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Friedrich Wilhem III 1797-1840
Frédéric-Guillaume III prend le trône à la mort de son père, Frédéric-Guillaume II le 17 novembre 1797, en pleine guerre contre la France. Il est le seul en Europe à lutter contre l'ennemi révolutionnaire, mais il va vite se fairee à l'idée que la lutte ne servira à rien si les autres monarchies ne le suivent pas.
Fédércic Guillaume III, roi de prusse de 1797 à 1840 est né en 1770. Son père est Frédéric-Guillaume II et sa mère Frédérique de Hesse-Darmstadt, seconde épouse de son père, mariée à lui en 1769. Il est le premier garçon de son père. En 1793, Frédréic-Guillaume III épousa la fille du duc de Mecklembourg, Louise, de laquelle il eut neuf enfants.
Le début du règne de Frédéric-Guillaume fut marqué par un nouvelle explosion démographique, commencée sous le règne de son père (règlementation de la profession médicale en Europe et dans les colonies, nouveaux territoires...), mais qui s'accentua sous son règne (+5000 hab à Berlin). Les dernière traces du coup d'Etat son effacés, en tout cas physiquement, dans la capitale Prussienne, et il est temps pour le Roi de faire un nouveau recensement, le Trente-Neuvième en janiver 1799.
Brandebourg
Pop. civile: 7 627 938
Pop. militaire: 207 950
Nb de province: 51
Territoires Européens
Pop. civile: 3 385 812
Pop. militaire: 190 000
Nb de province: 15
Colonies
Pop. civile: 4 242 126
Pop. militaire: 17 950
Nb de province: 36
Saxe
Pop. civile: 288 731
Pop. militaire: 41 444
Nb de province: 2
Hanovre
Pop. civile: 781 433
Pop. militaire: 15 447
Nb de province: 3
Wurtemberg
Pop. civile: 90 059
Pop. militaire: 0
Nb de province: 1
Bade
Pop. civile: 292 587
Pop. militaire: 12 000
Nb de province: 1
Bavière
Pop. civile: 820 064
Pop. militaire: 80 236
Nb de province: 2
La population continue à s'écrouler au Wurtemberg, toujours pillé par des groupes de voleurs et de rebelles. Le Hanovre et Bade gardent toujours les marques des batailles perdues contre la France, ayant perdu une grande partie de leurs troupes, mais commençant à reconstituer leurs forces. Ces traces disparaîtront dans les prochaines années. Quant à la Prusse, pays ayant la plus grande armée en Europe (hormis la Russie et ses 500 000 soldats), elle continue de s'aggrandir, et ce n'est pas encore fini, mais les problèmes sont lattents depuis de nombreuses années.
Devant l'innaction des deux partis, la guerre entre la France et la Prusse prit fin en mars 1799, le 19, lors d'une rencontre à Paris (où 10 000 Prussiens gardaientt le contrôle de la ville depuis maintenant 4 ans) entre le Roi de Prusse et les membres du Directoire. La paix fut une véritable humiliation pour la France qui fut obligée de cèder ses droits sur le Palatinat, et ses territoires d'Amérique du Nord, Biloxi, la Nouvelle-Orléans et Bâton Rouge (Biloxi, Bayou et Matagorda), ainsi que de verser 25 000 Francs or à la Prusse.
Une nouvelle rencontre entre les plus grands chefs des monarchie d'Occident décida de l'avenir du continent en 1799, à Vienne. L'Autriche se vit autorisée à prendre le contrôle des Pays-Bas (Flandres, Brabant et Luxembourg), et la Prusse à annexer les territoires du Rhin/Hesse/Palatinat, pour protéger les frontières nord de l'Allemagne en cas de guerre contre la France.
Mais il ne fallut attendre que quelques mois pour que la paix soit brisée. L'Autriche, en guerre contre l'Empire Ottoman reste à la mercie de la moindre attaque. Celle-ci fut déclenchée par la Bavière el 23 décembre 1799, qui entraîna avec elle les deux alliances (Bavière, Saxe, Hanovre, Hollande, Brandebourg contre Autriche, Savoie, Etats du Pape, Sienne). La guerre fut courte et s'acheva en juillet 1800, l'Autriche versant 180 000 mark de son trésor à la Bavière.
Pendant ce temps, outre la corruption qui entraînait de nombreux problèmes (+10 infla), la Prusse continuait à se développer en Australie (nouveaux comptoirs à Manuda, Murumbridgee, Yarra), mais aussi en Europe où elle fournit aux Emigrés Français, combattant à l'extérieur du sol de leur pays les Révolutionnaires (soutien de dissidents à l'étranger= -25$, -25 relations France). D'ailleurs, cette aide apportée aux Contre-Révolutionnaires qui attaquèrent sans relâche le territoire Français, entraîna un nouveau scandale entre les deux Etats qui aurait pû conduire à une nouvelle guerre, et ce dès le mois de janvier 1804. Mais Napoléon Buonoparte, le chef du Consulat, nouveau Régime de la France, se limita à avertir le Roi qu'en cas de nouvelle aide, la guerre serait inévitable. Le Roi n'en tenu bien entendu, pas compte étant donné l'écrasant supériorité numérqiue des Prussiens (qui pouvaient se battre à 8 contre 1 si tous les effectifs étaient déplacés en France). (scandale à la cour, -25 relations avec France).
De nouveaux territoires furent réclamés dans les colonies, à Chesapeake plus précisément durant l'année 1805 (+2000 hab, +1 impôts / recrut.), tandis qu'à Memel, certains bâtiments administratifs, n'étant plus utilisés étaient vendus aux nobles de la ville (+100$, -1 impôts).
De nouvelles réformes militaires furent organiser par les généraux von Scharnhorst et von Stein en janvier 1807, afin de permettre, en cas de nouvelle guerre contre la France de lutter plus efficacement et d'écraser les troupes des Révolutionnaires. (+1 centralisation, +1 qualité, +1000 inv terr., +10 recrutement, centre de recrutement à Yucatan).
De nouveaux troubles religieux éclatèrent en Pologne, plus précisément à Danzig qui vit la population catholique se soulever à deux reprises en février 1808. Les rebelles furent écrasés, mais la pression en Pologne devenait de plus en plus grande. Elle l'était aussi dans les colonies qui demandaient plus d'autonomie.
Mais l'heure n'était pas à la décentralisation. Le 1er janvier 1809, un nouveau recensement fut organisé, le Trente-Neuvième.
Brandebourg
Pop. civile: 8 357 521
Pop. militaire: 287 836
Nb de province: 56
Territoires Européens
Pop. civile: 3 787 555
Pop. militaire: 270 000
Nb de province: 16
Colonies
Pop. civile: 4 569 966
Pop. militaire: 17 836
Nb de province: 40
Saxe
Pop. civile: 315 594
Pop. militaire: 44 764
Nb de province: 2
Hanovre
Pop. civile: 838 385
Pop. militaire: 26 807
Nb de province: 3
Wurtemberg
Pop. civile: 83 104
Pop. militaire: 0
Nb de province: 1
Bade
Pop. civile: 318 404
Pop. militaire: 32 000
Nb de province: 1
Bavière
Pop. civile: 868 985
Pop. militaire: 59 514
Nb de province: 2
Les effectifs Bavarois ont largement diminué du fait de la guerre contre l'Autriche. La pression démographique au Hanovre est l'une des plus forte d'Europe. En 10 ans, l'écart entre les popualtion bavaroise et hanovrienne qui était de 40 000 personne est tombé à 30 000. La Prusse affirme son rang de première puissance Européenne. Plus de 8 000 000 d'habitants, une armée forte de plus de 250 000 hommes. L'Autriche, l'Angleterre, l'Espagne, la France et les autres puissances majeures ne peuvent rien contre elle. Même la Russie se fait surpasser en technique.
Une nouvelle réforme de l'armée fut décidée par le souverain en 1811 (+1000 inv terrestre), alors que quelques mois plus tôt, le pouvoir fut mis à rude épreuve par une pétition du peuple de Berlin qui avait décidé de mettre à mort plusieurs propiétaires d'industrie de la ville pour manquement aux règles du travail (-4 stab, +1 centralisation). Une querelle de frontière avec la Suisse fut règlée diplomatiquement en décembre 1811 (+25 relations, +1 stab, -100$), juste avant qu'une nouvelle guerre n'éclate, le 16 mars 1812, contre le dernier "Etat" indépendant d'Amérique Central, l'Empire Zapothèque.
Dernière pierre manquante à l'Empire Prussien au Mexique, le pays des apothèque était le plus faible Empire de toute la région. Les derniers Etats Indiens des Amériques, à savoir les Chimus, les Incas, les Cherokee et autres indiens du Nord étaient soit devenu chrétiens, soit avaient subit auprès des Européens une acculturation presque totale. Seuls les Zapothèques étaient totalement différent.
La guerre fut très rapide. Il n'y eut que deux bataille qui marquèrent la fin de l'ennemi, la première se déroulant à Atlixco, sa capitale. Il y eut 7000 morts chez les indiens, contre 1000 chez les prussiens. Elle se déroula le 7 septembre 1812. 21 jours plus tard, la ville tombait. La seconde se déroula à Tehuantepec, le 4 novembre de la même année, où 5000 Zapothèques trouvèrent la mort (contre 200 cavaliers prussiens), suivi à nouveau 3 semaines plus tard par la chutte de la ville. Le 27 novembre 1812, la guerre éclair prit fin avec l'annexion de l'Empire Zapothèque, dernier vestige des grandes civilisation Centre-Américaines...
Mais cette guerre annonçait un autre évènement, l'émancipation du Mexique. Remué par la guerre, celui-ci se révolta à de nombreuses reprises, dès la toute fin des combats, au mois de décembre 1812. Malgré l'apport de nouvelles richesses, par la création d'une compagnie de commerce en décembre 1813 (+2 marchands, +1000 commerce), il fallut se rendre à l'évidence que le seul moyen d'écraser la révolte et peut-être la sécession était d'augmenter les effectifs des armées sur place. De nouveaux cantonnements furent construits en Prusse et au Brandebourg, dans le cas où des troupes Européennes devraient être déployées sur place.
En Europe, en 1814, la France connaissait de nouveaux troubles intérieurs perpétrés par les royalistes qui tentèrent de soulever le pays contre l'Empereur Napoléon Ier. En mars, l'Autriche déclara la guerre à la France, soutenue quelques semines plus tard par l'Angleterre, le 16 mai. Le Roi de Prusse qui ne croyait pas en l'entreprise décida de se tenir à l'écart et s'occupa du problème Mexicain.
De nouveaux soldats furent envoyés sur place (enthousiasme pour l'armée: 5000 infanterie à Megantic et à Biloxi) en novembre 1815, mais rien ne pouvait arrêter la colère des Mexicain, menés par le charismatique prêtre Michael Schumacher-Hidalgo. En Europe, von Bülow décéda le 14 mai 1816, alors que 11 jours plus tard s'engageait une nouvelle guerre entre la Bavière aidée de la Saxe, du Hanovre, de la Hollande et du Brandebourg, contre l'Autriche lâchée par ses alliés. La paix fut signée avec le Brandebourg quelques semaines plus tard, le 8 juin, laissant l'Autriche hors des armées Prussiennes, et laissant la Prusse tranquille pour arrêter la Révolution Mexicaine.
Au Mexique d'ailleurs, les nobles Prussiens, dont le Vice-Roi Auguste das Iturbich, furent tués, le 19 novembre 1816 dans un attentat à Mexicastadt, l'ancienne Tenchtitlan, la ville la plus peuplée d'Amérique, avec près d'1 million d'habitants. Mais rien n'y faisait, l'armée prussienne continuait à mâter les armées rebelles brûlant tout sur leur passage.
Une autre guerre s'engagea contre un Etat Africain, le Congo. La guerre fut une des seules défaites de l'histoire de la Prusse-Brandebourg. Une armée de 10 000 Prussiens, débarqués à Kribi aux alentours du 15 février 1819 fut écrasée dès le mois de septembre par une énorme force autochtone de 56 000 Congolais. Dans l'impossiblité de renvoyer des renforts, la paix fut signée le 24 juin 1818, la Prusse versant un trésor de 75 000 pièces d'or aux Africains.
Pendant ce temps, les Bavarois écrasaient les Autrichiens à Welz, près de Linz, laissant la voie libre vers Vienne. La paix fut signée dans la capitale impériale le 1 octobre 1817, l'Autriche perdant le Tirol et les Sudètes (données à la Bavière) et la province de Erz (donnée à la Saxe), ainsi qu'une grande partie de son trésor.
L'implacable force de notre alliance poussa les Hanovriens à déclarer la guerre à la Hesse le 26 février 1818. La Prusse qui avait depuis le Congrès de Vienne de 1799 des prétentions sur toutes les régions Rhénanes envoya son armée de Kleves pour emporter la ville de Kassel. La bataille décisive se déroula à Marburg, le 18 mars 1818.
Les Prussiens, au nombre de 50 000 durent affornter une forte armée de la Hesse, de 35 000 soldats. Arrivés dans la plaine de Marburg, les canons Prussiens se mirent en position et bombardèrent la ville. Les Hessois, alertés, prirent la route les conduisant vers l'armée ennemie. Hohenlohe, qui dirigeait l'armée Prussienne avait compris que la bataille serait longue. Et elle le fut...
Il était 17 heures lorsque les derniers coups de feu furent tirés. La bataille était un parfait exemple de bataille rangée. En effet, les faibles effectifs de cavalerie (dépassés par la puissance de feu des armes de l'infanterie) avaient laissé la place à de nombreux régiments de ligne. Lorsqu'à 9h30 les premiers affrontement éclatèrent, le sort de la bataille était encore incertain. Les 35 000 Hessois avaient pris leurs marques le long de la rivière Lahn, empêchant tout accès à la ville de Marburg, mais aussi toute tentative pour les encercler. Ce ne leur fut pas d'un grand secours. En effet, attirés par le bruit des canons, quelques milliers de Hanovriens, arrivés par le nord de Marburg, de l'autre côté de la rive de la Lahn, prirent poste dans le dos des Hessois. Prit entre deux feux, les ennemis durent vite battre en retraite. Les Premières heures de combat avaient opposés les Prussiens aux Hessois, mais l'arrivée des Hanovriens fut comme une grande bouchée d'air frais, attirant une grande partie de l'armée ennemie dans un autre endroit du champ de bataille. Surpassés, les Hessois n'eurent d'autre choix que de se retrancher à Alsfeld, au Sud de Kassel.
On dénombra 20 000 morts, dont 5000 Prussiens, et 5000 prisonniers ennemis.Le 3 mai 1818, une nouvelle bataille se déroula précisément à Alsfeld. Mais celle-ci fut très rapide. En effet, le moral au plus bas niveau, les Hessois n'eurent d'autre choix que de se rendre. Les derniers résistants s'enfermèrent dans les murs de Kassel, la capitale ennemie et infligèrent de lourdes pertes aux Prussiens qui lançèrent de nombreux assauts sur la ville. Le général Hohenlohe fut gravement touché lors de l'une de ces attaques, et décèda le 24 mai 1818. La ville résista plusieurs mois au siège et aux asauts, mais finit par tomber aux mains de Frédéric-Guillaume, qui avait pris le commandement de l'armée, le 3 décembre de la même année. Le jour même, le Duc fut démi de ses fonctions et ses terres incorporés au Royaume de Prusse.
En pleine célébration de l'évènement, le Quarantième Recensement Princier du Brandebourg, Dixième Recensement Royal de Prusse se déroula, organisé pour la dernière fois par l'autorité central du pays. En effet, il fut décidé, après 400 ans de bons et loyaux services de supprimer l'Administration du Recensement Royal, dirigée par le Roi lui-même, pour la laisser aux mains d'une administration contrôlée par différents fonctionnaires. Mais regardons pour la dernière fois les résultats de l'enquète.
Brandebourg
Pop. civile: 7 183 647
Pop. militaire: 330 308
Nb de province: 47
Territoires Européens
Pop. civile: 4 210 323
Pop. militaire: 300 000
Nb de province: 17
Colonies
Pop. civile: 2 973 324
Pop. militaire: 30 308
Nb de province: 30
Saxe
Pop. civile: 395 651
Pop. militaire: 28 186
Nb de province: 3
Hanovre
Pop. civile: 894 331
Pop. militaire: 11 104
Nb de province: 3
Wurtemberg
Pop. civile: 76 687
Pop. militaire: 0
Nb de province: 1
Bade
Pop. civile: 346 795
Pop. militaire: 32 000
Nb de province: 1
Bavière
Pop. civile: 1 100 065
Pop. militaire: 26 450
Nb de province: 4
Pendant ces dix ans, de nombreux évènement se sont déroulés. Les guerres Austro-Bavaroises, ayant vu l'aggrandissement phénoménale des terres Saxones et Bavaroises (qui dépasse le nombre d'1 million d'habitants, mais la perte de dizaines de milliers de soldats), mais surtout, l'indépendance du Mexique, célébrée dans toute l'Amérique Centrale. En effet, les troubles devenant trop nombreux, l'armée Prussienne préféra se retirer au Guatemala et au Nord, dans la région de la Louisiane, laissant Schümacher-Hidalgo seul maître du nouvel Etat. La population des colonies Prussienne, dont la majeure partie de la population était Mexicaine se retrouva amputée de près de la moitié de ses effectifs, surclassée par la population Européenne dépassant maintenant les 4 millions d'habitants. Le déclin des colonies, engagé depuis la fin du règne de Frédéric II était à son paroxisme. Maintenant, les colonies allaient prendre leur indépendance les unes après les autres, la dernière à la prendre étant l'Etat Nord-Américain de Nouvelle-Prusse, avec pour capitale la grande cité de Totenburg, en 1991.
La Prusse allait rester pendant tout le XIXème siècle la puissance majeure de l'Europe, terminant l'unification de l'Allemagne dans les années 1860-1870.
Frédéric-Guillaume III restera le Roi de Prusse jusqu'au 7 juin 1840, date à laquelle il décèdera et laissera le trône à son fils, Frédéric-Guillaume IV...
LA PRUSSE EN 1819
L'EUROPE EN 1819
L'AMERIQUE DU NORD ET L'AMERIQUE CENTRALE EN 1819
L'AFRIQUE DE L'OUEST EN 1819
L'OCEANIE EN 1819
FIN...