Henri III : Fils chéri de sa môman Catherine de Médicis, il grandit dans l'ombre de ses deux ainés François et Charles. Il est en partie traumatisé par les railleries des jeunes nobles professées à son encontre en raison de la liaison de Papa Henri avec Diane de Poitiers, et en gardera une certaine aversion pour la gent féminine (en plus le fait que ce soit le fils-à-Maman n'arrange rien)
Quand papa crève "on sait comment", il se retrouve numéro trois dans l'ordre de succession d'un pays qui commence à éclater de toute part. Il voit les protestants Bourbon et les partisans des Guise se disputer l'influence de ses Frères.
Il est traumatisé par les cadavres des "Conjurés" exposés au chateau d'Amboise, et est profondément marqué par les massacres des premières guerres de religion. La nuit de la Saint Barthélémy dans le quartier du Louvre finit d'achever toute ce qui pouvait bien rester d'inoncence juvénile en lui.
Môman va cependant lui trouver une "bonne place" en le faisant nommer roi de Pologne. Le Fils Chéri va enfin pouvoir reigner sur un royaume digne de ce nom... Que nenni! le pauvre Henri se retrouve catapulté au milieu d'une noblesse qui ressemble plus à une bande de soudards qu'à la fine fleur du grand royaume Catholique de l'Est. Par "chance" Charles se meurt, et notre bon Henri se retrouve en première position pour hériter de la couronne de France. Il faudra tout de même profiter d'un festin "un peu trop arrosé" pour qu'il puisse s'enfuir de ses trop collants courtisants.
Arrivé en France, c'est le bordel : Si tout le monde respecte le prestige royal, plus personne n'obéït au roi, et la France est divisée entre la Ligue et les Huguenots. A partir de ce moment, Henri III, malgrès les railleries que sa préférence pour les jeunes hommes génère chez ses contemporains, se met en oeuvre de restaurer le parti du Roi, et commence à s'attacher le plus d'alliances possible. Après de longues années il choisit même de reconnaitre Henri de Navarre comme son unique héritier, et franchit le pas en faisant assassiner Henri de Guise.
Malgrès tout celà (ou à cause, c'est selon) il ne parviendra pas à échapper à une idée profondément entrée dans les moeurs de l'époque : le régicide-tyranicide.