le noble autrichien ne lui opposa qu'une seule condition...


Vehp: Vous savez, m'sieur Feschen... J'aime bien l'argent. Je me roulerais dans l'argent toute la journée si j'en avais suffisamment; alors je vous dis ceci. Je me joindrai à vous uniquement si vous me permettez de piller et de taxer sans relâche les populations vaincues, les humiliant, les mettant à genoux et les privant ainsi de toute opportunité de redevenir prospères un jour.
Feschen: C'est de la musique à mes oreilles, monseigneur. Vous commencez quand vous voulez.

C'est ainsi que, fort de cet appui, Feschen ne perdit pas de temps et déclara, le 27 février 1562, après un recrutement sommaire, la guerre à Cologne, ville avec laquelle Hesse était alliée à peine quelques années plus tôt. La guerre fut féroce; tandis que le gros des troupes de Cologne (13 000 fantassins) traversait le Rhin et établissait un siège à Munster, le gros des troupes de Hesse, regroupées sous le commandement de Vehp XXXVII, traversa le Rhin en sens inverse et, après avoir vaincu une milice fraîchement levée, débuta le siège de la puissante cité.

C'est Munster (Hesse), dont les fortifications avaient été éprouvées par la guerre contre la Saxe, qui tomba la première, le 6 juillet 1562. Ne perdant pas de temps, l'armée de Cologne parvînt le même mois à atteindre la ville de Clèves, qui fut elle aussi violemment assiégée. Clèves était mieux fortifiée, toutefois, et les attaquants ne purent s'emparer de la ville. Ce fut donc une véritable guerre d'usure qui s'engagea. Pendant que les défenseurs de Clèves résistaient âprement et ne semblaient vouloir céder, les défenseurs de Cologne montrèrent les premiers des signes de faiblesse; voici les réactions de Feschen au moment où la victoire semble vouloir se pointer à l'horizon...


Extrait du journal intime de Feschen, 6 janvier 1563:

"!"&$%?!"?!"$&?%!"$!!!!!!!! Bondance! Qu'on vienne me dire, après ça, que ce n'est pas une punition divine qui s'abat sur moi! Je pouvais goûter à la victoire, elle était là sous mon nez, sans que rien ne semble vouloir s'y opposer... Rien, pas même la nature; rarement l'Europe a-t-elle connu d'hiver aussi chaud. Toute l'Europe? Non, évidemment. Il a fallu que la ville de Cologne connaisse l'hiver le plus froid de son histoire. C'est ainsi que depuis quelques jours, les soldats de mon général Vehp meurent de froid dans la neige, et tentent des assauts désespérés, se disant qu'il vaut mieux mourir au combat que dans le froid. Belle mentalité pour mes combattants... Et, pendant ce temps, juste de l'autre côté du Rhin, à quelques kilomètres à peine (on voit la fumée!), il y a des pommiers sous les murs de Clèves. Venez me dire, ensuite, que tout cela est simplement une coïncidence!!"


Les armées de Vehp XXXVIII tînrent toutefois bon, et reçurent des renforts que Feschen dût s'offrir à grands frais. Les derniers défenseurs de Cologne, persuadés que la situation était finalement sans espoir, capitulèrent enfin, le 18 février. L'armée ennemie, n'étant pas parvenue à s'emparer de Clèves, fut battue à plusieurs reprises et forcée à déposer les armes, scellant ainsi le sort de la fière ville, qui fut annexée à Hesse le 25 juillet 1563. La ville et ses environs fut par la suite convenablement pillée et ses habitants déportés, conformément aux souhaits de Vehp XXXVII.


Extrait de l'autobiographie de Vehp XXXVII,
10 étapes pour faire de l'argent rapidement:
"Nous faisons ça pour leur bien, même s'ils ne s'en aperçoivent pas encore. En les privant de leurs richesses à notre profit, nous servons les intérêts des deux communautés; nous faisons ben d'l'argent, et nous semons les fruits de leur éventuelle prospérité. Et il ne faut pas oublier que nous leur apportons la civilisation... On oublie souvent d'en parler, mais ça demeure néanmoins un point important."
 

unmerged(5184)

Démon blond
Aug 3, 2001
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Résumé (puisque je ne peux toujours pas inclure d'images) :(


Provinces: 4 -> Hesse, Munster, Clèves et Cologne (vous pouvez voir sur la carte plus haut)
Marchands:
-4 en Flandres
-4 au Mecklembourg
-Les Pays-Bas se sont formée en Oct. 1556, et comprennent la Hollande, la Frise, le Hague, la Zélande et les Flandres.
-La France connait plusieurs succès; elle a atteint ses frontières modernes (aux dépends de l'Espagne) et possède quelques provinces (isolées) en Allemagne.
-L'Empire ottoman a été vaincu en début de partie et peine à se remettre sur pieds.


Ça fait le tour... Commentaires, opinions et menaces de mort sont toujours les bienvenues... ;)
 
Dec 20, 2000
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Y'a pas à dire, les histoires difficiles sont quand même plus intéressantes que les conquêtes faciles...

PS: C'est le deuxième CRP politiquement non correct que je trouves sur ce forum... Y'a concours???

RePS: J'aime beaucoup l'idée du CRP!!!

ReRePS: Non, je ne suis pas français, et je ne suis pas un groupie d'Allgood!!!
 

unmerged(5184)

Démon blond
Aug 3, 2001
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Originally posted by Alien
Y'a pas à dire, les histoires difficiles sont quand même plus intéressantes que les conquêtes faciles...

PS: C'est le deuxième CRP politiquement non correct que je trouves sur ce forum... Y'a concours???

RePS: J'aime beaucoup l'idée du CRP!!!

ReRePS: Non, je ne suis pas français, et je ne suis pas un groupie d'Allgood!!!

#1. En fait, c'est une partie idéale; comme mes finances ne me permettent pas d'être constamment en action, ça m'évite d'avoir à parler de trop de choses en même temps et de rendre le CRP trop long (comme ça avait été le cas avant). Et il semble que tout ce qui peut mal tourner a mal tourné depuis le début... :)

#2. 2ième CRP politiquement incorrect? Quel était le premier? :D


La suite arrivera un peu plus tard; je dois continuer ma partie à EU, et j'ai quelques soirées chargées qui s'en viennent; néanmoins, je devrais pouvoir arriver à quelque chose d'ici peu.

Bien à vous,
Pat!
 

viper37

Lord Translator
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Originally posted by Patriote

et j'ai quelques soirées chargées qui s'en viennent
Oktober Fest, party de mi-session, party d'Halloween, party pre-examens de fin de session, party de Noël, party de fin de sessions, 4à7 hebdomadaires, sorties le jeudi, vendredi, samedi.

Oui, je vois que tu es occupé :D
 

unmerged(5184)

Démon blond
Aug 3, 2001
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Originally posted by viper37

Oktober Fest, party de mi-session, party d'Halloween, party pre-examens de fin de session, party de Noël, party de fin de sessions, 4à7 hebdomadaires, sorties le jeudi, vendredi, samedi.

Oui, je vois que tu es occupé :D

Sans parler de ce qui s'en vient en plus! :eek:

Pas facile, la vie de cégepien! :D
 

unmerged(5184)

Démon blond
Aug 3, 2001
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Sixième extrait: Maître du monde d'un jour


Ce n'est pas souvent donné à un mortel de contrôler l'un des plus puissants royaumes d'Europe. Il ne faut pas se surprendre, par conséquent, des formidables effusions de joie du jeune Hermann lorsqu'il apprit, en 1583, qu'il avait remporté le concours "Devenez maître du monde d'un jour", qui lui permettait ainsi de côtoyer les plus grands hommes du landgravat de Hesse pendant une journée complète, et d'être initié à l'art de la domination des peuples. C'est ainsi que, le 14 mars 1584, le jeune homme de 12 ans originaire de Munster fut présenté à Feschen, qui se chargea de son éducation.

8h12

Feschen: Tu sais, mon ami, être maître d'un royaume aussi puissant que Hesse, ce n'est pas toujours facile. Il n'y a pas que des droits et des plaisirs; il y a également des devoirs essentiels. Par exemple, il était de notre devoir, lorsque nous avons annexé la ville de Cologne en 1563, de veiller à ce que la population soit traitée de façon équitable. Lorsque tel n'est pas le cas, les paysans se révoltent de façon terriblement violente, et le spectacle de leurs corps étendus sur le sol et transpercés de lames est souvent déplorable. D'autant plus qu'il y a toujours beaucoup de rebelles, tu sais... Il y en a eu 13 000, en novembre 1563, et encore plus en 1580. C'est long, les anéantir...
Hermann, ébahi: Wow...J'ai toujours rêvé de massacrer des rebelles, m'sieur!
Feschen: Je dois avouer que c'est parfois distrayant... Tiens, voilà mon aide de camp, Vehp XXXVII, juste là... C'est un expert lorsque vient le temps de décapiter la veuve et l'orphelin!
Vehp: Tu es trop aimable, cher suzerain...
Hermann: Je vous ai toujours admiré, m'sieur le Général!
Vehp: J'en mérite pas tant; c'est un travail facile et tellement plaisant...

11h48:
Feschen: Maintenant que tu es initié à l'art de vaincre tes ennemis, c'est le moment de t'enseigner des choses plus terre à terre. Je sais, je sais, ce n'est pas toujours plaisant, mais un royaume doit quelques fois être en paix afin d'assurer sa prospérité. Par exemple, il ne s'est pas passé beaucoup de choses depuis l'annexion de Cologne, en 1563. La population a appellé les deux dernières décennies "les années bienheureuses", en raison de la relative accalmie. Personnellement, je les nommerais plutôt "les années interminables". Néanmoins, ces années m'ont tout de même permis de remettre sur pied mon royaume. En premier lieu, j'ai pu me débarrasser de ce stupide prêt pris durant la guerre. Ensuite, j'ai pu mener quelques travaux de fortification à Hesse et à Munster. Enfin, comme le centre de commerce de Flandres s'est effondré, j'ai également dû solidifier notre présence en Hollande, où nous faisons désormais beaucoup d'argent. Un nouveau monarque est également arrivé, Wilhelm IV, il fallait que je m'assure que tout aille bien... Entre toi et moi, Hermann, notre nouveau roi n'est pas vraiment une lumière, spécialement en ce qui a trait à l'administration de ce royaume...
Hermann: J'vous l'fais pas dire, m'sieur!
Feschen: Sa présence ralentit les investissements. Enfin... J'ai failli oublier; il faut que tu t'occupes de la diplomatie. Je sais, je sais, tu vas me dire que les autres pays servent à être attaqués... Patience! Il faut également les intimider. C'est pourquoi mes alliances successives avec l'Angleterre et le Palatinat, puis avec la France, la Pologne, la Saxe et la Savoie, ont dissuadé nos voisins de tenter quoi que ce soit contre nous. J'ai faim.

12h48
Feschen: Regarde! C'est mon conseiller, Apwebe Jr. Il est merveilleux. Tu n'en trouveras pas de meilleur dans toute l'Europe! Tiens, pose lui une question; tu vas voir à quel point il est efficace.
Hermann: Apwebe... Peux-tu me dire ce que tu ferais si le pays entrait en guerre civile?
Apwebe: Vous êtes la pelsonne la mieux qualifiée poul décider, maîtle.
Hermann: Ça alors! Vous aviez raison, m'sieur, il est tout simplement extraordinaire!
Feschen: Le monde serait un si bel endroit si chacun avait la chance de posséder un conseiller comme mon cher Apwebe...

16h02
Feschen: Quand tu diriges un pays aussi grand que Hesse, tu ne dois certes pas avoir peur du ridicule...
Hermann: Que voulez-vous dire?
Feschen: Hé bien... En octobre 1571, un conquistador est apparu dans ta ville natale. C'est la deuxième fois qu'un conquistador apparaît à Munster, alors que tous les habitants de ce royaume savent très bien que comme nous n'avons aucun accès à la mer, il est absolument impossible de déplacer la moindre troupe.
Hermann: Plutôt ridicule, en effet.
Feschen: Et c'est loin d'être fini. Quelques années plus tard, en octobre 1575, nos hommes ont volé les cartes maritimes du Dai Viet. Un pays avec lequel nous n'avons jamais eu la moindre relation, un pays qui est situé à l'autre bout du monde... Et nous volons leurs cartes. Comment? Aucune idée. Je ne me plains pas, toutefois; nous avons ainsi découvert l'existence d'un continent asiatique, ainsi que du fait que les Vietnamiens possèdent un comptoir en Amérique.
Hermann: Ils y sont allés comment... À la nage?
Feschen: Je ne crois pas qu'il y ait d'autres explications possibles...

20h49
Feschen: C'est déjà la fin... Ça a passé tellement vite. S'il n'y a qu'une chose que tu doives te souvenir, c'est que ce travail est terriblement éprouvant, et pas toujours aussi agréable qu'il le semble.
Hermann, incrédule: Que voulez-vous dire?
Feschen: Bien, tu sais, attaquer des ennemis, tuer des rebelles, ça exige beaucoup d'efforts. Sans oublier que...
Hermann, se roulant par terre: HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA!
Feschen, surpris: Pourquoi ris-tu soudainement?
Hermann, les larmes aux yeux: J'ai cru un instant que vous étiez sérieux...
Feschen, vexé: J'ÉTAIS sérieux!
Hermann: Sérieux? HAHAHAHAHAHAHAHA!!!!!
Feschen: Grrrrrr...
 

unmerged(5184)

Démon blond
Aug 3, 2001
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Mise à jour.

100 ans complétés déjà! :)

C'est le moment fatidique; la très grande majorité des CRP/AAR en français n'ont pas dépassé le centenaire. Alors, avant de continuer davantage, je voudrais tout simplement savoir s'il y a encore de l'intérêt pour que je poursuive. Comme le dit un vieux proverbe roumain, et je cite, "Il y a des moyens beaucoup plus faciles d'accumuler des posts". En d'autres mots, j'aimerais m'assurer que ça vaut la peine de continuer... J'ai du plaisir pour l'instant, mais j'aimerais tout de même connaître votre opinion... :)

Bien à vous,
Pat!
 

Sam Vimes

Déserteur
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Jan 30, 2002
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continue, ça ferait chier de voire Feschen ficher le camp (belle allitération non?).

non vas-y Pat c'est bien sympa.
 

unmerged(5184)

Démon blond
Aug 3, 2001
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Septième extrait: Attaque préventive (1ière partie)


Feschen s'était rendu à l'évidence même; comme ses alliés n'attaqueraient pas, ce serait à lui de prendre l'offensive. Il avait depuis quelque temps l'oeil sur la ville d'Oldenburg, qui appartenait à l'époque à la ville d'Hanovre. Il désirait, en outre, posséder une province côtière, dans l'espoir de se créer ne serait-ce qu'une petite flotte. L'occasion était rêvée; avec une alliance aussi puissante, le moment était bien choisi pour arriver à ses fins. Voici donc, peu de temps après la remise à l'ambassade de Hanovre d'une déclaration de guerre officielle, les réactions euphoriques de l'inévitable Feschen...

Extrait du journal intime de Feschen, 8 juillet 1586:

!*&%?!$*&?%!"$*%?!"$!!!!!! Bondance! Pourquoi est-ce que je ne savais pas que ça allait m'arriver... Il était évidemment hors de question, n'est-ce pas, que tout puisse aller comme sur un chariot... J'avais enfin la chance de disposer d'une alliance convenable, et voilà que dès le premier jour de la guerre, pas moins de trois pays, la Saxe, la France et la Savoie, refusent de se joindre à nous. Pour la Savoie, je peux toujours comprendre... Mais la Saxe? Bande d'imbéciles heureux. Et ça nous laisse seul avec la Pologne face à une alliance puissante, composée du Hanovre, du Brandebourg, de la Ligue Hanséatique et de la Poméranie. Mon annulaire me dit qu'on risque de se faire varloper... Ça sera pas beau à voir...

Après avec déclaré la guerre à son éternel rival, le 3 juillet 1586, une forte armée de près de 20,000 hommes battit une petite troupe de Hanovriens à Oldenburg, et s'efforça de mettre le siège devant la ville. Au même moment, une imposante coalition formée par les Hanovriens et les Hanséates s'installa sous les murs de Kassel, notre capitale, et débuta le siège de celle-ci. La situation était favorable à Hesse jusqu'à ce que, évidemment, Oldenburg connaisse le pire hiver de son histoire, causant par conséquent la mort de milliers de soldats de Hesse (est-ce vraiment une surprise?). Forcé d'agir, le général Vehp XXXVIII, à la tête d'une puissante armée de 23 000 hommes stationnée à Düsseldorf (Clèves), qui était demeuré en retrait des combats jusqu'ici, prit le chemin de Hesse où il rencontra la puissante armée ennemie. Au terme d'un affrontement absolument sanglant (spécialement pour le Hanovre), Vehp remporta une victoire inattendue, repoussant les ennemis du royaume jusqu'au Munster, où ils furent battus de nouveau et dispersés. Vehp, dont les troupes avaient considérablement baissé, prit ensuite le chemin d'Oldenburg pour achever le siège de la ville, cependant que les Polonais prenaient la capitale du Hanovre le 19 juillet 1587. Hanovre, humiliée, à genoux, détruite, anéantie (vous comprenez le principe), fut forcée d'offrir la paix à Hesse en échange de la ville d'Oldenburg.

2 août 1587. Quelques jours après la victoire de ses hommes, Feschen fut interrompu au milieu d'une célébration fastueuse par un messager venu directement d'Oldenburg. Feschen, nullement offusqué, le fit entrer avec les plus grands honneurs et lui demanda poliment la raison de sa visite...

Messager: Nos éclaireurs sont formels, votre Seigneurie. Nulle part dans les environs de la ville nous n'avons trouvé d'endroit convenable pour constuire un port.
Feschen: Ce qui veut dire que...
Messager, complétant la phrase: Que la ville d'Oldenburg n'a pas plus d'accès maritime qu'une province en plein milieu de la Bohême...

...

Un noble espagnol présent lors de la fête, Felipe Coveilha, résuma peu après la suite des évènements en ces mots: Jamais je n'aurais cru qu'il était possible de dire autant de grossièretés en une seule phrase. Ces Allemands sont surprenants...
 

unmerged(5184)

Démon blond
Aug 3, 2001
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Septième extrait: Attaque préventive (2ième partie)


La justification apportée par Feschen de l'annexation d'Oldenburg, selon laquelle il s'appropriait la ville en vue de prendre des précautions face à l'arrivée du bug de l'année 1600, n'a pas été suffisamment convaincant et, donc, Feschen dut passer les années suivantes à rétablir la stabilité de son royaume. Étonnamment, les paysans de l'Oldenburg comprirent plus facilement que leurs voisins de Clèves et de Cologne qu'une révolte ne résulterait qu'en des morts inutiles, et sont restés plutôt calmes.

Comme tout ne pouvait évidemment pas se dérouler à merveille, en juillet 1588, un an seulement après la fin des hostilités, 8245 hommes quittèrent les rangs et désertèrent sans laisser de trace. Qu'est-ce que 8245 hommes, direz-vous? En fait, c'était toute l'infanterie de Hesse. Selon certains, cette mauvaise nouvelle provoqua chez Feschen une crise de folie passagère; c'est ainsi que, pendant tout le mois de juin 1590, on le vit non sans surprise se fracasser lui-même la tête partout où il passait.


Extrait du journal intime de Feschen, 24 juin 1590:

Ma tête me fait mal. Peu importe, c'est seulement en me frappant la tête sur le mur que je parviens à oublier... J'aurais été tellement bien dans une petite principauté en Italie, ou pourquoi pas quelque part en Inde? Non, il a fallu que je tombe ici... Je me rappelle à quel point Wilhelm semblait être heureux lorsqu'il m'a annoncé, comme s'il me faisait une faveur, qu'il avait décrété un embargo sur tous les autres pays. Ça fait 22 ans qu'il est au pouvoir, et il s'est toujours pas rendu compte que nous ne possédons pas de centre d'échange sur nos terres. Quel iconoclaste. Et je ne parle pas de chaque fois qu'il m'a démis de mes fonctions (pour mieux me les redonner quelques mois plus tard) à chaque fois que je ne suis pas parvenu à annexer la France selon ses désirs... Aidez-moi, quelqu'un...


Au soulagement de Feschen, le suzerain de Hesse, Wilhelm IV, mourut quelques mois plus tard, à la fin de l'année 1591, cédant ainsi son trône, pas tout à fait à son gré, à un certain Moritz. Feschen ne prit pas de temps à se rendre compte, toutefois, que le Moritz en question n'était pas particulièrement brillant lui non plus. Fort heureusement, l'arrivée d'un ministre nommé Kessler, en 1597, lui permit de sauver la face. Entre-temps, Hesse dut faire face à une guerre engagée en compagnie de la Pologne et de la Prusse contre l'Ordre Teutonique et la Suède. C'est ainsi que, bien que Hesse ne put transporter ses troupes sur les champs de bataille, elle eut fort à faire afin de repousser plusieurs opérations successives de la part de la Suède sur son propre territoire.


Tiré de l'oeuvre
Histoire impartiale de l'Allemagne, par l'historien Johannes S. Vihmes, imprimée au XIXième siècle:
Résumé de la participation de la principauté de Hesse à la guerre de Prusse, 1592-1594: "Ces hommes primitifs qu'on appelle Suédois ont débarqué une première fois près d'Oldenburg en décembre 1592. Résistant vaillamment face à cette horde de barbares assoiffés de sang, le héros de la guerre de Hanovre, Vehp XXXVII, malgré son âge avancé, parvînt à repousser au terme d'une lutte glorieuse l'ennemi jusqu'à la mer. Il n'était pas au bout de ses peines, cependant; une deuxième armée de barbares fit son apparition le 22 mai 1593 et, malgré un effort acharné, les troupes de Hesse durent se replier sur Munster. Leur sens de l'honneur, malgré tout, leur indiquait qu'ils devaient reprendre la terre de leurs ancêtres des mains de cet envahisseur impétueux, ce qu'ils firent de façon mémorable en mai 1594. Ils arrivèrent juste à temps, comme si c'était la volonté de Dieu, pour empêcher ces damnés Vikings d'apporter des renforts. Avant que ces bâtards de Suédois montrent leurs sales traits à nouveau, la paix fut signée en Europe de l'Est, sans que l'on ne note de changements politiques majeurs. On peut donc dire que la guerre de Prusse fut le triomphe du génie militaire allemand sur la férocité sanguinaire des combattants étrangers.


Par le plus pur des hasards, la ville d'Oldenburg connut cette année-là un hiver pire que celui qu'elle subit en 1587, année du siège de la ville par le général Vehp XXXVIII. Mais les habitants de la cité n'étaient pas au bout de leurs peines. En plein mois de janvier (1594), des témoins aperçurent un individu, grand et pas spécialement beau, qui dansait sans raison apparente sur la neige. Un artisan d'une ville avoisinante, Erenburg, parvînt à saisir certaines bribes de la chanson que cet homme fredonnait...


Témoignage d'un homme dont le nom n'a aucune importance:
"Je vous jure, il dansait comme je le fais devant vous. Il chantait, comme je le fais devant vous. Et ce qu'il chantait, vous auriez dû l'entendre, ça n'avait aucun sens. Moi-même, ça m'a donné des frissons. Je vous en fais part malgré tout, bien que par segments: "J'te nique, Dieu... Je te la mets dans les fesses, Dieu... L'hiver est trop tard, Dieu, la guerre est déjà finie! Qu'est-ce que tu dis de ça?... Je suis le maître du monde!... Je t'avais dit, père, que je suis meilleur que Jésus!" J'avais pris un verre de trop de soir là, mais je vous jure que ce que je raconte s'est réellement passé."


En 1596, le Brandebourg faisait l'acquisition par voie diplomatique de deux nouvelles provinces, provinces qui formaient autrefois la Ligue Hanséatique. Le Brandebourg, qui comptait désormais sept provinces à part entière, et la Hesse formaient désormais deux blocs solidement implantés en Allemagne. La situation deviendrait sans doute, si aucun plan n'était adopté, de plus en plus pressante. Il convenait dès lors de prendre des mesures en conséquence... Mais quelles mesures?

Apwebe Jr: Celles que mon plotecteu' jugela applopliées, évidemment...
 

unmerged(5184)

Démon blond
Aug 3, 2001
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Huitième extrait: Jamais deux sans moi


Feschen avait pris l'habitude de descendre chaque matin à sa porte afin de recueillir le courrier quotidien. Il répétait cette même entreprise, le 10 mars 1606, quand il tomba face à face avec un étranger, las et immobile.

Feschen, à moitié endormi: Hein? Qu'est-ce que c'est?
Étranger: Ha! Enfin, ce n'est pas trop tôt!
Feschen: Hé, mais un instant! Cheveux noirs, grande taille, petit problème de poids... Mais tu es Cluny! Entre donc, cousin!
Étranger/Cluny: J'dois dire que ça me fera du bien de m'asseoir devant un bon feu...
Feschen: Au fait, cousin, depuis quand attendais-tu comme ça devant ma demeure?
Cluny: Bien, depuis hier matin... Ça t'a pris tellement de temps, venir ouvrir...
Feschen: Ça alors! Pourquoi n'as-tu pas cogné?
Cluny, se cognant la tête du revers de la main: C'est ça que j'avais oublié!
Feschen: Toujours un peu étourdi, n'est-ce pas... Ne reste donc pas dehors!

10h01
Feschen: Et puis? Comment es-tu parvenu jusqu'ici?
Cluny: Après avoir été chassé du Zacatecas, j'ai emprunté la route menant jusqu'au Delaware, où j'ai appris que tu t'étais établi dans l'ouest de l'Allemagne, dans le landgravat de Hesse. Le reste ne fut que formalité. Savais-tu, au fait, que les habitants d'une petite municipalité, étonnés par mon apparence, m'ont surnommé l'extra-terrestre? Dans leur langue, ça se dit Alien.
Feschen: A-Lien? J'dois dire que ça sonne plutôt bien... Je peux t'appeler comme ça?
Cluny: Pourquoi pas?

11h10
Feschen: Aux dernières nouvelles, tu étais en pays aztèque, n'est-ce pas? Qu'est-ce qui s'est passé?
A-Lien: À vrai dire, je ne m'en souviens plus très bien... Je contrôlais un empire immense et, quelques années plus tard, je me faisais emplumer par des soldats espagnols... Je n'ai pas joué de chance, on dirait bien.
Feschen: T'en fais pas... Ça peut arriver à tout le monde.

14h36
Feschen: Et puis... des nouvelles de Jeanne?
A-Lien: Tu veux dire, ma mère?
Feschen: Oui, oui, bien sûr. D'après ce qu'on m'a mentionné, les Anglais ne l'ont pas épargnée, en 1430...
A-Lien: Bah, tu sais... Elle était surtout fière d'avoir sauvé la France...
Feschen: Et regarde le résultat... Maintenant, ces damnés fils de Clovis contrôlent le sud de l'Allemagne, la Hollande, la Zélande, et possèdent une alliance apparemment invincible (Navarre, Savoie et Iroquois). C'est à se demander si ils pourront un jour être battus... Au fait, puisqu'on parle des Français... Notre guerre avec le Danemark (initée par notre alliée, la Pologne, est terriblement coûteuse; nous avons failli perdre la province nouvellement acquise de l'Oldenburg, et devons recruter d'autres soldats rapidement. Il ne faut surtout pas que la France nous attaque en ce moment... C'est pourquoi je vais demander à un de mes conseillers de se rendre à Paris afin d'établir des relations plus cordiales avec notre ami français. Je vais sûrement demander à Mini-Apwebe...
A-Lien: Je peux le faire! J'ai toujours rêvé de visiter Paris!
Feschen: Es-tu sûr que tu peux remplir cette mission?
A-Lien, sur la défensive: Évidemment.


Juin 1606. Retour d'A-Lien après près de trois mois d'absence.

Feschen: Alors... tout s'est bien passé?
A-Lien, rayonnant: Oui! J'ai déclaré la guerre à la France, comme tu me l'avais dit!
Feschen: !"&$?%!"&$?%!$&?%!"$!!!!!! QUOI!?!?!?!
A-Lien, surpris: Qu'est-ce qu'il y a?
Feschen: C'est une blague?
A-Lien: Bien sûr que non... C'est ce que tu voulais, n'est-ce pas?
Feschen: Triple incapable! Je t'ai demandé de t'attirer les faveurs du roi, pas de lui déclarer la guerre!
A-Lien, se cognant la tête du revers de la main: Ha oui!, c'est vrai. J'ai dû oublier en chemin... Et je me suis dit que comme la France était occupée au sud par une guerre contre l'Espagne, ce serait le moment idéal de l'attaquer.
Feschen: Tu penses trop.


Feschen tenta malgré tout de prendre avantage du conflit. Ses armées prirent la direction de la Hollande, où le siège de la ville débuta. Les nouvelles fortifications de la province, toutefois, se révélèrent imprenables pour la trop petite armée de Hesse. "Immobiles comme ça, ils (les soldats ennemis) pourraient nous prendre pour des touristes", aurait dit un Feschen dépité en 1607. Pendant ce temps, ayant conclu la paix avec l'Espagne (évidemment), la France recrutait partout des milliers de nouvelles recrues, qui furent inlassablement envoyées en direction de Cologne. Assiégée en 1608, elle tomba aux mains des Français peu après, pour ensuite être reprise par les armées de Vehp XXXVIII (le successeur de Vehp XXXVII). Cette armée se révéla toutefois incapable de résister au flot de troupes françaises et savoyardes qui déferlèrent sur l'Allemagne. En 1609, une armée de plus de 100,000 hommes s'empara consécutivement de Cologne, du Munster et de l'Oldenburg. L'affrontement décisif entre les troupes de Vehp et l'armée française, éprouvée par plusieurs sièges, eût lieu à Kassel même. L'armée française, forte de 35 000 hommes, fut défaite par une armée inférieure en nombre et en armement, et presque annihilée.

Forte de ce succès, les 25,000 hommes de Vehp prirent la direction de Munster, qui fut assiégée, et prise en septembre 1610. Près de 80,000 soldats français furent au même moment appelés aux armes, et prenaient en juillet la direction de la Hesse. Le fier royaume allemand aurait sans doute croulé sous le nombre si un mirâcle n'avait pas eu lieu; en août 1610, l'Angleterre déclara la guerre à la Savoie, qui fut aussitôt appuyée par la France. Les milliers de fantassins qui s'apprêtaient à marcher sur Kassel furent immédiatement détournés vers Calais. Sur les conseils de Feschen, le monarque de Hesse, Moritz, choisit de demander la paix en retour d'une forte somme d'argent. C'est ainsi que, le 21 septembre 1610, fût signée une paix salvatrice que Feschen n'attendait plus.


Tiré de l'oeuvre
Histoire impartiale de l'Allemagne, par l'historien Johannes S. Vihmes, imprimée au XIXième siècle: Raison du détournement des troupes françaises lors de la fin de la guerre franco-hessienne: Ces crétins de Français ont finalement compris en août 1610 qu'ils n'étaient pas de taille à se mesurer à des Allemands de pure souche. Vive l'Allemagne!


10 décembre 1610. A-Lien, qui s'était mystérieusement éclipsé au moment où tout allait mal, revient d'exil.
A-Lien: Impressionné, cousin?
Feschen: Si j'suis impressionné? Mon pays est faible, sur le bord de la ruine, sans parler du fait que nous ne tiendrons pas bien longtemps face aux débarquements répétés des Danois. Tout ça par ta faute!
A-Lien: Quel manque de gratitude... Qui est l'homme, selon toi, qui a poussé le roi d'Angleterre à attaquer la France?
Feschen, riant de joie: C'était donc toi? Comment as-tu fait?
A-Lien: C'était rien... Je lui ai dit qu'on continuerait à se battre jusqu'au bout à leurs côtés afin de réduire une fois pour toutes la puissance française... C'était bien ce que tu voulais, non?
Feschen, sur le bord de la crise de nerfs: Calvaire... Ils vont vouloir nous tuer, après ça...
 

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Démon blond
Aug 3, 2001
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État de l'Europe en 1610

Carte de l'Europe
Commerce1493.jpg


Situation de Hesse:
5 provinces: Hesse, Munster, Oldenburg, Klèves, Cologne.
Armée: 20,000 soldats, peut-être.
Inflation: 35%
Possibilité de prêts de 1000 ducats (Bourse).

Situation ailleurs en Europe:
-- Brandenbourg fort de plusieurs provinces (Bremen, Mecklembourg, Magdebourg, Brandenbourg, Kustrin, Silesia, Western Pomerania.
-- France dominante. A atteint le Rhin et possède Sudeten, Bohemia et Ansbach en Allemagne.
-- Venise plus puissante aux dépens des Turcs.
-- Russie en difficulté en raison de l'avance polonaise à l'est.
-- Côte baltique partagée entre les Teutons, les Suédois (Courlande), les Danois (Estonie) et les Prusses.
-- Hongrie toujours en vie, force incontournable dans les Balkans.
-- Autriche vassale de l'Espagne.
 

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Démon blond
Aug 3, 2001
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Neuvième extrait: Entrer dans son argent 101


Feschen était exténué. Les efforts surhumains qu'il avait dû accomplir pendant la guerre contre la France lui avaient été pénibles, et il devenait chaque jour plus apparent qu'il devrait prendre quelques jours de congé payés. C'est ainsi que, en février 1611, il décida d'effectuer un voyage de "ressourcement", quittant ainsi indéfiniment le landgravat de Hesse. Il devait évidemment trouver un homme qui, en son absence, pourrait assumer la relève. Son choix se porta sur son cousin A-Lien.

Entretien enregistré le 10 mars 1611:

Vehp XXXIX: "Vous êtes sûr, monseigneur, qu'il pourra accomplir correctement sa tâche?"
Feschen: "Il est le plus qualifié. De toute façon, je lui laisse mini-Apwebe; vous n'aurez rien à craindre..."


Cinq ans plus tard...
A-Lien: "Alors, Apwebe, dis-moi donc, qu'est-ce que je devrais faire ce matin?"
Apwebe: "Monsieu', ça fait cinq ans que je vous lépète la même chose; ce que vous voudlez!"
A-Lien: "Fantastique. J'aurais une autre question... Pensez-vous, Apwebe, que je suis qualifié pour ce travail?"
Apwebe, soupirant: "Bien sûl... Me semble que j'ai déjà lépondu à cette intellogation..."
A-Lien: "Tu fais bien ça!"


Juin 1618... Feschen revient enfin après plus de sept ans d'absence... Il semble concerné.
Feschen: "!$*&%!"$&?%!"$!!!!! A-Lien, bâtard! Qu'est-ce qui s'est passé?"
A-Lien: "Tout a bien été, cousin. J'crois humblement avoir fait du bon travail!"
Feschen: "!"$*&%!"$&?%!$!!!!! Les mots me manquent... D'accord... Sais-tu ce qu'est un budget?"
A-Lien, sur la défensive: "Bien sûr... Où veux-tu en venir?"
Feschen: "Je suis parti sept ans... En sept ans, tu es parvenu à emprunter 5000 dollars, à mettre ce pays en état de banqueroute, à discréditer complètement notre pays aux yeux des prêteurs, à susciter le mécontement au sein de la population et à ruiner le moral de nos soldats. Tout ça, en sept ans. Tu n'as jamais pensé à établir, disons, un budget... équilibré?!?"
A-Lien, se cognant le front du revers de la main: "Haaaaaa... C'est ça que j'avais oublié... Tu sais, quand j'étais chez les Aztèques, nous avions des mines d'or, et je pouvais recevoir autant de liquidités que je voulais... Au fait, on n'a pas de mine d'or, ici?"
Feschen: "Non!"
A-Lien: "Quelle malchance, vraiment."
Feschen, incapable de dire quoi que ce soit: "..."

Long moment de silence...

A-Lien: "Si je peux me permettre toutefois, cousin, pendant que tu étais absent, j'ai assuré la fortification de quatre de nos provinces à un niveau semblable aux forteresses françaises, j'ai construit une des plus belles académies d'art de toute l'Europe dans notre capitale, et j'ai construit une raffinerie productive dans la province de Clèves. J'ai également pu acheter la paix aux Danois qui devenaient menaçants. Tout ça n'aura résulté, finalement, qu'un bond d'inflation de 20% et la disparition de notre prêt pris durant la guerre contre la France... Impressionné?"
Feschen: "En y pensant, j'dois avouer que c'est pas si mal..."


C'est ainsi que A-Lien, bien qu'il eût dépensé plus d'argent en sept ans que le roi d'Angleterre pendant près de 100 ans, put néanmoins conserver sa place au sein de la cour du roi Moritz.

Morale de l'histoire:
"Y'est pu question que je prenne de prêt!", s'écria par la suite un Feschen estomaqué. "Ça nous coûterait un bras."
"Et peut-être une partie de l'autre.", ne pût s'empêcher de constater A-Lien.
"Écrase", lui répondit sèchement Feschen.
 

viper37

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j'aime les noms des personnages :D
 

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Euh....

Peut-on m'expliquer pourquoi on voit le blason de la Baviere alors que c'est le hesse qui est joué?

Ou alors, j'ai raté un épisode