Friedrich III de Brandebourg, Ier de Prusse 1688-1713
Friedrich III, fils de Friedrich-Wilhem Ier le Grand de Brandebourg, et de Louise, fille du stathouder de Hollande Frédéric, né en 1657. Il succède à son père le 10 mai 1688, à l'âge de 31 ans. Sa principale oeuvre à surtout été de faire de son pays une grande puissance coloniale. MAis néanmoins, il a sut imposer la Principauté de Brandebourg, plus tard appelée Royaume de Prusse, au premier rang des puissances Européennes, menant, à l'orée du XVIIIème siècle son pays aux premières marches dans tous les domaines, qu'ils soient politiques, militaires ou économique, concurrençant avec succès les vieilles nations déchues d'Angleterre ou d'Autriche, rivalisant même avec les Super-puissances Françaises et Espagnoles.
Le premier acte de Frédéric fut de développer à Münster récemment acquises les infrastructures nécessaires au maintien des troupes stationnées dans la province afin de la protéger de possibles incursions ennemies (aussi bien Hessoises que Hollandaises) (construction de cantonnements = +1 recrut à Munster).
Reprenant la tradition de ses pères, il organisa le 1er janvier 1689 le Vingt-Septième Recensement Brandebourgeois.
Brandebourg
Pop civile: 1 204 322
Pop militaire: 63 730
Nb de provinces: 16
Saxe
Pop civile: 117 537
Pop militaire: 15 592
Nb de provinces: 2
Hanovre
Pop civile: 309 450
Pop militaire: 0
Nb de provinces: 3
La population Brandebourgeoise, pour la première fois de son histoire dépassa le million d'habitant. Une faible partie de cette population provenait des colonies, le reste habitant les terres Européennes de Frédéric. L'oeuvre coloniale sera détaillée plus tard. Le Hanovre était toujours en proie à des révoltes qui l'empêchait de retrouver son armée habituelle. Il faut tout de même remarquer l'apparition d'une troisième province, Brême, acquise contre les Danois, après une longue révolte non-mâtée qui permit aux habitants de choisir leur nation. D'ailleurs, le Danemark disparait définitivement des registres, ayant rompu toute relation d'alliance avec le Brandebourg.
Le 1er septembre 1689, de nouvelles techniques de recensement furent apprises par les services du Prince (infra niveau 7). Le 1er janvier 1690, le général von Dessau fut choisit pour diriger l'armée du Brandebourg, mais il ne participera à aucune guerre, la période du règne de Frédéric représentant pacifique (ou presque).
Le 2 mai 1690, le futur Frédéric-Guillaume Ier de Prusse naquit dans le palais de Berlin, de sa mère Sophie de Hanovre, la deuxième épouse du prince, affirmant les relations privilégiées avec le vassal Hanovrien. De même dans le chapitre des relations diplomatiques, le 1er décembre 1690, le Wurtemberg, allié depuis l'expulsion du Danemark et de la Lituanie, devint notre vassal et lia pour de nombreuses décennies les deux pays. Cela n'empêcha pas les querelles, et notamment celle de l'année suivante entre les marchands du Wurtemberg et les douanes Brandebourgeoises. Mais ne voulant pas risquer de perdre les bonnes relations actuelles, Frédéric préfèra résoudre diplomatiquement la crise (+25 relations, -300 commerce). Deux ans plus tard, ce fut au tour du Danemark et de ses marchands de protester. Mais n'ayant rien à perdre, le Prince préfèra intensifier le problème en refusant toute négociation avec les manifestants (CB contre Danemark, -30 relations).
Les problèmes intérieurs étaient peu nombreux au début de ce règne, malgré la non-application d'ordonnances dans certaines villes (-1 centralisation). De nouveaux territoires furent réclamés par de nouveaux explusés de France, qui viennent grossir le nombre d'immigrants déjà important de Küstrin (+2000 hab, +1 recrut et impôts).
L'année 1694 fut marquée par la mort de l'explorateur Kreuzberg qui a découvert l'ensemble des mers de l'Atlantique Nord, ainsi que de nombreuses côtes, ayant permit l'implantation de colons allemands à de nombreux endroits. La même année, une querelle de frontière avec notre vassal de Hanovre fut à nouveau résolu diplomatiquement, améliorant encore les relations existantes (+25, +1 stab, -75$).
De 1695 à 1700, la paix intérieure fut quelque peu troublée. Une hérésie régionale, vite répprimée éclata en 1795 diminuant considérablement les fonds (-50$). Puis, les artisans manifèstèrent à Berlin pour obtenir de nouveaux droits et ne plut verser autant d'impôts. Les chefs de ces manifestants furent tous exécutés (-400 infra). En 1697, une comète, visible à l'oeil nu annonça le retour des catastrophes sur le monde. Mais au contraire ce fut une période de développement qui suivit. Une nouvelle affaire de corruption éclata en 1698, qui fut ignorée et entraîna une nouvelle hausse des prix (infla +10). Puis en 1699, devant la pression des bourgeois des grandes villes du pays, Frédéric accorda de nouveaux privilèges aux élites notable, ce qui amplifia la colère des nobles (-1 aristo). En 1700 finalement, le soutien aux protestants de France fut refuser, pour éviter de s'attirer les colères de Louis XIV, alors monarque du pays le plus puissant du monde et contre lequel, même le Brandebourg et ses alliés n'aurait pu résister (-1 stab).
Le 1er janvier 1699, après une longue période de calme en Europe, le Vingt-Huitième recensement eu lieu.
Brandebourg
Pop civile: 1 771 545
Pop militaire: 68 518
Nb de provinces: 20
Saxe
Pop civile: 126 929
Pop militaire: 15 592
Nb de provinces: 2
Hanovre
Pop civile: 335 676
Pop militaire: 8 679
Nb de provinces: 3
Wurtemberg
Pop civile: 69 606
Pop militaire: 7 736
Nb de provinces: 1
Bade
Pop civile: 133 818
Pop militaire: 17 691
Nb de provinces: 1
Le Wurtemberg et le Bade font leur entrée (définitive) dans les registres de recensement du pays. En effet, le Wurtemberg restera vassal jusqu'en 1871, date de son incorporation au Royaume de Prusse, tout comme Bade, la Saxe ou le Hanovre.
L'essor continue pour la population Brandebourgeoise, qui ne s'accroit plus que par apport colonial.
Le 7 janvier 1701, Frédéric III, qui possédait les territoires de Prusse et de Brandebourg, voulant se détacher de son titre de Prince-Electeur de Brandebourg, trop soumis à l'Empereur selon lui,et pour fêter l'entrée de son pays dans le XVIIIème siècle, choisit de se faire dès lors nommer Frédéric Ier, Roi de Prusse, et conserve l'intégralité de ses terres, gardant Berlin comme capitale. Les relations avec l'Autriche s'en ressentirent (-40) mais ne voulant pas froisser celui qui le soutenait dans la guerre de succession d'Espagne, l'Empereur accepte le titre. Par contre, l'apport ne fut pas négligeable, le pays prenant son autonomie vis à vis de l'Empereur, et pouvant à présent fonctionner comme un Etat tout à fait indépendant (+150$, +3 diplomatie).
Frédéric choisit d'ailleurs quelques mois plus tard de prendre la tête de l'armée Brandebourgeoise, dont il ne se servira pas beaucoup. Von Dessau est lui écarter des armées le 1er septembre 1701, pour cause de maladie, avant de revenir quelques temps plus en janvier 1702.
Le nouveau royaume ne perdit pas de sa vigueur après le grand évènement. De nouvelles licenses d'exploitation de terres furent accorder (-50$). Le 1er décembre 1701, la ville de Danzig, déclarée libre quelques mois plus tôt préfère rejoindre notre royaume que de continuer à se battre contre les Polonais. Cette cité à majorité catholique et polonaise, bien qu'apportant un plus positif à l'économie entraînea de nombreux problèmes liés à sa spécificité, dans un pays à forte majorité protestante, et surtout essentiellement de culture germanique. Mais ce grand port pourrait servir à l'entretien des flottes (en attendant que le port de Stettin se développe plus).
La seule guerre européenne du règne de Frédéric Ier éclata le 27 avril 1702, alors que quelques semaines plus tôt, les monarques européens le félicitaient pour son pacifisme (grande réputation=+10 Suisse, +10 Courlande, +10 Palatinat, +10 Würzburg, +10 Maya). Cette guerre oppose la Hollande au Hanovre principalement, accompagné par la Saxe, le Wurtemberg et le Bade. Nous suivâmes mais ne particpâmes guère aux combats, autrement que financièrement, ne voulant pas voir dégénérer la guerre en conflit de famille, entre la famille d'Oranje et la famille de Hohenzollern. La paix fut d'ailleurs signée en 1706, le Hanovre versant 75 000 marks or à la Hollande, mais la guerre n'ayant pas opposer les différentes alliances dans de vraies batailles décisives.
Entre temps, un problème éclata entre la Prusse et l'Angleterre, chez qui des nobles fêlons se réfugièrent (dont notamment un comte d'origine Portuguaise, Pedro Alvares Cabral y Dessau, espion à la solde du roi d'Angleterre, et traître d'alliance notoire. Les relations s'en ressentirent, et à l'intérieur du pays des troubles éclatères (CB contre l'Angleterre, -2 stab).
Afin de résoudre cette crise, de fiers soldats s'engagèrent dans l'armée Brandebourgeoise pour lutter contre les rebelles (enthousiasme pour l'armée = +5000 cavaliers).
Les années 1707 à 1713 furent excellentes à tout point de vue. n 1707, de nouveaux fonds arrivèrent de l'excellent comerce et des différentes colonies du pays (année exceptionelle = +100$, -5 infla). Puis les nobles du royaume entier offrirent des cadeaux pécuniers à Frédéric Ier pour le remercier de l'essor que vivait le pays (+100$).
En 1709, le Vingt-Neuvième recensement eu lieu.
Brandebourg
Pop civile: 2 361 934
Pop militaire: 81 138
Nb de provinces: 27
Saxe
Pop civile: 137 290
Pop militaire: 21 202
Nb de provinces: 2
Hanovre
Pop civile: 364 885
Pop militaire: 13 370
Nb de provinces: 3
Wurtemberg
Pop civile: 76 643
Pop militaire: 7 736
Nb de provinces: 1
Bade
Pop civile: 146 496
Pop militaire: 17 641
Nb de provinces: 1
La barre des deux millions de Prussien a été franchie par l'acquisition de nouvelles colonies. Mais la paix et le développement économique favorisaient aussi l'accroissement de la population en Europe, qui s'exerçaient sur l'ensemble des alliés et vassaux du Roi. Cett période du règne de Frédéric Ier est dite période des Trente Glorieuses, et elle s'étend d'environ 1687-88 à 1720-21.
En 1710, la bonne politique du gouvernement accrut encore l'essor général (+1 stab, +400 infra/commerce), et permit en février 1711 l'acquisition d'un nouveau régiment de Dragons qui inrent augmenter les effectifs de l'armée de Mayence.
Charles VI de Habsbourg fut élu Empereur du Saint-Empire à l'unanimité chez les alliés de la Prusse pour remercier les Autrichiens d'avoir permit la création du Royaume de Prusse.
La seule ombre à ce tableau idyllique fut la nouvelle crise des nobles qui demandèrent le retour d'anciens privilèges oubliés. Frédéric accepta, mais son plan était déjà en marche. Imitant Louis XIV en France, il instaura en janvier 1713 l'absolutisme dans le Royaume de Prusse en établissant certaines lois qui détruisirent totalement le pouvoir des nobles, et en affermissant le pouvoir royal. Les biens de l'aristocratie furent confisqués et la plupart des nobles de la cour demeuraient à présent exclusivement à la cour. Seuls certains membres fortement appréciés du Roi pouvaient encore posséder des terres hors de la capitale. (+3 centralisation, +1 innov, -1 aristo, +400$, -1 stab).
Quelques jours plus tard, de nouvelles réformes furent prises concernant l'organisation de l'armée. Il fallait à l'armée prussienne, considérée, et non à tort, comme la plus puissante et la mieux équipée du monde, une organisation irréprochable. Basée sur le mouvement, les nouveaux programmes de fortifications établis par l'ensemble des Etats du monde européen ne permettait plus de prendre les villes aussi rapidement qu'autrefois. Il fallait donc pour la Prusse aussi développer les fortifications (quasi-inexistantes) et prendre des dispositions pour une réforme défensive de l'armée (+1 terrestre, -1 offensif, +1 qualité, +1000 inv. terrestre, +1 fortif à Manhattan et Kleves).
Le 15 février 1713, voyant la puissance Prussienne s'affirmer et son économie fleurir, de nouveaux immigrants Français se virent autoriser la culture de terres en Brandebourg (+2500 hab, +1 recrut et impôts).