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Old 14-11-2001, 15:27   #1
Dunhere
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Histoire de la Bourgogne : .....

...La Quête de la Tiare Impériale.

Le grave revers subi par Le Téméraire devant Nancy en 1477 a failli faire disparaître le Duché de Bourgogne.
Celui ci a pourtant survécu et c'est maintenant Charles II, fils du Téméraire qui dirige la puissante Principauté.
Le Duché est scindé en 2 parties. Au sud, les terres ancestrales du Duché. Ce sont les provinces de Franche-Comté et de Bourgogne avec la capitale des Ducs, la riche Dijon.

Au nord, séparé de la Bourgogne par la Lorraine, de vastes et riches domaines : le Luxembourg, le Hainaut et l'Artois, la Picardie et les Flandres, les fiefs hollandais (Zélande, la Hague, la Frise et la Hollande). Pratiquement tous unifiés sous Philippe le Bon.
Cet ensemble fait du Prince d'Empire Charles un personnage important, mais entouré d'une foule de voisins puissants.

Tout d'abord, au sud, le Royaume de France, qui se redresse après une guerre contre l'Angleterre qui aura duré un siècle. Ensuite, l'Autriche, puissant État continental, allié de la Bohème et de la Hongrie et enfin les Principautés Allemandes pour qui un si ambitieux voisin est inquiétant. Enfin, le royaume d'Angleterre, récemment refoulé de France, mais qui conserve Calais, serait tenté d'affermir sa tête de pont continentale par l'annexion des Flandres et du Hainaut et pourquoi pas de la Picardie.
Actuellement, seules les relations avec la France sont tendues. Étroitement lié aux Habsbourg de Vienne et de Madrid, le Duc entretient avec ces 2 cours de cordiales relations. Mais l'Histoire a montré que l'on ne peut pas éternellement se fier à sa famille, surtout chez les Princes.
Enfin, l'Angleterre, traditionnel allié de la Maison Bourgogne sur le continent, continue à flatter le Duc.

L'économie bourguignonne est solide. Les Taxes rapportent 130 000 ducats par an (estimé) et les provinces sont riches. 5 d'entres elles produisent du textile (ce qui fait de la Bourgogne le premier producteur de draps et textiles), la Capitale est réputée pour son vin, des matériaux destinés à la marine sont issus des vastes forêts Luxembourgeoises et plusieurs provinces côtières ont basé leur économie sur la pêche.
Le Duc est lui même riche. Ces coffres du Palais des Ducs, qui a vu naître Philippe le Bon, regorgent de 400 000 ducats.

Pour protéger ces terres, le Duc a levé 2 armées. La principale, l'Armée Ducale, basée à Dijon, est forte de 30000 fantassins, 5000 cavaliers et 10 bombardes. La seconde, la milice des Flandres est composée de 15000 hommes, encadrés par 2000 cavaliers de la noblesse des Flandres et du Hainaut. Une petite flotte de 6 vaisseaux de guerre et 4 transports complète le système de défense.

Les premières années sont tranquilles et consacrées au développement des terres du Duc. Dans l'espoir d'affermir la paix, la Bourgogne est entrée dans l'alliance française. C'était la volonté de Charles II de mettre fin à des décennies de luttes avec ce turbulent voisin. Les relations entre Charles II et Charles VIII de France s'améliorent grandement, et la confiance entre les 2 voisins s'améliore peu à peu. Le jeune souverain montre dans le domaine de la diplomatie un savoir faire qui a toujours manqué à son père. Le pari est en passe d'être gagné. En 1497, en fidèle allié, le Duc suit son cousin de France dans une guerre contre l'Espagne. Cruel dilemme, allié français contre cousin d'Espagne, d'autant que l'alliance espagnole est déjà engagée dans une croisade contre l'infidèle.
Voulant ménager les 2 parties, les interventions bourguignonnes resteront largement symboliques. Moins de 5000 hommes seront engagés aux cotés des français. Après un débarquement de 1000 hommes dans les Iles Canaries, l'Espagne verse 40 000 ducats pour l'évacuation de cette province. Louis XII, successeur de Charles VIII, ne pardonnera pas ce geste.
Le Duc profite de la paix retrouvée pour s'occuper d'un grand dessein pour le Duché : la réunification des 2 parties de la Principauté. En 1500, il attaque la Lorraine, elle sera annexée un an plus tard et son allié, le Palatinat, demandera la paix après une défaite militaire sévère au Luxembourg.
Mais le roi de France a refusé de suivre le Duc et a brisé l'alliance. L'Espagne signe la paix en 1502 et Louis XII se fait couronné Duc de Milan et Comte de Catalogne. Auréolé de cette victoire, il masse des troupes aux frontières de la Bourgogne. L'heure est grave pour le Duché.
Par un extraordinaire retournement diplomatique, Charles II se met sous la protection de l'Autriche. Il sort de l'alliance avec le Pape et la Savoie et est aussitôt admis dans l'alliance Austro-Bohémo-hongroise en lutte contre les Infidèles.
Sur le plan militaire, Charles divise son armée en 2. Laissant une forte garnison en Lorraine, il part établir ces quartiers d'hiver à Arras dans le Comté de L'Artois. De là, il peut directement menacer Paris et dissuader Louis XII de toute action offensive. Le spectre de la guerre menace pourtant les États Bourguignons.
La situation restera bloquée pendant des années. Le Duché continuera a développer son économie et ces institutions. C'est une période de 20 ans de paix qui s'instaure dans cette partie de l'Europe. Mais en Italie, les rivalités entre capitaines de guerre et les luttes incessantes ont favorisé l'implantation des Ottomans à Modène et en Romagne. En réaction, l'Espagne a intégrer Naples à ses domaines.
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Dunhere
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En 1523, le malheur s'abat sur la Hongrie. Süleyman Ier, dit "Le Grand" ou "Le Législateur", attaque soudainement le royaume. A cette époque, l'alliance avait expirée et était en discussion. Bientôt, la moitié de la Hongrie est envahie et la capitale tombe. Le Duc ne peut intervenir qu'en envoyant une aide financière massive (plus de 200 000 ducats). Cela sauvera la Hongrie qui paiera un tribu de 250 000 ducats et perdra la belle province de Croatie.

2 ans plus tard, François Ier de France déclare la guerre au royaume d'Espagne. Charles III souhaite intervenir pour soutenir son cousin d'Espagne et surtout entraver une expansion française jugée dangereuse à terme. L'occasion lui en est donnée en janvier 1525 : La Suisse, alliée de la France, devient protestante. L'alliance franco-suisse n'est pas rompue. Aussitôt, la Bourgogne déclare la guerre aux Suisses. La France entre en ligne contre l'Alliance. 3 armées s'ébranlent. Charles assiège Paris, l'armée des Flandres envahie la Champagne et l'armée de Lorraine tente d'entrer en Suisse, mais elle est repoussée sur Dijon par une armée française.
Par un accord secret, l'intervention de François Ier aux cotés des Suisses, était conditionnée à la remise de Strasbourg. Les armées franco-suisses se dirigent donc sur l'Alsace. Ordre est donné de laisser passer le gros de l'armée, mais de harceler les éventuels renforts. Cette technique fera merveille et les troupes ennemies périront par milliers devant la ville par manque de ravitaillement.
Après 9 mois de siège, Reims est pris. Paris tombera 2 mois plus tard, forçant François Ier a négocier la paix. La France est amputée de la Champagne et devra payer aux alliés une indemnités de 500 000 ducats pour avoir soutenu un État Protestant.
La Suisse sera annexée par la Bourgogne 6 mois plus tard, créant ainsi un lien territorial entre la Bourgogne et ces alliés.

Battu au nord, François Ier reprend l'offensive au sud. Un temps soulagés par l'intervention bourguignonne, les Espagnols avaient pu reprendre le terrain perdu, mais l'offensive française refoule les armées du roi Charles. Le Traité de Toulouse de 1527 met fin à ce conflit. L'Espagne cède le Roussillon et les droits de la France sur le Milanais et la Catalogne sont confirmés.

L'Europe de l'Ouest sera en paix pendant près de 2 décennies. A l'Est, les troubles sont plus fréquents. La Pologne doit faire face à l'avance Ottomane et perd les provinces de Moldavie et de Podolie. Mais cela n'arrête pas la rivalité avec ses voisins (guerre contre la Russie et contre l'Ordre des Chevaliers Teutonique pour leur prendre la Courlande).

La véritable menace vient de la progression du protestantisme. Tout le nord de l'Europe, principalement germanique, mais aussi l'Angleterre ou les Chevaliers Teutons ont renié le pouvoir de Rome. Les relations sont de plus en plus tendus et la Bourgogne est vulnérable dans ces provinces hollandaises en contact avec l'hérésie. De lourds nuages s'amoncellent sur l'Europe, alors même que la progression ottomane est inquiétante.
L'Alliance a perdu le Wurtemberg mais surtout la Bohème, passés au protestantisme. En contrepartie, le Bade est entré dans la ligue. Le Duc souhaite financer au maximum la Bavière et le Bade pour les prévenir de céder à l'Hérésie. En Allemagne, seuls l'Autriche, la Poméranie, la Bavière et le Bade sont encore Catholiques. Pour l'Élection de l'Empereur, seule la Poméranie ne vote pas. Si l'Autriche venait à revendiquer son droit au trône de Bohème, la Bourgogne soutiendrait entièrement son allié et n'hésiterait pas à entrer en guerre à ces cotés.

En 1545, la paix est rompue une nouvelle fois à l'initiative de la belliqueuse France. Revendiquant l'Alsace, François Ier déclare la guerre à Charles V d'Autriche et d'Espagne. Tous les alliés des 2 protagonistes honorent leur parole.

Charles III décide d'infliger une sévère défaite aux Français et 2 armées sont dirigées sur Lyon et surtout Paris. Les Autrichiens ont fait de Milan leur objectif.
La campagne bourguignonne est couronnée de succès. En 2 ans, les villes de Paris, Auxerre, Lyon, Gênes et Turin sont prises. Pour la Savoie et Gênes, Charles se contente d'infliger des indemnités financières. Politique clémente surtout si on tient compte du fait que la Savoie a occupé les 3 colonies bourguignonnes dans le Nouveau Monde. Ce choix peut s'expliquer par les vues qu'entretient Charles quand à la succession de Charles V pour le trône du Saint-Empire. C'est, avec Ferdinand d'Autriche, le Prince le mieux placé.
Par contre, le royaume de France ne connaîtra pas la même clémence. Les riches provinces du Nivernais et du Lyonnais sont attachées à la Bourgogne et une rançon de 250 000 ducats est exigée pour la restitution de Paris.
Une nouvelle fois, François Ier a été humilié par Charles III et cette fois il y a laissé 2 joyaux de la couronne. Il ne s'en remettra pas et s'éteindra 2 ans plus tard. Son fils Henry II lui succèdera.

La paix semble revenue sur le Duché, mais ce n'est que précaire, les tensions religieuses et nationalistes sont de plus en plus perceptibles. Les alliés de la Bourgogne sont toujours en guerre contre Venise. C'est un risque important que Süleyman n'en profite pour agresser la Hongrie.
Concernant le Royaume de Hongrie, le Grand Duc d'Autriche Ferdinand, frère cadet de Charles V, a été couronné Roi. Mais dans les faits, c'est la Diète de Hongrie qui gouverne le pays.
Dans la pratique, Charles V est aussi roi d'Espagne sous le nom de Carlos Ier. Ce sont les Grands d'Espagne et le Régent, le jeune Felipe II, qui dirigent le pays de l'Escurial. Charles V ayant préféré la dignité d'Empereur et de Souverain d'Autriche.
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Old 14-11-2001, 15:30   #3
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En 1547, Jean Calvin veut créer une Église Réformée. C'est le signal de la révolte pour les États Hollandais de Bourgogne. En 6 mois, des armées d'insurgés apparaissent et prennent Groningen et Amsterdam. Charles III, récemment débarqué dans les Flandres, (en provenance de Gênes), décide de rassembler son armée dans le Hainaut. L'armée de Zélande fait donc retraite.
La Flotte est transférée à l'Île Royale pour ne pas tomber entre les mains des rebelles.
En juin 47, l'armée du Duc, forte de 60 000 hommes, 6 000 cavaliers et 120 bombardes, tente de reprendre les Flandres. Une gigantesque bataille s'engage contre 90 000 insurgés. L'armée rebelle est anéantie, mais Charles a perdu près de 20 000 hommes, dont la quasi totalité de sa cavalerie, fine fleur de la noblesse flamande. Louis de Bourgogne, prince héritier du Duché, est tué lors de l'affrontement.
Aussitôt, d'importants renforts en hommes et chevaux sont commissionnés. Plus de 1.5 millions de ducats sont d'ors et déjà engloutis dans cette guerre, qui n'en est pourtant qu'à son commencement. Face aux 75 000 hommes que peut aligner le Duc Charles, près de 100 000 rebelles tiennent ou assiègent les 4 provinces hollandaises. D'autres provinces comme le Lyonnais ou la Champagne ont cru pouvoir profiter de l'affaiblissement supposé du Duc. Ces révoltent seront longues à être réprimées.
En 1548, la Hollande se déclare indépendante et en guerre contre la Bourgogne. Elle rassemble les provinces de Zélande (la capitale), de Frise, la Hague, la Hollande et la Flandre. Ce sont près de 3 années de guerre qui continueront. Les armées bourguignonnes repoussent puis envahissent la Hollande. Finalement, en 1551, le Traité de Nimègue mais fin au conflit.
La Bourgogne sort exsangue et endettée de cette guerre. La Régence est assurée par Marie II La Magnifique , fille cadette de Charles III mort en 1550. La Régente et les États de Bourgogne reconnaissent les Provinces-Unis, mais la Flandre, la Hollande et la Hague sont rattachées à la Bourgogne formant de fait le Duché du Brabant. Marie de Luxembourg s'engage à respecter la liberté et les droits des Réformés et des Protestants dans tous ses fiefs. La religion d'État reste le Catholicisme.

La paix vient juste d'être signée que le Royaume de France déclare de nouveau la guerre. L'armée venait juste d'être rassemblée dans le Hainaut. Elle prend immédiatement la route de Paris. Ce mouvement rapide surprend et déstabilise Henry II et ses Maréchaux. Les troupes françaises meurent par milliers dans les montagne suisses. Ces alliés sont défaits par le Bade et les Autrichiens. En juin, Milan tombe aux mains de Ferdinand. Paris est pris en Juillet et le siège d'Orléans s'engage.
La Bourgogne ne peut pas se permettre une guerre longue. La trêve de Milan, le 5 janvier 1552, engage la France à payer 500 000 ducats de réparations. Mais l'Autriche renonce au Milanais. Henry II n'aura pas été meilleur capitaine de guerre que son flamboyant père.

En mai, une terrible nouvelle bouleverse la Chrétienté. Rome vient d'être mis à sac. Le Pape a du fuir à Florence et ces États annexés par le Sultan. L'heure devrait être à la Croisade. Mais Charles V, vieillissant ne semble pas prêt à engager la lutte contre l'Infidèle. On lui prête de plus en plus l'envie d'abdiquer et de se retirer en Espagne. La Bourgogne a besoin d'un répit pour se remettre de 6 ans de guerres.
Du fait de la crise dynastique actuelle du Duché, il semble improbable que le futur Empereur soit issu de la Maison Bourgogne. Ferdinand d'Autriche n'étant plus que le seul prétendant, Charles V pourrait en profiter pour se dessaisir du titre d'Empereur au profit de son frère cadet, laissant le Royaume d'Espagne et des Deux-Siciles ainsi que des possessions américaines à son fils Philippe.

L'Espagne de son coté n'a fait aucun geste pour sauver les États du Pape. Son armée napolitaine est restée l'arme au pied. Le Royaume s'intéresse à ses fiefs européens, mais surtout à l'empire qu'elle se construit en Amérique (Or des Incas et visée sur le territoire des Aztèques).

En 1555, la ville de Louis bourg (Île Royale; en l'honneur du Prince Louis tué dans les Flandres) vient de recevoir sa Charte Communale. C'est la première ville Bourguignonne du Nouveau-Monde. Aussitôt des travaux de défenses puis de mise en place d'autorités Ducales sont entreprises.

Le 30 septembre 1556, Charles V se dessaisi de tout ses titres. Le 3 Octobre, comme le craignait la Régente, les Électeurs ont repoussé la candidature de Maximilien le Jeune, et c'est Ferdinand Premier d'Autriche qui sera couronné Empereur. C'est la haine des Princes Protestants qui a fait basculer le vote vers un Empereur qu'ils considèrent moins puissant.
La politique Allemande étant un échec, Marie II réoriente la diplomatie Bourguignonne vers l'Italie, laissant les problèmes au nouvel Empereur. Maximilien, fils de Louis de Bourgogne et Prince Héritier, est Duc titulaire de Modène. Son mariage avec Isabelle de Médicis est le premier acte d'un rapprochement souhaité avec les Grands-Ducs de Toscane pour contrer les Turcs dans la région. Mais les Médicis refusent cette alliance à leur yeux trop aventureuse.

L'Autriche et la Hongrie n'arrivent pas à se sortir de la guerre contre la Navarre-Savoie-Gênes. Ferdinand doit même céder le Kosovo à la Maison d'Albret.
La France a repris sa politique belliqueuse et a envahi le beau Duché de Bretagne, ne laissant au Duc en titre que le réduit de Brest.
1563, le destin s'acharne sur la Dynastie Bourgogne. Maximilien le Jeune décède dans sa 18ième année des suites d'une chute de cheval. C'est son fils, issu du mariage avec Isabelle de Médicis, tout juste âgé de 1 an, qui devient le futur Duc. Marie de Hongrie est confirmée Régente jusqu'à la majorité du futur Duc.
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La Guerre de Huit Ans.

En 1563, le Pape ayant réuni le Concile de Trente, en appelle à la Contre-Réforme et à la lutte contre la Réforme. La Bourgogne est la première à suivre la volonté Papale.
Face aux provocations des Princes Protestants et à la non intervention de l'Empereur, Marie de Hongrie décide d'engager la Bourgogne dans la première Guerre de Religion, la Guerre de 8 Ans.
En 1564, la Bourgogne, soutenue par ses alliés traditionnels, déclare la guerre au Duché de Clèves, allié à Cologne, au Palatinat et à la Hesse. La première partie de la guerre est courte, en 2 ans, Cologne, Clèves et la Hesse sont battus et leur Princes chassés. Seul, le Palatinat échappe à son annexion, son Prince s'étant reconverti au Catholicisme. Tous les autres Princes ayant refusé leur conversion, leur terres sont confisquées. La Hongrie récupère la province du Munster. Le reste échoie à la Bourgogne.
Les autres pays protestants ne peuvent admettrent une telle défaite. C'est la France qui engage la première le combat. Le renforcement de la Bourgogne en Allemagne ne peut pas être toléré. Charles IX tente de coaliser l'Europe. Il déclare la guerre en 1566. Il est bientôt suivi par tout les Princes Allemands. Tour à tour, le Thuringe, la Saxe, le Hanovre, le Brandebourg déclarent la guerre. Il n'est pas un pays protestant d'Allemagne qui ne prenne position en faveur de la Ligue Protestante. Les Pays-Bas, soutenus par le Danemark tentent de profiter de la situation.
Mais l'Alliance Catholique fait face et Anne de Hongrie porte ces efforts sur la France. Une armée marche sur Paris et force Charles IX a négocier une trêve et un paiement de 500 000 ducats. Puis tour à tour la Hollande, le Hanovre et la Saxe sont battus. Enfin, le Thuringe est envahi et Bade repris. La paix est acquise et le Margraviat de Bade intégré à la Bourgogne.
La Guerre de Huit Ans est une incontestable victoire Catholique.

En 1566, les problèmes dynastiques bourguignons reparaissent. Marie II de Hongrie disparaît après 26 ans de Régence. La Régence revient à son fils Guillaume de Bade-Luxembourg, bon diplomate mais qui manque du charisme de leader.
L'Angleterre en profite immédiatement pour déclarer la guerre. L'occasion est trop belle de venger la défaite protestante de 1564. Très vite, la Picardie est prise et les colonies américaines submergées.
Voyant les difficultés de Guillaume, la France reprend la guerre. C'est dans cette situation que Charles IV, devenu majeur, prend le titre de Duc. Le "petit Duc" est le portrait de son ancêtre le Téméraire. Diplomate et administrateur exécrable, il est un meneur d'hommes exceptionnel. Sa première tache est de repousser les français de Bourgogne. Deux armées sont constituées. La première libère la Suisse et se dirige sur le Dauphiné. La seconde, avec à sa tête le Duc, prend la direction du nord, refoule les anglais et assiège Paris.
En 1572, Charles IX demande une trêve. Il doit payer 500 000 ducats et céder le Dauphiné. La même année, le Duc Charles lance une campagne contre l'Angleterre. Il reprend la Picardie et assiège Calais.
L'année suivante, il porte la guerre en Angleterre. En 18 mois, il prend le Kent, assiège Londres et prend la capitale, qui est mise à sac. La "Reine Vierge", Élisabeth Ière est contrainte de signer la paix. Elle restituera les possessions américaines et cède la ville de Calais.
De cette campagne, Charles IV gagnera le surnom du "Cruel". Ces accès de colère et la furie avec laquelle il mène le combat et ne fait jamais quartier lui ont valu ce surnom.

Une paix précaire s'installe en Europe pendant 10 ans, seulement troublée par des conflits régionaux. Les Turcs ont profité des tensions entre chrétiens pour s'emparer de la totalité de la Sicile et prendre Naples aux Espagnols. L'Espagne accentuera son isolationnisme sur le continent et consacrera toutes ces ressources à développer ces possessions mexicaines.

Soucieux de reprendre la lutte contre l'Infidèle et à libérer Rome et les lieux Saints, le Pape annule les décisions du Concile de Trente prises 16 ans plus tôt et fait publier un Édit de Tolérance en 1582.
Le Duc Charles n'en poursuit pas moins ces objectifs. La même année, il déclare la guerre aux Pays Bas. Initialement battu par Guillaume de Nassau, il s'empare pourtant de la Zélande et débarque en Frise pour prendre Groningen. En 1584, les Provinces-Unis sont réintégrées dans le Duché, après 33 ans d'indépendance.
L'immense empire commercial des Hollandais passe sous pavillon Bourguignon. Des comptoirs au Mexique, Amérique du Sud et Asie. Mais surtout en Amérique du Nord où toute la côte entre l'Hudson et la Caroline sont hollandaises.

La décennie suivante, la Bourgogne doit mater quelques révoltes. Le Duc modernise et accroît son armée.

En 1594, après 12 ans de tractation, le Pape réussi à engager une croisade contre le Sultan. Venise, soutenue par la France, déclare la guerre en 1594.
Un an plus tard, Charles IV y voit un opportunité de reprendre Modène dont il est le Duc titulaire. Il s'engage dans la guerre. A Milan, 23 000 bourguignons soutenus par 15 000 autrichiens affrontent 50 000 turcs et leur redoutable cavalerie. C'est un désastre pour les turcs qui y perdent plus de 45 000 hommes. Charles IV n'hésitera pas à faire décapiter les prisonniers et crucifier les chefs Ottomans. Guillaume de Bade-Luxembourg, l'ancien Régent, tombera lors de cette bataille.
En un an, les places d'Émilie et de Modène tombent. Malheureusement, blessé pendant une escarmouche, Charles IV décède en décembre 1596.

Sans héritier direct, le titre de Duc revient au petit fils de Marie de Hongrie et fils de Guillaume de Bade-Luxembourg : Charles V de Bourgogne-Bade-Bavière.
Charles V rejoint immédiatement l'armée à Modène. Formidable chef de guerre, il prendra la Romagne, Naples et Rome en un peu plus d'un an.
Laissant une forte garnison à Rome, il rassemble 2 armées en Suisse et lance une campagne dans les Balkans. Libérant Pest, en Hongrie, sur le point de tomber, il continue jusqu'en Valachie où il défait plusieurs armées ennemies. Pourtant il ne poussera pas plus loin. L'éloignement de ses bases et les problèmes de renforts gênent ces mouvements.

La Croisade se généralise, les Princes du Nord et la Pologne en tête s'y joignant.
De 1599 à 1602, le Sultan est contraint de signer des traités de paix. En 1599, il cède Trébizonde et la Syrie à la Perse. En 1602, la Hongrie obtient la Podolie (en Pologne) et la Bosnie. L'Autriche reçoit la Croatie et une forte indemnité. Charles V accepte de négocier. Il obtient Naples, le Duché de Modène et 250 000 ducats.
Si Rome n'est pas encore libéré, un coup dur a été porté à la puissance ottomane.

A 22 ans, Charles V apparaît déjà comme un grand Prince. Seigneur d'un Duché puissant, fin diplomate et chef de guerre redoutable, il a tout pour devenir un jour Empereur. Il devra pourtant reconsolider les alliances, passablement détériorées par son oncle et réduire la fracture avec les Princes Protestants. L'hostilité affichée des Royaumes de France, d'Angleterre et d'Espagne seront autant de dangers. Ces pays affichent de fortes ambitions coloniales et l'empire commercial bourguignon est une proie bien trop vulnérable.
C'est aussi un admirable administrateur. Margrave de Bade (mais n'ayant pas la dignité d'2lecteur de son grand-père), il est fait Comte de Champagne et de Nevers à 17 ans. A ce titre, il fait investir plus de 750 000 ducats pour développer l'activité vinicole de la province. Sa première mesure en tant que Duc aura aussi été d'investir dans l'industrie textile du Hainaut.

La situation est globalement calme jusqu'en 1608. L'Empire Ottoman est contraint de céder l'Émilie à Venise pour terminer la Croisade.
La situation en Italie se tend. Le reflux des Turcs à laissé ma place à une mosaïque de puissances européennes avides de conforter leurs positions.
En 1606, après l'affaire de la "défenestration de Prague", l'Empereur Rodolphe II, par ailleurs Roi de Bohème et de Hongrie, entre en guerre contre les nobles de Bohême. Charles V soutient cette initiative. Il part à la tête d'une petite armée se placer dans le Bade pour prévenir toute attaque.
L'Angleterre en profite pour rallumer la guerre, avec comme objectif les territoires américains. Leur allié Iroquois brûle plusieurs comptoirs, mais une armée rapidement constituée part en territoire indien. Un petit parti de cavaliers coloniaux ravage le Canada britannique.

Henry IV se joint bientôt à la bataille avec ses alliés. Milan puis Modène sont prises. Les armées bourguignonnes reprennent Milan mais sont battues et retraitent vers Modène qu'elles prendront en 6 mois. Au nord, les opérations se déroulent mieux. Une forte armée a pris Paris et se dirige sur la Provence. Le Duc lui même a pris le commandement d'une autre armée et a débarqué en Angleterre et pris le Kent. Il se dirige maintenant sur Londres pour forcer James Ier d'Angleterre à la reddition. En moins d'un an, la capitale anglaise se soumet. Les négociations s'engagent et l'Angleterre cède Micmac et 250 000 ducats. Par ailleurs, la province indienne de Tuscarora passe sous tutelle bourguignonne.

Repassant la Manche, Charles V peut se concentrer sur les armées d'Henry IV. Il intercepte plusieurs détachement en Lorraine et Champagne. L'armée de Modène prend l'Émilie (traité de paix de Campo Formio avec Venise de 1607).
La Provence tombe, puis une armée reprend Lyon. Battu sur tout les fronts, Henry IV accepte de capituler et cède le Comté de Provence. La France perd son dernier port en méditerranée (hors l'enclave de Barcelone). La Navarre est aussi forcée de renoncer au Duché du Kosovo, rattaché au Royaume de Hongrie. La guerre s'achève en février 1608.
La Bohème, battue, a du remettre la Moravie à la Pologne et laissé l'Autriche annexer son vassal, le Thuringe. La paix est donc partout rétablie.
Pendant la guerre, et bien que le Duc soit en campagne, la diplomatie bourguignonne est restée active. Des subsides et une relation diplomatique améliorent peu à peu les relations avec la Saxe, pilier de toute l'Allemagne centrale.

Mais Charles V n'a pas le temps de profiter de la paix. A peine 6 mois plus tard, l'Empereur requiert de ces alliés de le suivre dans une nouvelle croisade contre les Turcs. La Bourgogne soutient l'Autriche. Les dispositions sont prises pour que l'armée de Naples investisse Rome et que l'armée de Modène prenne la direction de la Romagne.
Par contre, le manque de flotte en Méditerranée hypothèque le projet d'invasion de la Sicile. La flotte de la Manche devra donc faire voile vers Naples, et des dispositions seront prises pour reconstituer une Flotte Nord à Calais. Dans le même temps, une armée de secours devra être formée en Suisse. 12 000 hommes, soutenus par 3000 cavaliers et 10 canons devront prendre la direction de la Hongrie.
Peu après, l'alliance Franco-vénitienne rejoint la Croisade, mais sous un commandement indépendant.
Les combats dureront 2 ans. Après des succès, et quelques revers, Rome et la Romagne tomberont. Une expédition réussira à prendre Messine. Mais dans les Balkans, les troupes impériales n'avancent pas et la Croisade se révèle être un échec. L'Empereur décède pendant cette période et son successeur, Mathias, signe immédiatement une trêve avec le Sultan. Ceci annule tous les efforts et les gains territoriaux de la Bourgogne et de la Bavière.
Frustration supplémentaire, la France libère Rome un an plus tard et obtient la souveraineté sur la Ville Éternelle lors de la trêve qui est signée.

Charles V s'est aperçu des limites de sa marine lors des opérations navales en Méditerranée. Il décide d'investir 1 million de ducats dans la construction de Chantiers Navals à Anvers, dans les Flandres, décuplant la capacité de production de vaisseaux. Les budgets alloués à la marine seront augmentés pour mettre sur pied une véritable Flotte de Guerre.
Sur le plan intérieur, les fortifications sont améliorées sur toute la frontière avec la France. Le même plan sera mis en place pour les provinces du nord (Flandres, Brabant et Hollande) et les provinces côtières.

En diplomatie, le Duc dépense beaucoup pour nouer des relations avec les pays d'Allemagne. Après le rapprochement (tout relatif) avec la Saxe, le Brandebourg et le Hanovre ont conclu des accords diplomatiques avec la Bourgogne.

Un jeune capitaine aventureux, Thibaut de Flandres, s'est mis à la disposition du Duché. Envoyé en Amérique, il y a pris le commandement de 2 autres frégates et à fait voile vers la Californie, via Le Cap en Afrique. De cette base, il explore l'Océan Pacifique, cherchant de nouvelles terres.
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1617, l'Empereur Mathias appelle a une croisade. La Bourgogne suit. Elle occupe la Romagne et débarque en Sicile. En un an, elle conquiert toute l'Ile. En 1619, Mathias disparaît. Charles se porte candidat à l'Élection. Il espère que sa politique de réconciliation avec l'église Protestante a porté ses fruits. Malheureusement, c'est Ferdinand, duc d'Autriche, qui est élu, sous le nom de Ferdinand II.
Dépité par ce revers, Charles V cesse la croisade et signe une trêve avec le Sultan. La Bourgogne gagne la province de Romagne et le comptoir commercial de l'Île Bourbon.
D'ailleurs, cette croisade, comme la précédente, ne même pas à grand chose. Malgré les prouesses militaires de la Bavière, les troupes impériales ne progressent pas. En 1620, l'Empereur signe une trêve avec Murad IV, contre le versement d'une rançon de 250 000 ducats. Il laisse de ce fait la Hongrie livrée à elle-même. Ces province enclavées de Bosnie et du Kosovo sont sous le siège des troupes ottomanes. Sans possibilité de renfort, elle sont condamnées. Quelques années plus tard, la Hongrie consentira à céder le Kosovo, mais conservera le contrôle de la Bosnie.
Hors la Sicile, les Turcs ont été rejetés d'Italie. Sur les 6 provinces qu'ils occupaient, 4 sont revenus à la Bourgogne, créant ainsi les vastes Duchés de Modène et Naples.

Le seul gagnant de ces croisades à répétition, c'est le royaume de Pologne. En 1621, il détient dans la région les provinces de Bujak, Roumélie, Moldavie et Valachie.

Charles V se concentre désormais sur l'expansion économique de son Duché. Déjà, en 1617, les commerçant de Frise ont investi massivement pour créer une industrie de textile dans la région. Le Prince lui, a engagé plus de 1.5 millions de ducats pour développer l'activité vinicole du Bade et l'industrie drapière de Flandres. Le Duché est devenu l'un des pays les plus développés économiquement.
En 1620, la Bavière a pris conscient de l'état de faiblesse politique de l'Autriche. Elle accepte de lié son destin à la Bourgogne et reconnaît Charles V comme son Suzerain, tout en gardant un certaine autonomie militaire et économique. Le Duc de Bavière est fait Margrave de Suisse et de Bade, doté d'une rente de 100 000 ducats.

En guerre contre le Grand Sultan, la France reprend Rhodes, l'ancienne place des Hospitaliers. Elle conforte son image de protectrice de la Chrétienté et libératrice des lieux Saints.
En 1625, le Duc Charles déclare la guerre à l'2mir d'Alger, pour reconquérir Banat et la Serbie. La Bourgogne a prévenu l'Angleterre que si elle soutenait un pays païen, elle en subirait les conséquences. Pour montrer sa détermination, le Duc s'est posté à Calais avec 15 000 hommes et 70 canons. La plus grande partie de la flotte a été transférée en Manche. Ces intimidations font renoncer Charles Ier a soutenir son allié. Charles V peut alors se concentrer sur Alger.

En 1 an, la guerre est gagnée. Les territoires des Balkans ont été repris par une armée autrichienne commandée par le Maréchal Von Wallenstein. Une forte armée bourguignonne a débarqué près d'Oran, pris la ville et s'est dirigée sur Alger. Après un siège de 4 mois, la cité s'est rendue. Alger a accepté la paix en cédant ses provinces de Serbie et Banat et en versant 250 000 ducats de tribut. Ces 2 provinces sont données à l'Autriche en direct. Cela crée un tampon entre la Hongrie et l'Empire Ottoman et place l'Autriche en première ligne contre les Infidèles.

Le reste de la décennie est passé à renforcer la présence Outre-Mer de la Bourgogne, avec une implantation à Taranaki dans les Mers Australes et à Mindoro dans les Philippines.

Le Duché est réorganisé. Le Prince héritier, le Prince Henry est fait Comte de Champagne et de Nevers et Duc de Lorraine et du Luxembourg. Il a été marié à Christine de Médicis, fille du Grand-Duc de Florence, Côme II. Le second fils, le Prince Charles, est couronné Duc de Flandres-Brabant (Frise, Hollande, Zélande, Hainaut, Artois, Calais et Picardie). Le fils cadet, Albert-Ernest le Jeune Comte Von Oettinger, est Duc des Deux-Bourgogne (Bourgogne, Lyonnais, Provence, Dauphiné), margrave du Hesse et de Cologne. Le Duc prend lui même le titre de Grand-Duc d'Occident, titre porté par le Téméraire au 15ème siècle.

Une nouvelle offensive diplomatique est lancée en direction des Princes Protestants d'Allemagne pour la succession de Ferdinand.
Des centaines de milliers de ducats sont dépensés en cadeaux, subsides et rentes. Cette politique semble enfin donner des résultats puisque toutes les relations semblent normalisées. Les Électeurs du Palatinat et du Wurtemberg ont même adhérés à l'Alliance.
En particulier, le mariage avec la fille du Comte Palatin Philippe V a considérablement renforcé la position de Charles V au sein de l'Empire.
En 1635, l'alliance est reconduite. Seule la Bavière ne désire plus en faire partie et veut respecter une stricte neutralité (sous la protection bourguignonne).
Le mariage de Blanche de Bourgogne avec le Grand Duc de Toscane Ferdinand III permet à la Bourgogne de devenir le suzerain de ce Duché, auquel est ajouté la Romagne ( qui reste sous le contrôle direct de la Bourgogne).
Mais tout ce ballet diplomatique ne réussit pas à faire élire un Prince d'origine non germanique. A la mort de Ferdinand II, c'est son successeur Ferdinand III qui est couronné Empereur.
Pour consolider les liens avec la Maison d'Autriche, Charles V mariera, en 1645 son petit-fils et héritier Maximilien à la fille de Ferdinand, Eléonore.
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A la Conquête d'un Royaume
Puisque la Tiare Impériale est inaccessible, il ne reste qu'à conquérir une autre Couronne. Le choix est simple : Couronne de Sicile ou de Jérusalem. Des 2, c'est la plus prestigieuse que convoitera le Grand Duc d'Occident en lançant une nouvelle Grande Croisade.

Jusqu'à présent, seules 2 grandes nations se sont distinguées dans la lutte contre l'Empire Ottoman. Il s'agit de la Bourgogne, avec la reconquête de l'Italie, et de la France. Cette dernière a repris Rome et l'Île de Rhodes. Avec la vassalisation de la République de Venise, le royaume de Louis XIII confirme son retour sur le devant de la scène européenne et Méditerranée en particulier.
L'Espagne s'est distinguée en prenant la Province d'Albanie, exploit sans comparaison avec la Bourgogne ou la France.

Le Projet de la Grande Croisade.

Charles V est résolu a reprendre l'initiative dans la lutte et prépare une "Grande Croisade" ayant pour but de libérer les lieux Saints.
Au delà des armées, cette entreprise nécessite le rassemblement d'une immense armada en Méditerranée pour éradiquer les Pirates Barbaresques et améliorer les liaisons maritimes.
Le plan est simple mais risqué. Il s'agit de reprendre Jérusalem à l'Infidèle. Charles V caresse un autre grand rêve : Constantinople. Ce dessein remonte aux premières années de son règne lors de la Glorieuse Campagne des Balkans. Le manque de logistique et surtout de marine l'avait condamné à s'arrêter en Valachie. Cette fois, l'entreprise peut être menée à bien.

Préparation de l'Expédition.

En raison d'une forte probabilité de réaction française, une large partie de l'armée actuelle devra rester sur ces positions. L'armée de Clèves sera redéployée en Artois pour couvrir le Nord. Les armées de Bourgogne, Champagne et Naples seront laissées en garnison.
A Naples, une armée de réserve, formée de 20 000 fantassins et 5000 cavaliers sera levée. La corps principal sera fourni par l'armée de Provence, renforcée de 5 à 10 000 fantassins.
Un détachement de 10 000 hommes, actuellement stationné en Suisse, sera dépêché dans les Balkans.

La Flotte de Naples, de 28 bâtiments de guerre devra être renforce de 12 unités supplémentaires. La Flotte de transport de Provence (10 vaisseaux) sera renforcée de 5 autres bâtiments et sera escortée de 10 vaisseaux de guerre.

Dès 1638, la Croisade est lancée, prenant le prétexte d'un embargo commercial de la Turquie. La flotte appareille immédiatement et bat plusieurs escadres ottomanes. Puis, 6 mois plus tard, l'armée principale est débarquée sur la côte près d'Antioche. Après un premier assaut infructueux, Alep tombe en 2 mois. L'armée prend alors la direction du Liban. Mais harassée et en pays hostile, les pertes deviennent sévères.
Après un an de campagne, le Duc Charles décide de se croiser et de prendre la route de Jérusalem. Embarquant avec des renforts, il débarque au Liban en juillet 1639, relançant un siège qui s'éternisait.
Après la prise de Beyrouth et de Tripoli, l'armée est scindée en 2, l'armée sous les ordres de Charles V, avec l'essentiel de l'artillerie, longe la côte vers le sud, pour prendre les villes côtières.
Le reste de l'armée Croisée, essentiellement des cavaliers et fantassins, reste cantonnée près d'Alep pour intercepter toute armée ottomane. En 2 ans, toutes la côte et Jérusalem tomberont.
Dans les Balkans, l'intervention du détachement bourguignon restera anecdotique. Les troupes impériales prendront la Bulgarie et le Grand-Duc de Toscane s'emparera du Kosovo.

Fin 1640, le Palatinat et la Hongrie se retirent de la Croisade en obtenant de larges indemnités. La campagne est un succès, mais les craintes d'un réveil français vont pousser Charles V a renoncer à marcher sur Constantinople. Les négociations s'ouvrent, âpres. Le Sultan accepte de céder la Bulgarie et le Liban aux Croisés, ainsi qu'une rançon de 250 000 ducats pour la remise des cités capturées. Tout ceci en contrepartie d'une trêve de 5 ans. Par ailleurs, les restrictions commerciales sont levées.

Jérusalem, but de la Croisade, n'est pas encore libérée. Mais le Duc Charles a préféré s'implanter solidement sur le premier port de la côte de Palestine, facilitant des conquêtes ultérieures.

L'Espagne de 1641 est très isolée diplomatiquement. Amputée de la Catalogne et de Valence, elle s'est bâtie un empire dans les amériques. L'Or des Incas et des Aztèques inonde Madrid et fait de la Royauté espagnole l'une des plus puissantes et les plus craintes.
Récemment, le roi Felipe IV a proclamé son intention de recouvrer les territoires perdus. Anne d'Autriche, régence du royaume de France, ne tarde pas à réagir. Elle envoie une armée de 50 000 hommes commandée par le Prince de Condé dans le sud de la France. Diplomatiquement, elle rassemble une coalition contre l'Espagne.
La France, suivie de la Savoie et de Gênes, déclare alors la guerre à l'Espagne. Peu après, l'Empire Ottoman en fait autant. Et coup de poignard final, le Portugal entre aussi en guerre.
Les armées espagnoles sont débordées, bousculées.
Le Prince de Condé, qui se fera appelé après la campagne, le Grand Condé, prend de vitesse les espagnols. En 3 mois, les provinces de Navarre, de Gérone et d'Aragon sont prises. Madrid est bientôt assiégé.
Felipe IV doit signer la paix de Badajoz qui entérine l'amputation des 3 provinces conquises par Condé. Dans la foulée, le Petit Roi, Louis le Quatorzième, est couronné Roi de Navarre et d'Aragon.
Le Portugal arrachera 1 an plus tard la province d'Estrémadure ainsi qu'une rançon de 250 000 ducats.

En Bourgogne, cette guerre a été suivie avec attention. Elle marque le retour militaire de la France. Charles V décide de renforcer son armée. Mis en confiance par ce trop facile succès, Condé pourrait vouloir décider la Reine à reprendre la lutte contre la Bourgogne.
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Pourtant, c'est contre l'Espagne que se portent les armes bourguignonnes. Ce Royaume, encore en lutte contre les Ottomans, décident de fermer en juin 1646 leur marché aux commerçants bourguignons, coupables à leurs yeux d'être trop compétitifs.
S'engage alors 10 mois de tractations et de négociations pour faire annuler cette Loi. Mais rien ne peut faire revenir les Espagnols sur leur décision.
A bout d'argument, Charles V déclare la guerre en février 1647. En 3 mois, les colonies américaines de Savannah (côte Est), de Nehalem (côte Ouest) sont prises. Un contingent de 2000 cavaliers débarqué dans le Yucatan entreprend la conquête des colonies sud américaines de l'Espagne. Ces territoires non défendus tombent les uns après les autres.
Au Mexique, un autre groupe de cavaliers prend Matagorda et Biloxi. Voyant la ruine de leurs établissements américains, les Espagnols acceptent de négocier.
La Paix de Majorque de décembre 1647 impose à l'Espagne (et à son allié Nippon) de lever les sanctions économiques. L'Espagne doit en plus s'acquitter d'une indemnité de 250 000 ducats et remettre la colonie de Savannah à la Bourgogne.
Avec Savannah, la présence bourguignonne est continue de Manhattan au Golfe du Mexique.

Le roi Felipe IV d'Espagne se doit de redorer son blason, passablement terni par les défaites de cette décennie. Il lance une grande campagne contre Constantinople pour faire cesser la guerre qui l'oppose au Sultan depuis 4 ans. Victorieux, il s'octroi la souveraineté sur la Macédoine et le Kosovo, créant ainsi la Principauté Espagnole des Balkans.

La Dernière Croisade.

En 1649, Charles V, 69 ans, cherche de nouveau à partir en croisade pour libérer Jérusalem. Constantinople lui en donne l'occasion en décrétant un nouvel embargo commercial. La guerre est déclarée. Gênes, et l'alliance française partent aussi en guerre.
L'armée du Liban descend sur Acre et Jérusalem qui sont pris rapidement. Embarquant à Marseille, Charles V a décidé de frapper au cœur de l'Empire Ottoman en assiégeant Constantinople. Appuyé sur place par un contingent autrichien, la capitale tombe en moins d'un an. Malgré son age, le Duc participe au dernier assaut conduisant à la reddition de la citadelle.
Une première fois repoussé de Damas, l'armée du Liban se rassemble à Acre et repart à l'assaut de la grande cité du Moyen Orient. Elle tombera en 1651. Les alliés prennent Alep et Mossoul dans la province de Nuyssabin.
Les troupes autrichiennes échouent à prendre la Cilicie. Des milliers d'hommes meurent de soif ou désertent.
Janvier 1651, Charles, malade, décide de laisser le pouvoir à son petit fils, Maximilien. Lui même embarque à Smyrne pour revenir à Jérusalem où il décède le 12 juillet. Il aura terminé son règne comme il l'avait commencé, 54 ans auparavant, par une campagne victorieuse contre les Infidèles.

Dans son testament, Charles V demande à son successeur de ne pas laisser Jérusalem tomber de nouveau sous le joug Ottoman. Maximilien continue la lutte et va même l'élargir.

L'armée de Naples embarque et part envahir Alger. La chute de la ville entraîne le reddition de l'Émir. La ville est évacuée contre une rançon de 500 000 ducats, non payée d'ailleurs. Ensuite, une petite armée soutenue par des autrichiens mène une campagne dans la Corne Arabique. La Jordanie et la province d'"Arabie" sont prises. L'Arabie passe sous administration bourguignonne et est bientôt convertie au christianisme.

Finalement, en 1653, le Sultan accepte de remettre Jérusalem et Acre aux Officiers bourguignons ainsi que la somme de 250 000 ducats. Ainsi s'achève la dernière Croisade pour les Lieux Saints de Jérusalem.
Maximilien se fait couronné Roi de Jérusalem et des États Bourguignon de Palestine par le Patriarche de la Cité enfin libérée.
Les Grands Ducs de Bourgogne ont enfin obtenus la dignité royale qu'ils convoitent depuis tant de générations.

Maximilien, Électeur du Saint-Empire par décret de l'Empereur, est un fin diplomate, cultivé et courtois. Il n'excelle pas par contre dans le domaine militaire et économique. Néanmoins, les structures mises en place par Charles V pourront effacer cet handicap.
Le premier soin du nouveau Roi des États Bourguignons de Palestine est de faire une grande tournée d'inspection en Orient.

Un de ces courtisans, Guillaume de Rouvres, est nommé Grand Intendant de la Nouvelle Bourgogne. Sa mission consiste à développer l'implantation dans le sud de la Nouvelle Bourgogne. Il crée ainsi plusieurs colonies, dont celles de Santee, Miami, Tallahassee, Mobile….

Malheureusement, en 1656, Maximilien est tué au cours d'une révolte dans Jérusalem par la Secte des Assassins. C'est le dernier fils de Charles V, Albert-Ernest "le Jeune" Comte d'Oettinger, qui prend la Régence, aidé par le Conseil Restreint mis en place par Charles V.
Dès sa prise du pouvoir, Albert-Ernest, par son mariage avec Sophie fille de Eberhard III, obtient du Wurtemberg qu'il prête allégeance à la Bourgogne. C'est le quatrième pays vassal après la Bavière, le Palatinat et la Toscane.

Peut être Louis XIV, roi de France, compte-t-il profiter de cette crise dynastique. Des armées françaises sont signalées aux frontières. Le Régent ordonne l'amélioration des défenses en Italie et la levé de troupes supplémentaires. Ces mesures sont destinées à faire réfléchir la France, d'autant que l'introduction de la baïonnette donne aux régiments de grenadiers un avantage certain au corps à corps.
Pour la marine, la maîtrise technologique est aussi impressionnante, mais le Conseil Militaire préconise le renforcement des 2 escadres (30 vaisseaux en Méditerranée et 20 en Manche)
Profitant de la régence bourguignonne, c'est Léopold Ier qui est élu Empereur en 1658.

En Europe, plusieurs conflits importants éclatent pendant la fin de la décennie 1650 et au début de la suivante. Les pays du Nord de l'Empire sont particulièrement concernés, ainsi que la Pologne, l'Angleterre et la Russie. L'Espagne fait aussi son retour sur la scène européenne, alliée à la Pologne.
Heureusement, l'Alliance n'est pas concernée par ces conflits et reste une zone de prospérité et de paix. Il semble que la généralisation d'armes nouvelles comme la baïonnette ou l'artillerie de campagne soit la cause de cette recrudescence des combats.
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En 1664, l'Alliance est reconduite. Seuls le Palatinat et le Wurtemberg, sous la protection de la Bourgogne, ne sont pas réintégré. Ils se déclarent neutres et la Bourgogne jure de les défendre.

Une étincelle va pourtant plonger l'alliance dans la guerre. Le cœur du problème est la Podolie. La Diète de Hongrie a fait savoir au roi de Pologne qu'elle serait prête à lui remettre la Podolie contre paiement ou la Valachie. La réponse de ce dernier est hautaine et injurieuse. La Diète prend alors la décision de déclarer la guerre (sans l'avis de l'Empereur, roi de Hongrie).
L'Alliance est activée. La Bourgogne se retrouve donc en guerre contre la Pologne, la Bohème, la Poméranie, le Portugal et l'Angleterre . Cette dernière sera la cible principale.

Ces 5 ans de guerre peuvent se résumer en 5 campagnes.
- 1664 : la Campagne de Nouvelle Angleterre et du Canada. La cavalerie coloniale bourguignonne s'assure des territoires et confisque les comptoirs anglais de Nouvelle Angleterre et du Canada. Une expédition est même menée sur Hawaï. Mais cela ne démoralise pas Charles II d'Angleterre qui refuse la paix.
- 1665 : 1ere expédition d'Angleterre. Reprenant le plan de son père, le Régent Albert décide de faire débarquer une armée de 12000 hommes et 90 canons pour prendre Londres. Seulement, à peine sur le sol anglais, ils sont pris à parti par l'armée de 50 000 hommes du Prince Rupert. Le Corps Expéditionnaire est anéanti. Seule consolation (et encore!), le Prince Rupert est tué lors de l'affrontement.
- 1666 : Rappelant l'Armée de Hesse qui vient de refouler les Cosaques Polonais du Bade et levant une milice de Flandres, Albert s'apprête à envahir de nouveau l'Angleterre.
Le Portugal brûle les comptoirs sud américains. En représailles, une petite armée a débarqué au Brésil, anéanti les troupes locales et pris certains comptoirs. Le Portugal accepte alors une paix blanche. L'Empereur n'a pas apprécié être mis devant le fait accompli et considère désormais que les 2 pays mènent 2 guerres séparées. Il va jusqu'à décliner l'offre de reprise du Thuringe par notre armée.
Le Régent veut donc en finir avec l'Angleterre. Pour tromper l'armée de Monck (successeur de Rupert), il a décidé de débarquer dans le nord de l'Angleterre, d'y attirer l'armée anglaise, de se retirer et de prendre Londres d'assaut alors que les anglais seront au nord. Ce plan nécessite un général volontaire et manœuvrier, en aucun cas le courtisan qui a été choisi, De Lussac. Tout commence bien. L'armée de 80 canons, 27 000 hommes et 3000 cavaliers débarque et anéanti bientôt une milice anglaise forte de 13 000 hommes venue s'opposer à l'envahisseur. De Lussac prend confiance et décide d'attendre là Monck. L'armée anglaise des Royal Grenadiers est bientôt en vue, forte de 50 000 hommes. De Lussac prend peur et ordonne alors la retraite, ce qui crée une véritable panique dans le camps. Monck déboule avec ces 11 000 cavaliers dans le camps bourguignon totalement désorganisé. La bataille est une véritable boucherie. L'armée bourguignonne est anéantie et seuls les 20 canons déjà embarqués sont sauvés du désastre.
- 1667. Le Régent veut sa revanche. Une nouvelle armée est constituée à Calais. 100 canons, 35 000 hommes. Le débarquement se fait directement à Londres. L'assaut est lancé prématurément. Il est sur le point de réussir, mais les défenseurs repoussent les dernières vagues. 8000 hommes sont tombés et le moral est au plus bas. C'est le moment que choisi Monck, revenu à marches forcées du nord, pour lancer son attaque. L'armée bourguignonne est prise par surprise et totalement anéantie.
- 1668. La 3ème Campagne d'Angleterre s'ouvre. Une nouvelle armée a été levée. 35 000 hommes et 80 canons qui feront face aux 45 000 hommes de Monck. Le débarquement est prévu dans le Kent. Il a été décidé de mettre la Tamise entre l'armée anglaise et l'armée des Flandres. Monck devant la traverser, la bataille s'engagera avec un handicap, et une fois l'armée anglaise battue, plus rien ne s'opposera à l'invasion. Mais une fois encore Monck et ces Grenadiers vont manœuvrer plus rapidement. L'armée des Flandres est sévèrement battue et 25 000 hommes et 50 canons perdus. La dernière campagne de Monck est un incroyable succès.

Cette ultime défaite ébranle fortement la position du Régent. Le peuple gronde et différents gouverneurs refuse de verser la moindre taxe pour continuer la guerre(perte de stabilité). Pour éviter l'affront, le Régent négocie une paix blanche avec la Pologne. Mais il ne peut éviter que tout les territoires de Nouvelle Angleterre et autres possessions anglaises soient rendues.
Cette guerre a été catastrophique pour la Bourgogne.

Pour les autres membres de l'Alliance, les fortunes ont été diverses. L'Autriche s'est emparée de la Moravie et de la Valachie après avoir battu l'armée polonaise a de nombreuses reprises. Par contre, la Diète Hongroise a du céder, sous la pression de l'Empereur, son territoire de Podolie.

Le parti de la Guerre qui conseille le Régent ne désarme pas. Pour eux, ce qui n'est pas officiellement appelé une défaite ne peut faire que mauvaise impression et pousser la France ou l'Espagne a profiter de la faiblesse supposée de l'armée. Il leur faut donc frapper un grand coup pour restaurer la puissance des armes de Bourgognes. Le Sultan a profité des démêlés avec l'Angleterre pour fermer ces marchés aux marchands bourguignons. C'est là l'occasion idéale. La guerre est déclarée en juillet 1669. Elle durera 5 ans et sera plus sanglante que prévue. Cette fois ci elle sera conduite par le Roi de Jérusalem, François Ier l'Oriental.

D'entrée, tout se déroule de travers. Une armée de 12 000 hommes et 60 canons est surprise et anéantie dans le désert de Jordanie par 30 000 turcs. Ceux ci se joignent à 35 000 Hedjaz pour assiéger la Province bourguignonne d'Arabie.
Au nord, l'armée est repoussée d'Alep. Devant le recul général des troupes, le Régent décide alors d'engager l'armée d'Italie. Celle ci débarque en 1670 au Caire, qu'elle prendra après un an de siège.

Les Autrichiens se retirent très vite de cette guerre. Une armée de 50 000 hommes prend d'assaut Constantinople. Le Sultan paie 250 000 ducats le retrait de l'Empereur. La Toscane arrivera au même accord après avoir pris la Capitale elle aussi .

Peu à peu, la situation se rétablie. La garnison d'Arabie soutient le siège et des dizaines de milliers de combattants ottomans meurent de soif et de faim.
Au nord, Alep est finalement prise ainsi que Damas. L'armée d'Italie remonte sur Ascalon. Le désert dévore les hommes et des renforts sont nécessaires.
En 1672, une vigoureuse contre offensive ottomane reprend Alep et Damas. Mais l'armée turque est stoppée en Jordanie, occupée par l'armée d'Italie. En 1 an, les 2 villes seront reprises.
Une autre armée prendra en 1674 la capitale des Hedjaz. Leur Émir cède la petite ville de Tabuk ainsi que la Jordanie et 250 000 ducats en échange de la paix.
2 mois plus tard, le Sultan accepte la paix aux conditions bourguignonnes : Alep et le Sinaï.

Les gains d'une telle guerre peuvent paraître minces. L'objectif principal de restaurer l'image de l'armée n'a pas été atteint. Du temps de Charles V, une seule année avait suffit à mettre l'Empire Ottoman à genoux et jamais une armée n'avait été totalement anéantie. Cette fois, la victoire a semblé un instant échapper aux Bourguignons. Surtout, les effectifs de l'armée n'ont jamais été aussi bas depuis plus de 50 ans, laissant le pays exposé à une attaque française.
Néanmoins, les frontières du Royaume de Jérusalem ont été repoussé. Au sud, le Sinaï est un rempart naturel à toute invasion. Au nord, la renaissance des Principautés d'Édesse et d'Antioche est une garantie de protection de Jérusalem. De plus, avec Tabuk, le Royaume a maintenant un port stratégiquement très important sur le Mer Rouge.
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En 1674, c'est toujours Albert-Ernest, Comte Von Oettinger, qui assure la Régence. Logiquement, c'est François, actuel Roi de Jérusalem, qui devrait monter sur le trône. Mais celui ci refuse de quitter l'Orient et a délégué ces pouvoir à son oncle Albert, qui continue ainsi d'être Régent. Tout juste a t'il accepté d'épouser Caroline de Saxe-Eisenach, renonçant de fait à son "harem à l'oriental".
Les États de Bourgogne sont de plus en plus Schizophrènes. D'un coté la Bourgogne, vassale de l'Empereur, centrée sur ces territoires européens et ces colonies. De l'autre, le Royaume de Jérusalem et les États Bourguignon de Palestine.

Entre 1674 et 1678, les français se font de plus en plus pressants. Plus de 90 000 hommes sont massés aux frontières, sans parler des 90 000 savoyards et 50 000 génois. Face à ces effectifs, la Bourgogne n'aligne que 55 000 hommes, largement dépourvus d'artillerie. Les alliés complètent quelque peu ces effectifs. Les Toscans ont une armée de 75 000 hommes et les Autrichiens peuvent mettre en ligne rapidement une armée de 30 000 hommes.
L'armée française stationnée à Paris est la plus préoccupante. Elle est forte de 62 000 hommes et est commandée par un certain Maréchal Vauban, Inspecteur Général des Fortifications. On dit qu'il a porté la technique du siège à un niveau jamais atteint précédemment et c'est justement ce qui inquiète le Régent.

Pourtant, alors que d'importants crédits sont nécessaires pour lever une armée, ce sont 2 millions de ducats qui sont envoyés en Palestine, sur la demande de François Ier.
Ils vont servir à développer économie, infrastructure et fortifications. Le Roi a même ordonné d'investir près de 1.2 millions de ducats pour développer l'industrie textile à Antioche et Alep. Il veut que la Palestine soit aussi prospère que le Brabant ou les Flandres.
Du coup, les 12 000 fantassins, levés à Lyon pour former une nouvelle armée, sont incorporés à l'Armée de l'Artois qui aligne maintenant 25 000 hommes et 80 canons.
En 1678, le Régent Albert, dernier fils de Charles V, décède. Persuadé par sa femme, Caroline de Saxe, qui exerce de plus en plus d'influence sur lui, François Ier revient à Dijon pour y assumer son rôle de Grand Duc d'Orient.
Le Royaume d'Orient peut désormais assuré seul sa défense et ces revenus sont assez importants pour soutenir une guerre. Depuis plusieurs années d'ailleurs, l'essentiel de l'effort de colonisation se porte sur la Palestine où le Sinaï, la Judée et bientôt la Jordanie sont complètement pacifiés. La Capitale politique du Royaume a été transférée de Beyrouth à Jérusalem.

Celui qu'à la Cour de Versailles ont appelle le "Petit Roy Peureux", arrive à Dijon en avril 1678. Il ne peut compter que sur son alliance avec l'Empereur et les relations de sa Protestante d'Épouse avec les Princes d'Allemagne du Nord.
Louis XIV ne rêve que de lui reprendre l'Artois et la Provence. Carlos II d'Espagne se pique de le qualifier de "Soi-Disant Roy de Jérusalem" montrant ainsi qu'il se considère comme le Roi-Titulaire de Jérusalem.

François Ier arrive en 1679 à Dijon. Évaluant la situation, il décide d'augmenter de façon significative les troupes, portant leurs effectifs à 2 armées de plus de 50 000 hommes et un embryon d'armée de réserve de 20 000 hommes.
L'Émir de Tunis détenant la province allemande du Holstein, le nouveau Duc lui déclare la guerre en 1680 pour montrer son attachement à l'intégrité de l'Empire. Bientôt, le débarquement de l'armée de réserve est un succès et le Holstein est pris. Mais Tunis refuse la paix. La guerre se porte donc au sud. L'allié de Tunis, Oman, détient la riche Île de Zanzibar, à mi chemin entre le Cap et la Palestine. Importante stratégiquement, une armée y est débarquée en 1681 et l'île est prise. Mais là aussi Oman refuse la paix. Ce n'est qu'une fois les 3/4 du pays occupés et Mascate, la capitale, prise que Oman consentira à céder Zanzibar, qui est immédiatement convertie au catholicisme.

La Bourgogne lance une offensive en 1683 contre l'Empire Hafside. Une armée de 20 000 hommes et 60 canons débarque en Tripolitaine. Mais elle doit affronter l'armée tunisienne, forte de 62 000 hommes dont 15 000 redoutables cavaliers. Les pertes tunisiennes sont énormes, mais l'armée de Naples doit rembarquer, laissant 12000 hommes sur le sable de Tripoli.
Un nouveau débarquement est entrepris directement sur Tunis en 1684. Cette fois, l'armée Hafside est complètement battue et Tunis se rendra 6 mois plus tard. La Paix est signée et le Holstein revient sous administration bourguignonne, au nom de l'Empereur.

1683 : incident diplomatique avec la Toscane. Le Grand Duc est un cousin de François Ier et son vassal. Le Duc François lorgne sur la formidable armée assemblée à Florence. Il fait donc la proposition suivante à son Cousin :
- Son Duché de Florence contre la Vice Royauté de Jérusalem et le titre de Sénéchal des États de Palestine. Ulcéré, le Duc de Toscane refuse avec hauteur et brise son lien de vassalité, entachant gravement les relations des 2 pays.
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L'environnement International :
- la France s'affirme de plus en plus sur la scène Méditerranéenne. Au terme d'une crise politique majeure, point final d'une longue décadence, Venise décide de son rattachement au Royaume de Louis XIV. D'ailleurs, le règne de Louis XIV est une période de fastes pour le royaume qui s'industrialise et développe son empire commercial (principalement en Amérique du Nord). Diplomatiquement,
- L'Émirat Hedjaz ne s'est pas remis de sa défaite, et un coup d'État place le Grand Sultan de Constantinople sur le trône.
- En Espagne, la politique menée par Carlos II mène à une guerre civile. Celle ci est toutefois de peu d'importance, touchant principalement quelques colonies sud américaines. Toutefois, les musulmans de la Sierra Nevada en profitent pour ressusciter un éphémère Émirat de Grenade, bien vite reconquit par des troupes loyalistes.
- L'Europe de l'Est est secouée par des guerres périodiques, entraînant la Pologne, la Russie et le Brandebourg.
- L'Angleterre, entraînée dans les guerres de son allié polonais, voie ces colonies ravagées par les Russes. La colonie de Ticonderoga doit même être cédée. En 1689, c'est le territoire des Hurons qui doit être cédé. Dans la foulée, la Russie installe 3 comptoirs alentours, devenant un acteur majeur de la colonisation nord américaine.
- La Russie est en pleine expansion. Après avoir connu une "période de troubles", l'Ours Russe s'est réveillé. 2 Guerres gagnée contre l'Angleterre lui ont donné un solide pied-à-terre en Amérique du Nord. Le pays semble aussi avoir trouver un "corridor" pour atteindre la Sibérie. Novgorod est ainsi devenu l'un des centres de commerces les plus riches en Europe.
Le Tsar est devenu aussi roi du Danemark en 1692, et revendique un droit de regard sur l'Allemagne du Nord. La Russie est ainsi de plus en plus considérée comme un rival par la Bourgogne, et la tension entre les 2 pays augmente. Un espion a même réussi a s'emparer des cartes russes, montrant l'ampleur du développement vers la côte Pacifique.

En 1688, la Bourgogne arrive à un accord avec la Hongrie. Contre le paiement de 600 000 ducats d'or, la Diète remet le Duché de Munster à la Bourgogne. Avec cet argent, la Hongrie entame l'industrialisation de la Ruthénie.
François Ier ordonne aussi une grande campagne de fortifications dans les provinces du nord et de Hollande. 700 000 ducats y sont investis.
Dans un souci d'apaisement, l'Espagne et la Bourgogne renouent leur relation diplomatique.

La fin du siècle est plutôt calme. Une grande partie des ressources sont employées à développer le potentiel économique du Duché.
En Palestine, les efforts consentis pour développer l'économie régionale se révèlent payants. Antioche est reconnu comme un grand centre de commerce par lequel transite désormais les marchandises du Moyen Orient et d'une partie de l'Indes, éclipsant les marchés d'Alexandrie et de Constantinople. Mais cela a aussi l'inconvénient de raviver la concurrence européenne sur ce marché.

L'Autriche, sous la ferme poigne de Léopold Ier, se développe considérablement. La paix a été mise à profit pour développer les États Héréditaires de l'Empereur. L'autorité autrichienne s'affermi de plus en plus sur la Hongrie, désormais obligée de reverser la moitié de ces taxes à l'Empereur. Mais Léopold sait que la puissance des Habsbourg repose sur ce titre d'Empereur, "propriété" de la Maison Habsbourg depuis bientôt 2 siècles. Il engage alors des pourparlers avec François Ier de Bourgogne en vue de conserver ce titre. Cela abouti à l'accord secret de Salzbourg de juillet 1703, par lequel François Ier reconnaît le caractère héréditaire du titre d'Empereur du Saint-Empire Romain. En contrepartie, la Bourgogne est libre d'intégrer ces "Etats-Clients" de Bavière, Wurtemberg et Palatinat.


1705 : l'Année de l'Unification.

En mai 1705, Léopold disparaît. Conformément à l'accord, Joseph Ier est couronné Empereur. François Ier met en application les termes de l'accord. Le 4 juin, le Duché du Wurtemberg est intégré à la Bourgogne. Le 10 Septembre, c'est la Bavière qui accepte son rattachement. Maximilien II Emmanuel deviendra le Gouverneur-Général des États Allemands de Bourgogne, hissant la Dynastie Wittelsbach au quasi rang de Prince d'Empire (si la Bourgogne avait été un Empire).
Le Palatinat refuse quand à lui son agrégation à la Bourgogne, souhaitant garder, pour le moment, une certaine indépendance dans l'Alliance.

Mais ces "annexions" en cascades tendent violemment les relations en Europe. Les États Allemands voient d'un œil inquiet cette soudaine attitude hégémonique de la Bourgogne. Louis XIV peut difficilement accepter ce renforcement de la puissance bourguignonne.

Cette étincelle, c'est la Bourgogne qui va l'allumer. En Amérique du Nord, le développement bourguignon est lent, car les colons se font rares. La France en a profité pour implanter des comptoirs dans l'intérieur des terres en rayonnant à partir des Grands Lacs. La Russie et dans une moindre mesure l'Angleterre concurrencent aussi l'influence bourguignonne. Pour les Conseillers de François Ier, la prise de contrôle des Nations Indiennes redonnerait une position dominante à la Bourgogne. De plus, les colonies françaises de Fort Pontchartrain et Fort Niagara seraient à porté de canons.
Le conflit devient d'autant plus nécessaire que la Russie s'est alliée aux nations indiennes et augmente ces effectifs en Amérique. C'est une menace à moyen terme pour la Nouvelle-Bourgogne. Il convient donc de frapper en premier.

L'État-major, dans la prévision d'un conflit étendu, envoi de nouvelles directives à chaque commandant, fut-il au fin fond des Amériques. Le plan est simple, et reprend trait pour trait la stratégie du grand Charles V : c'est la guerre globale. Chaque colonie de l'ennemi devra être conquis pour mettre à mal son économie. Dans cette optique, des troupes locales, cavaliers mais surtout milices, sont formées dans les colonies africaines et asiatiques.

L'offensive est lancée en février 1707. Les troupes indiennes sont vites mises en déroutes et les faibles contingents russes balayés. Toutes les possessions russes d'Amériques du Nord sont occupées. 2 armées conquièrent méthodiquement toutes les places fortes indiennes sans rencontrer de résistance.
Sur le continent, l'armée du Holstein envahi le Jylland, tandis que l'Escadre de la Manche écrase la marine russe dans le Jütland. Le Jylland, privé de renfort, ne tarde pas à tomber. Pour assurer une paix favorable, le Duc décide de lancer en 1708 2 expéditions. La première débarque en Sibérie et commence a ravager les comptoirs russes et colonies sans garnison. La seconde, plus conséquente, débarque au nord de la Norvège et remonte la côte.

Le Tsar s'avoue vaincu. Il demande la paix et accepte de laisser le Jylland et Ticonderoga. Désormais complètement envahi et abandonné de son seul allié, la nation iroquoise accepte de se soumettre à l'autorité bourguignonne. La guerre se termine donc en septembre 1709 sur une incontestable victoire. Aucun pays européen n'a osé s'opposer à l'hégémonie dijonnaise. La France et l'Angleterre sont restées de marbre. Seule l'Espagne manifeste son mécontentement en accroissant la concurrence à Samar, la plaque tournante du commerce asiatique.

Pendant 5 ans, la concurrence se révélera féroce sur ce marché. Le Duc a signifié que tout embargo commercial mènerai à la guerre et à la confiscation de cette île de Samar.
Felipe V décide de franchir le Rubicon en novembre 1714, expulsant manu-militari les marchands bourguignons des possessions espagnoles.
La réplique ne tarde pas et en janvier 1715, la guerre est déclarée. Pendant que l'Autriche lance une campagne sur la Principauté espagnole des Balkans, les opérations bourguignonnes se concentrent outre mer.
Une petite force de siège débarque à Samar et investi l'île, qui tombera après un peu moins d'un an de siège.
L'armée de Saltillo attaque au Mexique et l'armée de Floride attaque la côte nord du Golfe du Mexique atteignant Matagorda qu'elle assiège.
De petits contingents de cavaliers sont débarqués en Amériques central, pillant et prenant les colonies sans défense.

En un an de guerre la situation est favorable à la Bourgogne. Samar est tombé et la Côte Ouest d'Amérique est sous contrôle.
L'armée de Saltillo a été repoussée, mais l'armée venant de Floride, ayant pris Matagorda, s'apprête à déferler sur le Mexique. Les cavaliers débarqués en Amérique centrale, après s'être assurés de leur objectifs respectifs, se sont joints en une armée, récemment renforcée de fantassins et de canons, qui empêche tout renforts espagnols vers le Mexique. De même, la marine tient le Golfe du Mexique.
Felipe V comprend que la situation est désespérée et qu'il risque de perdre le Mexique. Il choisi donc la voie diplomatique et accepte la paix de Salzbourg en 1717. Samar est confisqué et passe sous administration bourguignonne. L'Espagne doit aussi renoncer au Kosovo qui est donné aux Autrichiens, vainqueurs dans les Balkans. L'Espagne s'acquitte d'une indemnité de 250 000 ducats et annule son décret d'embargo commercial.
Pour la Perse, alliée de l'Espagne, la guerre est perdue depuis un an déjà. Dès le début des hostilités, l'armée perse forte de 45 000 hommes dont une majorité de cavaliers partent de Damas, récemment reconquise sur les Turcs, pour attaquer Alep.
Elle se heurte sous les murs d'Alep à l'armée bourguignonne et ces 28 000 hommes. La puissance de feu, la disciple et une armée résolument plus moderne ont vite raison de la fougue des intrépides cavaliers perses. En moins de 3 heures, c'est un véritable massacre et se sont moins de 3 000 hommes qui parviennent à faire retraite vers Mossoul.
Manœuvrant rapidement, l'armée sud de Palestine prend la direction de Damas maintenant sans défense. La cité et la province de Syrie sont prises en 6 mois. Puis traversant le désert à marches forcées, les bourguignons se présentent sous les murs de Bagdad. La stupéfaction des habitants est complète. Croyant le désert comme leur plus sûr rempart, les gouverneurs successifs de la grande cité ont négligés l'entretien de l'enceinte (Forteresse minimale). La Perle de l'Empire Perse tombe au premier assaut.
L'émissaire du Grand Duc peut alors négocier en position de force à partir de Bagdad, d'autant qu'il vient d'apprendre que Mossoul est maintenant assiégé par un détachement de l'armée d'Alep.
La paix est conclue contre le paiement de 500 000 Besants d'or par la Perse.
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Une fois encore, la France n'a pas bougé. Mais cette fois, Philippe d'Orléans, le Régent, a profité d'une crise dynastique de la famille Savoie-Carignan pour s'accaparer la principauté, créant une dangereuse enclave française forte de 90 000 hommes.
La Russie n'a pas protestée. Elle s'est contentée de suivre son nouvel allié Suédois, un pleine expansion, dans une guerre contre les Principautés allemandes et les Chevaliers Teutoniques. Très vite, ceux ci sont rayés de la carte et les Suédois font une irruption en Europe du Nord, en annexant aussi la Ligue Hanséatique. Cependant, ils sont obligés de céder Brême devant l'avance d'une armée brandebourgeoise de 100 000 hommes bien entraînés. Il leur reste en Allemagne que le Duché de Mecklenburg avec la très riche ville de Lübeck. Cette intrusion est vue d'un très mauvais œil par l'Empereur et surtout les Seigneurs de la Guerre bourguignons, tout auréolés de leurs récentes campagnes victorieuses.
Cette guerre a aussi renforcé le Brandebourg, dont tout le monde s'accorde à dire qu'il sera la prochaine proie du Grand Duc.

La renommée, à son zénith, de la Bourgogne entraîne le ralliement du Palatinat qui accepte son intégration au Duché de Bourgogne. Le même mois, la Saxe se déclare vassale de Dijon. Après les victoires militaires, les victoires politiques et diplomatiques prennent le relais de l'apothéose bourguignonne.


Grisé par son succès, le Grand Duc François Ier n'allait pas tarder à se laisser entraîner dans une nouvelle guerre. Cette fois, c'est la Suède qui est visée, et principalement la ville de Lübeck.
La Campagne débute en 1722. La Russie préfère renoncer à son alliance et la Suède reste seule en ligne.
En moins d'un an, Lübeck est prise et la Flotte Suédoise coulée ou dispersée. Une petite expédition s'empare même des Îles du Cap Vert propriété suédoise depuis plus d'un siècle et demi.
Cependant, le plus dur reste à faire : faire plier le roi Frédéric Ier en portant la guerre en Suède même.
Le débarquement est effectué par une armée de 20 000 hommes et 5000 cavaliers soutenus par 120 canons dans la province de Skäne. Lewenhaupt et son armée de 36 000 hommes se porte alors au devant de l'envahisseur. La bataille a lieu sous les murs de Lund. L'armée suédoise est mise en déroute et Lewenhaupt retraite à Smäland avec les 2 000 hommes qui lui reste.
L'armée bourguignonne mettra tout de même 8 mois à venir à bout des murs de Lund. La Forteresse de Alvsorg se révèlera moins solide et tombera au premier assaut. La route de Stockholm est ouverte, mais le général bourguignon préfère établir ses quartiers d'hiver à Lund.
Le répit est mis à profit pour entamer des pourparlers. Frédéric Ier offre la ville de Lübeck et les Iles du Cap Vert. Le traité de paix est accepté en Décembre 1724 et le corps expéditionnaire ré embarque pour le Jylland le même mois.

La messe est dite, la Suède ne restera qu'une puissance régionale. Son seul axe d'expansion, tant qu'elle reste l'alliée de la Russie, a été coupé par la Bourgogne. Le Grand Duc a de plus en plus tendance à considérer les affaires allemandes comme des affaires internes à la Bourgogne. Les relations sont donc de plus en plus tendues avec le Brandebourg qui rejette catégoriquement une quelconque sujétion. L'Empereur commence aussi mal s'accommodé de cet état de fait. Les relations se dégradent petit à petit, malgré les marques de plus en plus fréquentes de soumission à la Couronne Impériale (i.e. cadeaux) .

Peut être le décès de François Ier en 1726, à l'age de 78 ans, marque t il un tournant dans l'histoire bourguignonne. Son héritier, Charles VI, né en 1672, semble beaucoup plus "pacifiste".
Souverain somme toute moyen, François Ier a pendant 48 ans imprimé sa marque dans l'Histoire de la Bourgogne. Il laisse un Grand-Duché au faîte de sa gloire et passablement orgueilleux, une nation capable de souffler le chaud et le froid dans la politique européenne grâce à une armée bien entraînée et moderne et à une Marine que nulle autre de peut surclasser.
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Charles VI est un gestionnaire capable , mais fort peu porté sur l'art de la guerre. Rompant avec la tradition des Grands-Ducs à l'allure martiale, il ne prend d'ailleurs pas le commandement de la Grande Garde qui a ces quartiers à Arras.
Le "Prince poète" a un charme et une prestance naturelle qui fascinent. Cela en fait un diplomate efficace même si il ne brille pas par son talent. Son seul centre d'intérêt est l'Art et il montre bien peu de goût pour gouverner.
Les 4 premières années de son règne sont effectivement tranquilles. Déplaçant la cour de Dijon, qu'il juge trop austère, à Lyon, il y mène une vie fastueuse faite de fêtes et de réceptions. Il décide d'ailleurs de doter la cité d'un majestueux théâtre et d'une université.

Mais l'Europe s'embrase une nouvelle fois. Dès 1727, la Suède a allumé la première mèche et a déclaré la guerre à l'alliance polonaise. Cette dernière, Homme malade de l'Europe, est submergée et doit céder 2 principautés, Koursk et Voronej, à la Suède ainsi que 250 000 ducats de tribut. La Russie quand à elle ne reçoit que 60 000 ducats de dédommagement.
En 1728, c'est l'Angleterre qui déclare la guerre à l'Irlande, alliée de l'Espagne. Si la Poméranie et le Portugal suivent, la Pologne et la Bohème renoncent à partir en guerre. Charles VI en profite pour ramener la Bohème dans la Sphère allemande et l'intègre à l'Alliance. 2 ans plus tard, la Diète de Prague se mettra sous la protection de la Bourgogne.
De cette guerre, le choc hispano-portugais verra la grande victoire du Portugal. Pénétrant par le Léon, une armée portugaise assiège et prend Madrid. Puis, prenant à revers l'armée espagnol en Estrémadure, elle l'anéanti et reprend le contrôle de la province. Philippe V est alors contraint à la négociation et céde le Léon et 250 000 ducats à Lisbonne. Les opérations militaires espagnoles seront dès lors très limitées.
Le Sultan se met bientôt de la partie en attaquant la France. Ahmed Ier veut récupérer l'Île de Rhodes et Chypres. Il déclare la guerre en 1729.

Le parti de la Guerre bourguignon veut aussitôt en profiter. Il décide le Duc Charles à déclarer la guerre à la Sublime Porte en 1730.
Le but de la campagne est la libération de la Sicile, pour ainsi reconstituer le Royaume des Deux-Siciles.
L'armée de Naples est alors engagée. Elle prendra la Sicile en un an. Puis en 1731, c'est l'expédition de Morée. Mais en juin 1731, la donne change radicalement.

Le Brandebourg a constitué une Ligue. Face à l'expansionnisme de la Bourgogne de ces dernières années, l'Électeur Frédéric-Guillaume Ier déclenche une guerre préventive. Son allié le Hanovre se laisse entraîner dans cette guerre. Un mois plus tard, c'est la Suède et la Russie qui se joignent à la guerre. Le front Méditerranéen n'est donc plus prioritaire, les opérations militaires vont donc s'y ralentir.

La Bourgogne mobilise face à la menace brandebourgeoise. Heureusement tout ces alliés ont répondu à l'appel. Pour les aider dans leur effort de guerre, Charles VI décide de leur envoyer à chacun (Bohème, Saxe et Autriche), un subside de 250 000 ducats.
Les 2 armée danoises sont mises à contribution. La première forte de 20 000 hommes et 120 canons assiège Brême. La seconde, qui compte 35 000 hommes, fait mouvement vers Berlin pour y intercepter des renforts. L'objectif est de coupé le Hanovre du Brandebourg. Une troisième armée, partie du Duché de Clèves va assiéger Hanovre.
Une quatrième armée est rassemblée dans le Duché de Hesse, agglomérat des conscrits. Ces effectifs seront peu à peu portés à 90 000 hommes. Elle est laissée en réserve, prévenant tout mouvement brandebourgeois.

Face à la menace Russo-suédoise, seule la Flotte est mobilisée pour empêché tout débarquement. En Amérique du Nord, les colonies russes sont envahies et leur comptoirs brûlés. Une petite colonie suédoise de Tampico est occupée.

En 1732, l'armée de Bavière et ces 45 00 hommes et 100 canons, entre en campagne. La Silésie est tombée devant l'armée de 100 000 brandebourgeois. La contre offensive de toutes les armées bourguignonnes et alliées est un succès. Le Brandebourg ne peut que faire le siège de la Saxe, tandis que l'armée hanovrienne a été anéantie.
1733 est l'année des désillusions. En mars, le Hanovre tombe, mais par décision de l'Empereur, c'est à la Saxe que revient le contrôle de la province. Le mois suivant, un petit détachement autrichien vient prendre le commandement du siège de Brême au moment où la ville se rend. L'Empereur décide là aussi d'assumer le contrôle de la ville. Puis l'armée autrichienne, récemment renforcée, prend le commandement du siège d'Oldenbourg. Cette tactique impériale vise à priver la Bourgogne du fruit de ces conquête pour l'empêcher de se renforcer dans le nord de l'Allemagne.
La Bourgogne retire alors ces 2 armées des sièges d'Oldenbourg et de Magdeburg, alléguant que ces territoires ne supportent pas de telles concentrations de troupes. L'une de ces armée est redéployée contre le Sjaelland russe. Copenhague tombera en 1734.
Durant l'année 1734, le Hanovre en entier tombe aux mains des Impériaux. L'armée de Bavière qui a repris la Silésie, entre en Prusse Occidentale et Magdeburg est occupé par la Saxe. L'Électeur de Saxe fait la paix avec le Hanovre contre 250 000 ducats. Peu après, il obtient la même somme de Berlin pour se retirer du conflit. Le retrait de la Saxe, voulu par Charles VI, met le territoire Bourguignon quasiment hors de porté du Brandebourg.
L'hiver arrête complètement les opérations militaires. L'Empereur en profite pour signer une paix séparée avec le Brandebourg, prenant comme excuse l'urgence du front des Balkans. Il obtient pour l'Autriche la suzeraineté sur Brême (conquis par les Bourguignons!) ainsi qu'une légère indemnité.
Mais à filou, filou et demi. Charles VI s'est bien aperçu que l'on veut le déposséder de ces droits de conquêtes. Prenant acte du repentir du Prince du Hanovre, il accepte de signer la paix avec lui contre le paiement de 250 000 ducats. Les Impériaux, totalement maîtres du pays, sont obligés de l'évacuer.
Le coup final contre le Brandebourg peut alors commencé. Mais c'est une course contre la montre qui s'engage, car la Pologne, désireuse de participer au dépeçage du Brandebourg, a déclaré la guerre.

La campagne de 1735 s'annonce bien. La Prusse Occidentale a été prise pendant l'hiver. L'armée de Bavière fait mouvement sur la province Kustrin. Une autre armée, venu du Danemark assiège Berlin qui tombe en juin. Kustrin tombe deux mois plus tard. La dernière province brandebourgeoise, Magdeburg, est alors envahie. Elle tombera en mars 1536, alors même qu'une armée polonaise forte de 57 000 hommes était annoncée. Lors du traité de Berlin de mai 1736, le sort du Brande bourg est scellé. Charles VI accuse l'Électeur Frédéric-Guillaume de crime de haute trahison et lèse majesté pour avoir indirectement déclaré la guerre à l'Empereur. Ces biens sont saisis et son Duché dépecé. La Bourgogne obtient la plus grande partie : La Prusse Occidentale, Küstrin, Berlin et Magdeburg. La Pologne doit se contenter du Duché de Dobroudja sur la Mer Noire.
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Charles VI peut maintenant se retourner contre l'Empire Ottoman et l'alliance russo-suédoise. Pendant le conflit allemand, ces 2 fronts ont été mis au second plan. Après la prise de Sjaelland, les opérations ont été arrêtées. La marine s'est contentée de tenir les russes et suédois hors des côtes danoises.
Mais contre les turcs, les choses ont été plus difficiles. En 1735, la Sicile et Tanger sont occupés. Une armée palestinienne a débarqué en Nubie et pris la capitale Khartoum. La paix est imposée contre la province de Nubie et sa capitale Halaib et 250 000 ducats d'or. Les Bourguignons pensent ainsi créer un second front contre l'Égypte. Mais le désert, ces serpents, ces scorpions et maladies tuent plus vite encore que la soif, et c'est une armée décimée qui doit être rapatriée sur Amman.
Les turcs ont profité de l'inertie de l'alliance, alors en pleine campagne allemande, pour lancer une contre offensive. Une attaque surprise sur Alep anéantie l'armée de conscrit rassemblée là, puis Mossoul, un temps prise par les Impériaux, est reprise.
A Belgrade, une petite armée bourguignonne de 10 000 hommes est assaillie par 4 fois plus de janissaires et de cavaliers. Les bourguignons, des vétérans détachés de l'armée de Bavière, se font tués sur place plutôt que de reculés. Seuls 278 cavaliers échapperont au massacre. Mais cette défense héroïque a sûrement sauvé Belgrade. L'armée conduite par Hékimoglu Ali est maintenant réduite à 10 000 hommes.
Des renforts austro-bourguigons chasseront définitivement les turcs 4 mois plus tard.
Dès 1535, l'armée d'Antioche a du être engagée pour emporter la décision. Elle a successivement pris de 1735 à 1736 Adana, Konya, Smyrne et l'Anatolie. Réorganisée, elle protège l'armée impériale qui fait le siège de Roumélie et de Constantinople.
Les victoires militaires contre la Porte sont indiscutables, il faut maintenant les traduire diplomatiquement. C'est d'autant plus urgent, que la France s'est désengagée du conflit en 1735, gagnant le Grand Duché d'Athènes et qu'une armée de 150 000 hommes stationne dans le Languedoc.
Mais les prétentions impériales sont élevées. C'est la Roumélie et Raguse que désire l'Empereur pour faire la paix. Et la Roumélie n'est toujours pas sous contrôle autrichien. Pour sa part, Charles VI ne peut se résoudre à rétrocéder la Sicile. Le Sultan ne veut pas perdre 4 provinces et continue donc la lutte, espérant contre tout attente un retournement de situation.
Pour forcer la décision, une partie de l'armée d'Antioche qui stationne en Anatolie reçoit l'ordre d'aller renforcer le siège de Constantinople. 2 mois plus tard, l'Empereur signe la paix de Passarowitz qui lui octroi la souveraineté de Raguse et 250 000 ducats, mais il doit renoncer à la Roumélie.
A Smyrne le même mois, l'Empire Ottoman signe la trêve avec la Bourgogne et cède la Sicile dans sa totalité.

Concernant la guerre russo-suédoise, une armée de 12 000 hommes à été envoyée de Samar pour envahir la côte pacifique de la Russie. Un détachement de cavalerie pénètre profondément en territoire ennemi, brûlant et capturant les colonies russes. Le Tsar, craignant la ruine de son économie sibérienne, accepte de négocier. Il cède l'ancien territoire des Hurons, abandonnant l'Amérique du nord, à l'exception d'un dernier comptoir commercial. En Europe, il renonce aussi à Copenhague.

Charles VI lance alors le général Hugues de Savoie à la tête de 20 000 hommes et 120 canons à l'assaut de la Suède. Mais cette expédition se heurte à une armée suédoise de 54000 hommes et est anéantie. Seuls 80 canons sont sauvés du naufrage. Pourtant Charles, sous la pression des Seigneurs de la Guerre, veut continuer la lutte. Mais en janvier 1737, la guerre se rallume au sud.

L'Empire Perse, sous la probable influence de l'Espagne, déclare la guerre, suivi par Phillipe V et par Gênes. Peu après, la Nubie, suivie de l'Empire Turc, déclare aussi la guerre. La situation est très délicate au sud, où le royaume de Jérusalem est menacé de toute part. Charles VI décide qu'il est temps d'engager la diplomatie.
Il propose à la Suède une paix blanche, qui est acceptée, sécurisant ainsi les territoires du nord. Puis, partant du principe qu'il n'a rien à gagner contre la Nubie, sauf à voir ces hommes mourir de soif, il s'engage à payer 500 000 ducats à la Nubie qui signe alors la paix. Reste donc l'alliance geno-espano-perse.
Contre la Perse, 2 armées sont lancées contre la Syrie et Bagdad. En Italie, l'armée de Naples est dirigée contre l'Apulie, dernière province espagnole de la Botte. En Amérique du Nord, l'armée de Floride a pour mission de longer le Golfe du Mexique pour s'assurer de toute possession espagnole. Des détachements de cavalerie s'emparent méthodiquement des îles des Caraïbes espagnoles non protégées.
L'armée récemment reconstituée de Bavière est dirigée sur Modène pour projeter une offensive sur Luca, aux mains des génois.

2 défaites majeures vont brusquement dégrader la situation militaire. En juin 1537, l'armée assiègeant Damas est anéantie par l'armée principale perse, forte de 120 000 hommes (dont la moitié de cavaliers). Les perses, commandés par …., y perdent 25 000 hommes, mais la route d'Alep est ouverte. 50 000 Perses s'y engouffre, et, arrivés devant la cité, engagent aussitôt l'assaut. Les Cavaliers perses sont redoutables, mais surtout fanatisés. Les pertes ne les effraient pas et la cité a toutes les peines à contenir les assauts. 40 000 perses périssent sous les murs d'Alep et le reste bat en retraite. Peu après, le reste de l'armée perse commence un siège en règle d'Alep. Mais le danger est désormais définitivement écarté. La seconde armée se rend bientôt maître de Bagdad et se dirige sur Damas. Les deux grandes cités sont prises en mars 1739 et l'Empire Perse accepte la trêve en s'acquittant de 500 000 ducats d'indemnités.
La seconde défaite a lieu en Italie. L'armée génoise, forte de 63000 hommes, s'est avancée dans le Duché de Modène. Les 30 000 bourguignons présents là ont donc livrés une bataille en forte infériorité numérique. Cédant le terrain pied à pied, le général de Lussac a du battre en retraite et évacuer ces 15 000 hommes survivants vers le Milanais. Mais les Génois ont payés le prix fort et seuls 28 000 hommes entament le siège de Parme, trop épuisés et affaiblis pour tenter un assaut. De Lussac fait la jonction avec l'armée de Bavière et repart à l'offensive. Il chasse définitivement les Génois de Modène, mais ces troupes éprouvées par de rudes combats ne portent pas plus en avant leur efforts. De Lussac attend donc des renforts pour envahir Luca.

Sur le reste du front, la situation est meilleure. Les Espagnols sont partout débordés. La guerre a vite dégénérée en affrontement Habsbourg contre Habsbourg dans les Balkans et à Brême. L'Empereur a d'ailleurs signé une paix séparée avec la Syrie et Gênes, obtenant de l'or.
Les principaux efforts bourguignons se sont portés sur Matagorda et l'Apulie. Une fois ces 2 places fortes tombées, Charles VI entame des pourparlers de paix. En avril 1739, l'Espagne reconnaît sa défaite et cède les 2 province plus un complément d'or. Il ne reste plus qu'à faire plier Gênes.

La paix devient urgente. Voilà 8 ans que la guerre dure et les troubles se font de plus en plus fréquent, notamment en Allemagne du Nord. Les anciens territoires indiens sont aussi terriblement instables et les troupes stationnées là ont toutes les peines du monde à maintenir l'ordre.

De Lussac s'est lancé en mai 1738 à l'assaut de Luca. La cité est tombée en décembre. Puis, il a marché sur Gênes, déjà assiégé par une armée de Saxe. La ville tombe en Août et la Saxe se retire de la guerre en empochant 250 000 ducats. De Lussac continue alors le siège de la ville.

Voyant qu'ils n'ont aucune issue, les notables génois entament des négociations. Le 12 septembre 1739, la paix est enfin de retour. Le traité de Milan oblige Gênes à céder Luca à la Bourgogne.
Ce même traité officialise l'union entre la Bourgogne et la Saxe qui accepte son intégration. Ainsi s'achève la guerre de 9 ans.

Le pays avait vraiment besoin de la paix. Il n'était pas un mois sans qu'une province se révolte. Avec le retour de la paix, des opérations de restauration de l'ordre doivent encore être prises, avec Sjaelland et Alep, entre autres, aux mains des rebelles. Il faudra 2 ans supplémentaire pour rétablir le calme dans tout les États, même si quelques révoltes éclatent encore de temps en temps dans les provinces récemment acquises.

Dans l'Empire, la guerre continue entre les Habsbourg. La campagne espagnole de 1737 et printemps 38 a été couronnée de succès. Belgrade et Nis sont tombés, de même que la Moldavie. Le Banat de Temesvar a été quelques temps menacé. Mais à partir de juin 1738, Charles de Lorraine, qui a pris le commandement de l'armée des Balkans un an plus tôt, mène une grande offensive, reprenant le terrain perdu et envahissant durant l'été 39 la Macédoine. L'Espagne s'incline et cède l'Albanie à l'Empire. Même si l'Autriche reste en guerre contre l'Irlande et la Perse, les combats s'arrêtent de fait.

En 1713, Charles VI d'Autriche a fait adopter par les différentes Diètes de ces États la Pragmatique Sanction dans le but de faire de sa fille Marie-Thérèse son héritière. Charles VI, de Bourgogne, a aussitôt reconnu cette Loi et considère qu'elle doit s'appliquer à tout l'Empire. La Bourgogne abandonne donc sa Loi Successorale traditionnelle pour s'aligner sur l'Autriche.
En 1740, Marie-Thérèse succède à Charles VI d'Autriche. La Bourgogne reconnaît aussitôt les Droits de l'Impératrice en vertu de l'accord signé avec Charles VI (l'Empereur).
L'Élection à la tête de l'Empire n'est qu'une formalité. Charles VI ne prétend pas à la tiare Impériale, car il sait que c'est un Bourguignon qui va la recevoir!
Marie-Thérèse s'est mariée en 1736 avec François III de Lorraine.
François II d'Autriche, III de Lorraine, est en effet le petit-fils, en ligne directe de François Ier l'Oriental. C'est donc son neveu qui accède au Trône Impérial.
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Red face Fin de Partie

Hors "récit" :

Arrêt de la Campagne en 1741. Tous les investissements étant au maxima, ce sont plus de 300 ducats qui se déversent mensuellement dans les caisses. C'est bien dommage car j'aurais bien aimé en découdre avec la France.
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Old 14-11-2001, 19:06   #15
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Cool Epilogue

En 1745, l'Histoire s'accélère. C'est Marie de Bourgogne qui succède à Charles VI, sous le nom de Marie III La Sage. Mais en 1748, elle même disparaît sans descendance. Le second fils de Charles VI, Louis de Jérusalem, renonce à l'héritage. Il ne souhaite conservé que son Royaume de Jérusalem.
Lors du traité de Vienne de 1749, François de Lorraine devient l'Héritier Universel de Marie III, renonçant à la couronne de Jérusalem. Les États de Bourgogne sont donc apportés à l'Autriche, créant ainsi le Saint-Empire d'Autriche-Bourgogne.
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Voilà, un AAR (presque) complet pour l'IGC avec la Bourgogne.
Il a bien fallu à la fin que je trouve un subterfuge pour dire que j'ai réussi à être Empereur....

Vu les commentaires acerbes ( ) recu par Pedro et Surcouf lors de mes demandes aux sujets de l'Election au SERGe, je me devais de vous le faire payer en vous imposant cette lecture.

Toute appréciation est la bien venue (bonne ou mauvaise). Je me doute qu'il y aura beaucoup de message d'insulte vu la longueure de la Chose (je sais, c'est toujours ce que dit ma copine ).
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dunhere tres interressant aar.
dans le 1er post, tu donnes les limites de la bourgogne historique mais EU respecte il bien cette limite et peux tu dans la france actuelle me donner les limites de la bourgogne par departement car je sais pas si la region actuelle est historique ou moitie historique.
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tu jouais en quel niveau de difficulte et te souviens tu de ton niveau de diplo de guerre,en economie etc......pour situer tous dans le contexte et avec les autres pays.
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Je ne m'attache pas à regarder les points.
Mais pour toi j'ai quand même été voir.
En 1741, je suis à 6250 points
2250 militaires
1150 diplomatie
2000 économie
850 missions (ce qui est bizarre car ne ne respectais presque jamais les voeux de mon souverain ).

L'Espagne est seconde avec 2250 points
Puis l'Autriche 1800 points
La France 1700 points
La Chine 1500 points
L'Empire Ottoman 1000 points
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Old 15-11-2001, 13:38   #20
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plutot pas mal pour un petit pays
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