Chapitre Quinzième : L’aventure des Cent Jours
1) Le retour de l’Ile d’Elbe
Le 1er mars 1815, Napoléon Ier rentre en France. Ne supportant plus le déshonneur de l’exil sur l’île d’Elbe, appelé par les Français ne supportant plus la Terreur Blanche Royaliste, il débarque et prend la route de Paris. Il y arrive le 22 mars. Louis XVIII fuit le plus vite possible et gagne la Belgique.
Le 23 mars, les Coalisés, réunis à Vienne déclarent la guerre à la France.
2) La bataille de Weferlingen (20 juin 1815)
La Grande Armée est en partie reconstituée. Napoléon qui affichait pourtant des ambitions pacifiques est obligé de retourner à la guerre. Les Coalisés de leur côté, réunissent toutes les troupes disponibles aux alentours de Magdeburg. C’est donc là que se déroulera la bataille qui mettra une fois pour toute fin aux guerres en Europe.
France :
- Grande Armée, Ney, Suchet
Inf. : 60 000
Cav. : 20 000
Art. : 40
Angleterre :
- Royal Army, Wellington
Inf. : 30 000
Cav. : 10 000
Art. : 0
Russie :
- Armée d’Ukraine
Inf. : 30 000
Cav. : 10 000
Art. : 0
[UPrusse :[/U]
- Königliche Armee
Inf. : 30 000
Cav. : 20 000
Art. : 0
Autriche :
- Armée de Hongrie
Inf. : 50 000
Cav. : 15 000
Art. : 10
Après avoir capturé Hanovre, l’armée de Napoléon part intercepter l’armée coalisée. Le rapport des forces est très largement en faveur des coalisés, mais le Maréchal Ney est sûr de lui. Le 20 juin, la frontière Prussienne est franchie, à Weferlingen, à trente kilomètres de Magdeburg, le long de l’un des affluents de l’Elbe. Le quartier général Français est établi à Mackendorf, à quelques kilomètres du lieu de la bataille. Face à eux, les Austro-hongrois et les Prussiens. Les Russes n’arriveront que le 20 juin.
La préparation bat son plein pendant les 5 premiers jours. Quelques échanges d’artillerie se font entendre, mais il s’agit plus de préparer le bon angle de tir. Cependant, la supériorité Coalisée se fait très vite sentir. Les Français, coincés sur une petite butte, voit l’horizon bouché par les feux de camps ennemis, les tentes des soldats, et les fortifications levées en hâte.
Le 20 juin 1815, la bataille va commencer. Dans les premières lueurs du jour, on aperçoit les lignes de soldats ennemis qui avancent pour régler le sort des troupes impériales. A droite les Prussiens, à gauche les Austro-hongrois. Les Russes attendent en soutien à l’arrière. Mais aucune trace de Wellington. Que se passe-t-il ? Napoléon envoie Ney et ses soldats à Grosleben pour le protéger d’une attaque de revers. Suchet prendra la tête de la garde et de la défense de Mackendorf.
Aux alentours de sept heures, on voit un nuage de fumée au loin. C’est Ney et son détachement qui prennent la direction de Nelmstedt. En effet, il semblerait que les Anglais soient arrivés en ce lieu pour bloquer toute sortie ennemie.
Suchet fait avancer ses troupes. A l’Est, ce sont les Prussiens. Pour les vaincre, la cavalerie sera envoyée, avec un fort soutien d’artillerie. Les premiers coups de feu sont tirés depuis la ligne de batteries françaises. Les troupes ennemies se font plus clairsemées à mesure qu’ils approchent. Puis, c’est la première charge de cavalerie. Les Prussiens souffrent, tombent les uns après les autres sans pouvoir riposter. L’ennemi recule… pour un moment seulement. Les Russes en profitent pour intervenir. Leur charge est meurtrière. Les premiers coups d’éclat français, qui ont mis en échec l’armée Prussienne, sont vite effacés par le massacre mené par les cavaleries Hongroise et Russe. Des bataillons entiers sont défaits par la puissance de choc des ennemis. Mais ce n’est pas fini ! Les 50 000 fantassins Autrichiens se mettent à leur tour en mouvement. Les canons français font feu de toute leur puissance, mais cela ne suffit pas. Les Autrichiens sont trop nombreux ! La bataille tourne vite à la débâcle. On entend les officiers crier « Fuyons ! Retournons vers l’Empereur ! ». C’est chose faite à onze heures. Les quarante mille hommes de Suchet ne sont plus que trente mille…
Ney de son côté s’est éloigné du champ de bataille. Il suit toujours le nuage de fumée qui a quitté les lieux du combat il y a quelques heures. Mais de nombreux messagers lui demandent son retour pour aider Suchet en difficulté. Mais il est déjà trop tard…
A Weferlingen, les Austro-hongrois ont mis à mal l’infanterie française. Ils les ont pris à revers, et les Impériaux s’écroulent les uns après les autres. L’artillerie n’est plus qu’un vestige, et la cavalerie est acculée près de l’Elbe par une attaque massive de tous les soldats montés coalisés, Russes, Autrichiens, Hongrois, Prussiens. Malgré la puissance des armes françaises, il faut se résigner à quitter Mackendorf et à partir pour Weferlingen.
Mais les coalisés ne leur en laisseront pas le temps. Le Duc de Wellington entre en scène pour balayer les derniers résidus de troupes françaises. Son infanterie prend Mackendorf à 14h20 et fait feu sur le quartier général Français. Suchet est touché, et il décèdera après la bataille. Ney arrive à son tour, et envoie sa cavalerie en renforts contre celle de l’ennemi. Ils sont vaincus mais reviendront quelques minutes plus tard.
La lutte continue de nombreuses heures, et les défaites françaises se succèdent. La cavalerie est exterminé par une attaque de fantassins Autrichiens qui les ont bloqué à nouveau près de l’Elbe. Le rapport des forces est bientôt de dix contre un pour les ennemis, puis de quinze contre un. Alors que le soleil a déjà bien décliné, Napoléon réunit les troupes de Ney et Suchet. Leurs derniers régiments ne représentent que vingt mille hommes contre cent trente mille coalisés. Les défections sont de plus en plus nombreuses.
Finalement, l’ordre est donné à la Garde Impérial de se battre. Mais cela ne suffira pas. A 18h22, le dernier carré est formé. Les deux cent cinquante derniers soldats sont réunis sous les ordres du général Cambronne. Wellington lui ordonne de se rendre, mais la Garde ne se rend pas…
A 18h26, la bataille est finie. Ney est fait prisonnier. Suchet décède aux alentours de 19h, et Napoléon a quitté la bataille pour Paris avec ses trente derniers cavaliers. Au final, la bataille aura fait cinquante mille victimes coalisées, moitié moins de Français, mais un minimum de cinquante cinq mille prisonniers, dont la majeur partie des officiers de la Grande Armée. C’est la fin pour l’Empire. Le retard de Ney a condamné toute l’armée, toute la nation qui devra régler ses comptes avec l’ennemi…
1) Le retour de l’Ile d’Elbe
Le 1er mars 1815, Napoléon Ier rentre en France. Ne supportant plus le déshonneur de l’exil sur l’île d’Elbe, appelé par les Français ne supportant plus la Terreur Blanche Royaliste, il débarque et prend la route de Paris. Il y arrive le 22 mars. Louis XVIII fuit le plus vite possible et gagne la Belgique.
Le 23 mars, les Coalisés, réunis à Vienne déclarent la guerre à la France.
2) La bataille de Weferlingen (20 juin 1815)
La Grande Armée est en partie reconstituée. Napoléon qui affichait pourtant des ambitions pacifiques est obligé de retourner à la guerre. Les Coalisés de leur côté, réunissent toutes les troupes disponibles aux alentours de Magdeburg. C’est donc là que se déroulera la bataille qui mettra une fois pour toute fin aux guerres en Europe.
France :
- Grande Armée, Ney, Suchet
Inf. : 60 000
Cav. : 20 000
Art. : 40
Angleterre :
- Royal Army, Wellington
Inf. : 30 000
Cav. : 10 000
Art. : 0
Russie :
- Armée d’Ukraine
Inf. : 30 000
Cav. : 10 000
Art. : 0
[UPrusse :[/U]
- Königliche Armee
Inf. : 30 000
Cav. : 20 000
Art. : 0
Autriche :
- Armée de Hongrie
Inf. : 50 000
Cav. : 15 000
Art. : 10
Après avoir capturé Hanovre, l’armée de Napoléon part intercepter l’armée coalisée. Le rapport des forces est très largement en faveur des coalisés, mais le Maréchal Ney est sûr de lui. Le 20 juin, la frontière Prussienne est franchie, à Weferlingen, à trente kilomètres de Magdeburg, le long de l’un des affluents de l’Elbe. Le quartier général Français est établi à Mackendorf, à quelques kilomètres du lieu de la bataille. Face à eux, les Austro-hongrois et les Prussiens. Les Russes n’arriveront que le 20 juin.
La préparation bat son plein pendant les 5 premiers jours. Quelques échanges d’artillerie se font entendre, mais il s’agit plus de préparer le bon angle de tir. Cependant, la supériorité Coalisée se fait très vite sentir. Les Français, coincés sur une petite butte, voit l’horizon bouché par les feux de camps ennemis, les tentes des soldats, et les fortifications levées en hâte.
Le 20 juin 1815, la bataille va commencer. Dans les premières lueurs du jour, on aperçoit les lignes de soldats ennemis qui avancent pour régler le sort des troupes impériales. A droite les Prussiens, à gauche les Austro-hongrois. Les Russes attendent en soutien à l’arrière. Mais aucune trace de Wellington. Que se passe-t-il ? Napoléon envoie Ney et ses soldats à Grosleben pour le protéger d’une attaque de revers. Suchet prendra la tête de la garde et de la défense de Mackendorf.
Aux alentours de sept heures, on voit un nuage de fumée au loin. C’est Ney et son détachement qui prennent la direction de Nelmstedt. En effet, il semblerait que les Anglais soient arrivés en ce lieu pour bloquer toute sortie ennemie.
Suchet fait avancer ses troupes. A l’Est, ce sont les Prussiens. Pour les vaincre, la cavalerie sera envoyée, avec un fort soutien d’artillerie. Les premiers coups de feu sont tirés depuis la ligne de batteries françaises. Les troupes ennemies se font plus clairsemées à mesure qu’ils approchent. Puis, c’est la première charge de cavalerie. Les Prussiens souffrent, tombent les uns après les autres sans pouvoir riposter. L’ennemi recule… pour un moment seulement. Les Russes en profitent pour intervenir. Leur charge est meurtrière. Les premiers coups d’éclat français, qui ont mis en échec l’armée Prussienne, sont vite effacés par le massacre mené par les cavaleries Hongroise et Russe. Des bataillons entiers sont défaits par la puissance de choc des ennemis. Mais ce n’est pas fini ! Les 50 000 fantassins Autrichiens se mettent à leur tour en mouvement. Les canons français font feu de toute leur puissance, mais cela ne suffit pas. Les Autrichiens sont trop nombreux ! La bataille tourne vite à la débâcle. On entend les officiers crier « Fuyons ! Retournons vers l’Empereur ! ». C’est chose faite à onze heures. Les quarante mille hommes de Suchet ne sont plus que trente mille…
Ney de son côté s’est éloigné du champ de bataille. Il suit toujours le nuage de fumée qui a quitté les lieux du combat il y a quelques heures. Mais de nombreux messagers lui demandent son retour pour aider Suchet en difficulté. Mais il est déjà trop tard…
A Weferlingen, les Austro-hongrois ont mis à mal l’infanterie française. Ils les ont pris à revers, et les Impériaux s’écroulent les uns après les autres. L’artillerie n’est plus qu’un vestige, et la cavalerie est acculée près de l’Elbe par une attaque massive de tous les soldats montés coalisés, Russes, Autrichiens, Hongrois, Prussiens. Malgré la puissance des armes françaises, il faut se résigner à quitter Mackendorf et à partir pour Weferlingen.
Mais les coalisés ne leur en laisseront pas le temps. Le Duc de Wellington entre en scène pour balayer les derniers résidus de troupes françaises. Son infanterie prend Mackendorf à 14h20 et fait feu sur le quartier général Français. Suchet est touché, et il décèdera après la bataille. Ney arrive à son tour, et envoie sa cavalerie en renforts contre celle de l’ennemi. Ils sont vaincus mais reviendront quelques minutes plus tard.
La lutte continue de nombreuses heures, et les défaites françaises se succèdent. La cavalerie est exterminé par une attaque de fantassins Autrichiens qui les ont bloqué à nouveau près de l’Elbe. Le rapport des forces est bientôt de dix contre un pour les ennemis, puis de quinze contre un. Alors que le soleil a déjà bien décliné, Napoléon réunit les troupes de Ney et Suchet. Leurs derniers régiments ne représentent que vingt mille hommes contre cent trente mille coalisés. Les défections sont de plus en plus nombreuses.
Finalement, l’ordre est donné à la Garde Impérial de se battre. Mais cela ne suffira pas. A 18h22, le dernier carré est formé. Les deux cent cinquante derniers soldats sont réunis sous les ordres du général Cambronne. Wellington lui ordonne de se rendre, mais la Garde ne se rend pas…
A 18h26, la bataille est finie. Ney est fait prisonnier. Suchet décède aux alentours de 19h, et Napoléon a quitté la bataille pour Paris avec ses trente derniers cavaliers. Au final, la bataille aura fait cinquante mille victimes coalisées, moitié moins de Français, mais un minimum de cinquante cinq mille prisonniers, dont la majeur partie des officiers de la Grande Armée. C’est la fin pour l’Empire. Le retard de Ney a condamné toute l’armée, toute la nation qui devra régler ses comptes avec l’ennemi…