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Thread: AARlerte Rouge! Une fanfic hautement culturelle

  1. #1
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    Talking AARlerte Rouge! Une fanfic hautement culturelle

    Vu que le thread Victoria, les dessous de la grande guerre est "spammé" ( ) par certains, et que d'autre(s) (Disturbman surtout) veulent que je présente mon "oeuvre" à part, je mettrai ici mon AAR Victoria multi.

    Une autre très bonne raison. Je n'en ai plus que pour un mois de présence sur ce forum. Et le multi ne sera pas fini. Cela me permettra donc d'abandonner le multi, tout en mettant en scène une belle fin dans ma fanfic russe


    P.S : fanfic, parce que j'utiliserai du matériel de séries américaines qui m'ont plu il y a quelques années (Stargate SG-1, Code Quantum, X-Files, Sliders,...), de jeux vidéos (Alerte Rouge), mais aussi d'une série fondamentale comme le Donjon de Naheulbeuk
    Le Dogme Crusader Kings : une manière originale de jouer
    AAR CK Comme dans une histoire pour dames de Somerset MaughAARm 1066-1166. AAR Terminé
    et son DictionAAiRe ;
    Una Pizza MAARgherita per favor (forumeurs inside) en suspens
    AAR Vicky AARlerte Rouge, une fanfic hautement culturelle abandonné
    AAR HOI Le destin du MAARéchal Laake, un AAR au pays du saumon

    But if we fail, then the whole world, including the United States, including all that we have known and cared for, will sink into the abyss of a new Dark Age made more sinister, and perhaps more protracted, by the lights of perverted science.Let us therefore brace ourselves to our duties, and so bear ourselves that if the British Empire and its Commonwealth last for a thousand years, men will still say, 'This was their finest hour. Winston Churchill, 18 juin 1940

  2. #2
    Alternateur de présence
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    Prélude



    Princeton, 1951



    "Professeur, ce que vous me dites là me paraît totalement invraisemblable. Et si ce n'était pas vous qui aviez prononcé ces derniers mots, je tiendrais cette idée comme totalement farfelue. Quelle idée, enfin!"
    L'homme qui venait de prononcer ces paroles avala sa salive puis enchaîna
    "Comment pouvez-vous espérer qu'un tel projet fonctionne? Il faudrait l'appui des militaires, des services secrets, du Président et que sais-je encore! De commission en commission on vous baladera jusqu'à enterrer le projet ou, s'il fonctionne, ce qui m'étonnerait beaucoup, en faire la plus terrifiante des armes! Et qui sait dans quelles mains cette invention tombera? Un Hitler? Un Staline? Un Mao? Je me refuse à penser que vous puissiez cautionner pareille aventure, que dis-je, l'impulser et vouloir la lancer dans l'agenda des recherches publiques américaines! En outre, cette idée ne vaut rien de plus que quelques médiocres romans de gare! Il est parfaitement impossible qu'une telle chose existe."
    Effaré par ce qu'il venait de dire, Daniel Souvrov se rassit brutalement dans le fauteuil duquel il s'était levé au cours de sa tirade. Il transpirait légèrement et regardait son interlocuteur avec attention et un fond de méfiance. Ce dernier, caressa sa moustache d'un geste lent et réfléchi puis soupira longuement. Souvrov ne savait que faire. Et s'il avait vexé le vieux Professeur? Après tout, sous ses airs parfois facétieux se cachait une volonté et une puissance intellectuelle qui le dépassaient de beaucoup.
    "Mon jeune ami, reprit l'autre homme avec un accent allemand, je crains que vous n'ayez compris ce que je voulais vous dire. Je vous l'ai déjà dit Souvrov, vous ne pensez jamais comme un homme de sciences, vous ne pensez jamais l'avenir et la prospective, les enjeux de nos recherches. Voilà ce qui importe! Les conséquences de ce que nous faisons. L'armée, les services secrets, et tous ces groupements bureaucratiques parfaitement inefficaces dont vous me parlez, le Président Truman lui-même, ne sont informés que de fragments, de parcelles de mon travail dans ce laboratoire. Et si je vous ai fait venir, ce n'est pas pour vous raconter quelque faribole inventée par Jules Verne. Ce dont je vous ai parlé est concret. Ce dont je vous ai parlé n'est pas simplement un projet, une idée, c'est un fait, un objet que je peux toucher, si tant est qu'on puisse avoir un contact physique avec lui, que je peux essayer, que j'ai essayé!
    - Vous voulez dire que...
    - Ne m'interrompez pas Mr Souvrov! Reprenons. Je ne rentrerai pas avec vous dans les détails scientifiques pour l'instant. Je sais très bien que vous seriez capable de les comprendre, mais il vous faudrait du temps. Beaucoup de temps. Et cela, malgré les apparences nous n'en disposons pas. La situation internationale est préoccupante. Staline dispose de la bombe. L'Urss et les Etats-Unis pourraient bien entrer en conflit dans les prochaines semaines. Des pressions de plus en plus fortes sont exercées contre moi. Les Deux Grands. Mais aussi les anglais et les français. Tous savent qu'il se trame quelque chose et veulent en profiter! C'est inacceptable! Inacceptable!"
    Le professeur frappa un coup sec sur l'accoudoir de son fauteuil lorsqu'il prononça ces derniers mots.
    "Mais qu'y pouvons nous? Serait-il possible que ce dont vous me parliez... Ce serait absolument effarant! Cela ne peut exister! Non!
    -Vous ne me croyez pas? Et bien suivez moi. Je m'attendais à plus de confiance de votre part. C'est décevant Souvrov."
    Le vieil homme se leva lentement, reboutonna son gilet et se dirigea vers son laboratoire, attenant à la modeste bâtisse qu'il occupait depuis son départ d'Allemagne en 1933. En pénétrant dans le saint des saints de la science mondiale, Souvrov se sentit soudainement inquiet. Serait-il possible que le Professeur se trompe? Ou pire peut-être, qu'il ait raison et que l'humanité puisse... Non, ce n'est pas possible! La physique ne le permet pas...

    "Voilà l'objet du délit, mon cher Souvrov", annonça le Professeur en allumant la lumière. Blafarde, celle-ci permettait néanmoins de distinguer une imposante machinerie électrique et métallique. Des ordinateurs aussi. Et puis d'étranges objets, qu'il n'avait vu nulle part.
    "Qu'est-ce que ceci, Professeur?, demanda-t-il en saisissant une boîte rectangulaire.
    - Laissez, laissez, ceci n'a pas d'intérêt pour vous, pour l'instant. Regardez plutôt ceci. Et de désigner lentement le centre, inoccupé, de la pièce.
    - Il me semble qu'il n'y ait pas grand chose à voir, non?
    - Attendez un peu."
    Le Professeur se dirigea vers le côté de la salle et actionna une manette. La lumière du plafonnier s'affaiblit progressivement alors qu'un bourdonnement électrique s'intensifiait. Au bout de quelques secondes, au milieu du laboratoire se produisit un phénomène qui affecterait la vie entière de Daniel Souvrov. Une sphère lumineuse apparut comme par enchantement et, après une rapide expansion, se stabilisa à taille d'homme. Interloqué, Souvrov observa le phénomène inconnu, s'avança prudemment, puis se retourna vers le Professeur.
    "Mais, Professeur, qu'est ce que ceci? Serait-ce...
    -Une formidable invention, en effet, répondit une voix grave en provenance de la porte du labo. Souvrov et le Professeur sursautèrent.
    "Ne craignez rien, continua la voix, mâtinée d'accent russe. Nous sommes ici en amis."
    L'homme avança vers eux, tenant à la main un pistolet. Il n'était pas seul, un acolyte, grand et musclé l'accompagnait.
    "Professeur Einstein, c'est un grand honneur de vous rencontrer enfin. Je vois que nos agents ne nous avaient pas trompé. Votre oeuvre est tout à fait remarquable. Je suis certain que son fonctionnement l'est encore plus. Et son usage, il n'est de mot assez fort pour le qualifier.
    -Qui êtes-vous? demanda Einstein, la voix chevrotante
    -Un ami, je vous l'ai dit. Agents Scryabine et Krilenkov. Notre pays oeuvre pour la paix mondiale et il n'est pas certain que les gens qui vous accueillent acceptent longtemps de ne pas se servir de votre magnifique invention. La guerre qui se livre loin d'ici peut dégénérer. Et votre Truman ne refera pas Hiroshima avec nous. Il ne le peut pas. Son seul espoir repose depuis des années sur vos travaux, cher Professeur. Et ces travaux, que nous observions de très près nous aussi, sont arrivés en phase terminale. Les impérialistes veulent éliminer le glorieux Maréchal Staline, notre guide suprême. Quoi de mieux que votre machine professeur. Ou plutôt devrais-je dire votre distorsion temporelle provoquée...
    -Que... mais que produit réellement ces machines professeur?, demanda Souvrov
    -Je répondrai à la place de ce bon Mr Einstein, si vous le permettez, répondit Scryabine le sourire aux lèvres. La sphère lumineuse que vous voyez ici est une porte. Un passage vers le passé ou l'avenir. Vers le temps. Si nous le traversons, nous nous retrouvons quelques minutes, heures, années, siècles, millénaires en arrière! Ou en avant! Cela signifie beaucoup de choses. Trop aux yeux du politburo. Nous ne vous laisserons pas exploiter cette invention Professeur. Le sens de l'histoire est inéluctable mais la victoire du socialisme est proche, si proche que nous la palpons chaque jour davantage. Pas question que vous la reculiez indéfiniment en usant du meurtre, du terrorisme et de la guerre. En changeant le cours de l'histoire politique! En éliminant le Maréchal!
    -Jamais les Soviets n'auront cet instrument, répondit sèchement Einstein Pas plus que la CIA ou le gouvernement britannique! C'est un patrimoine universel. Qui doit permettre à l'humanité d'accéder à la connaissance de l'histoire et de la préhistoire. Qui doit améliorer notre sort à tous! Pas l'instrument de domination d'une minorité terroriste sur les populations de ce monde. Non, ça ne l'est pas! Je ne vous laisserai pas agir!
    -Que comptez vous faire? Mon pauvre ami...Rien! Parce que vous ne pourrez pas m'empêcher de prendre le passage et de vous faire enlever en 1933! Dans quelques instants, l'Union bénéficiera pour toujours de vos services. Et, finalement, de la machine elle-même. Nous aurons le pouvoir. Nous éliminerons ceux qui s'opposent à la Révolution avant même leur naissance. Nous serons omnipuissants. Nous serons plus forts que votre dieu. Et qui sait? Le pouvoir qu'il donne, pourrait bien changer beaucoup de choses pour vous et pour moi.
    Scryabine sourit puis s'approcha de la sphère lumineuse. Il l'observa attentivement et se retourna vers Einstein.
    "Ouvrez moi donc un tunnel pour 1933. Destination Allemagne. Je saurai bien vous trouver et vous amener au camarade Staline."
    Et l'étranger commença à rire. Krilenkov rejoignit son complice devant la sphère, fasciné par ses reflets argentés et irréels. Les deux Guébistes baissaient la garde, pistolets vers le bas, ce que Souvrov remarqua aussitôt. Ils étaient à quelques pas de la sphère. Tout comme lui. Alors qu'Einstein s'était reculé vers une borne métallique sur le côté de la pièce, Daniel bondit sur l'espion le plus proche. Tout s'enchaîna en quelques secondes. Un éclair. Puis une douleur terrible. Une chute qui n'en finit plus. Un voile noir. Et le tunnel qui se referme. Sur les guébistes. Et sur Souvrov.

    Au moment même où Einstein, seul dans son labo, prit conscience de ce qui s'était passé, Souvrov et les deux soviétiques étaient loin, très loin...La présence simultanée de trois hommes dans la distorsion, qui ne pouvait en accueillir qu'un seul fit plonger toute la ville dans le noir. Le compteur temporel avait lui aussi sauté. Impossible de savoir quand et où étaient partis Souvrov et les guébistes Scriabyne et Krilenkov

    L'histoire s'en trouverait changée à jamais.
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  3. #3
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    Chapitre 1



    Frontière russo-boukharienne, été 1842



    Le soleil brillait à son zénith et les steppes d'Asie centrale craquelaient sous l'effet de ses rayons impitoyables. Pas un souffle de vent. Juste une chaleur étouffante. Et le 6e régiment, assoupi dans son campement, tentait de survivre en faisant le moins d'efforts possibles. Scryabine porta une outre d'eau à sa bouche et en avala une gorgée.
    "Pouah! Elle est chaude. dit-il en avalant avec un rictus. Quel pays atroce! Quel vie nous menons ici mon pauvre Krilenkov. Tout ça à cause de ce cochon d'Einstein et de ce salaud de Souvrov. Si je le tenais celui-là! Je l'étriperais de mes mains après l'avoir écorché et fait plonger dans un bac d'eau de mer. De l'eau de la mer d'Aral. Qu'il souffre et rende gorge!
    -Bouh, ça sert pas à grand chose de t'énerver Anatoli! On est coincés ici, alors autant rendre cela supportable.
    - Supportable? Ecoute Sergueï! dit Scryabine en se tournant vers Krilenkov, depuis six longues années, nous souffrons, nous encaissons, nous sommes au même régime que tous ces pauvres soldats, nous devons supporter l'impérialisme et la dictature des Romanov! Les Romanov! Tu entends Sergueï! Ce ramassis de dégénérés que la Révolution d'Octobre avait éliminés. Ces vermines puantes de koulaks. Ces riches! Ces aristocrates! Tout ce que Lénine et Staline ont éliminé...
    -Elimineront
    -Pardon?? demanda Srcyabine en élevant la voix
    -Elimineront. Lénine et Staline ne sont pas encore nés. Loin s'en faut. Si ça se trouve nous avons même des ancêtres à eux ici, avec nous! C'est beau, non?
    -Bref, nous croupissons dans ce lieu sordide. Le pire, c'est que Souvrov lui vit dans le luxe. Dans le confort. Dans la volupté. Avec des femmes, de l'alcool, de la nourriture. A Léningrad! Pendant que...
    -Saint-Petersbourg, pas Léningrad!
    -Arrête ce cirque bourgeois Sergueï! Je ne suis pas d'humeur à parler paradoxes temporels. Quand je pense que nous avons débarqué en pleine chambre de la Tsarine! Alors que je n'avais pas repris mes esprits, ce vermisseau de Souvrov avait embobiné la follasse et lui avait fait croire qu'il était l'archange envoyé par Dieu pour sauver la Russie. SOuvrov! Un Archange! Juste d'y penser, j'ai envie de l'étrangler."
    Scryabine serra ces poings l'un au-dessus de l'autre, simulant l'élimination de son ennemi.
    "Faut dire, reprit Krilenkov, il a sacrément bien joué le coup. Alors que tu étais assommé et que je saignais à cause de la balle que TU m'as tiré dessus, il avait déjà monté tout un plan. Et ce type est au côté du Tsar Nicolas Ier. Il modernise, il agit, il industrialise, il gouverne. Franchement, un gars astucieux et débrouillard.
    -Astucieux! hurla Scryabine, outragé. Espèce de crétin, tu le trouves astucieux? Ah c'est sûr, pour se faire l'Impératrice derrière le Trône lorsque l'autre idiot est absent, là il y a du monde. Mais pour nous aider, pouf, plus personne!
    -Ecoute Anatoli, il faut comprendre qu'il a pas forcément envie de nous laisser agir. Après tout, c'est un descendant de russe blanc, de bourgeois. Il a retrouvé sa classe et nous la nôtre. C'est vrai que nous envoyer sur le front n'est pas très prévenant de sa part mais on s'amuse non?
    -Allez arrête, je sens que je vais exploser"
    Scryabine se leva et sortit en dehors du baraquement. La chaleur accablante le prit tout de suite. Il se dirigea vers un auvent et y alluma une cigarette. "Tout ça c'est la faute de Souvrov!" pensait-il. "Le plus inquiétant, ce n'était pas cette guerre en préparation contre Boukhara! Le plus inquiétant, c'était les réformes menées depuis six ans. Et si... et si son action empêchait la Révolution d'Octobre?" Scryabine jura et se promit d'empêcher ce koulak d'arriver à ses fins. Et de l'éliminer. Définitivement. Et il serait vengé.
    "Soldat! hurla une voix
    Et Scryabine se retourna brusquement
    -Oui Sergent! soupira Anatoli
    -Au lieu de tirer au flanc, allez plutôt chercher de l'eau au puits pour le campement!
    -Ouais...A vos ordres"
    De mauvaise grâce, Anatoli Scryabine s'exécuta, tout en se promettant qu'un jour, un jour futur, il aurait la peau de Souvrov.


    Capitale russe, été 1842


    Le jour se levait sur Saint-Pétersbourg. Une belle lumière éclairait doucement les draps de satin de la Tsarine. Elle se réveilla doucement, étirant avec grâce chacun de ses membres et se retourna vers son compagnon de nuitée:
    "Daniel, êtes-vous réveillé?
    -Mmmmm
    -Il faut quitter mes appartements, les valets vont bientôt venir. Il ne faut pas qu'ils vous trouvent ici.
    -Mmmm, je sais, chuchota Daniel Souvrov, ne vous inquiétez pas."
    Il ouvrit les yeux petit à petit, plongeant son regard dans celui de la Tsarine. Les deux amants s'embrassèrent tendrement puis Souvrov quitta le lit impérial. L'absence du Tsar, parti superviser les futures opérations contre Boukhara était une formidable aubaine pour cet amour interdit et discret. L'archange, comme certains l'appelait ici, était parvenu au pouvoir suprême en quelques semaines. Certes, les deux guébistes avaient failli le faire tomber, mais depuis qu'ils participaient à leur manière à l'effort de guerre russe, Daniel se sentait mieux. Et puis quoi! Gouverner le géant Russe. Quel formidable aventure il vivait. Grâce à un homme pas encore né. A un petit juif allemand génial. Cette pensée arracha un sourire à Souvrov qui finit de se rhabiller et sortit discrètement de la chambre de la Tsarine. De retour à ses appartements, il vit, étalé sur son immense bureau, le grand plan russe, élaboré depuis 1836 et accepté par le Tsar lui-même. D'abord la poussée au sud. Vitale. La Russie doit briser la future étreinte anglaise et se donner des voies d'accès sûres pour le commerce mondial.



    Mais ce n'est pas tout, maintenant qu'il est au pouvoir, la Russie doit tout faire pour éviter la Révolution d'Octobre. En bref, savoir se réformer économiquement et politiquement. Le Tsar a peu compris ce dernier point, mais il n'y a pas encore urgence. L'important fut, après l'annexion de Khiva, simple formalité, de réclamer la colonie d'Alaska. Pas grand chose à gagner techniquement là-bas, mais elle peut jouer un rôle dans l'avenir. Cette histoire à naître, qu'il connaît et qu'il modifie sans vergogne. Le voilà, le grand rôle dont parlait le Professeur Einstein. Changer l'histoire. Ne plus avoir de Trotsky, de Nicolas II, de Lénine, de Staline, de Beria... D'ailleurs, la chasse aux Oulianov et aux Djougashvili a commencé : plus d'ancêtres, plus de dictature des soviets. Daniel sourit à cette idée.



    L'Alaska, une belle destination pour les deux guébistes, pensa Daniel. Ces deux ahuris savaient trop de choses. Il avait fallu les exiler, loin. Eviter toute dérive. Toute révélation impromptue. Le pouvoir en Russie est quelque chose qui s'enfuit très vite si l'on ne se montre pas brutal et impitoyable. Ne pas les faire exécuter fut peut-être une erreur. Il faudrait décidément les envoyer plus loin que la Mer d'Aral! Aller geler leurs doigts de bolcheviks répugnants sur les mêmes rails qui ont coûté (coûteront) tant de sang au peuple russe. Les punir de l'avenir. Les punir de ce qu'ils feront. Si tant est que l'avenir se déroulera comme prévu.
    Un valet interrompit Daniel dans ses réflexions:
    "Monsieur Souvrov, puis-je me permettre de rappeler que la population vous attend pour 10heures afin d'inaugurer la gare ferroviaire de la capitale. C'est un grand jour pour la Russie. Et pour vous monsieur.
    -Merci Evgueny, je sais. Le progrès est en marche! Le progrès est même en avance sur son temps de passage."
    Daniel sourit en prononçant ces phrases, conscient que son valet ne les comprendrait pas à leur juste valeur.



    Ce n'était pas le cas de tout le monde à la Cour. Le Tsar était fasciné par certaines révélations que lui chuchotait Souvrov à propos de l'avenir. Toute la famille impériale le voit en oracle. Et même dans un rôle plus physique pour certaines. Par contre, le Patriarche demeurait sur la défensive. Il ne serait pas là pour l'inauguration du chemin de fer, comme pour celles des nombreuses usines qui parsèment le pays, comme pour le programme d'alphabétisation. Le clergé n'aime pas tellement qu'on réduise son pouvoir et son influence. Daniel acheva de s'habiller sur ces pensées et sortit.

    "La quête de la Russie est titanesque, mais son chemin, désormais tracé par l'acier du rail, tend vers la puissance universelle."

    C'est sur ces mots qu'il conclurait son discours à la gare quelques heures plus tard. C'est cette formule (dite la proclamation de 1842) qu'Albert Einstein retrouverait en feuilletant un livre d'histoire russe le soir même du départ de Souvrov et des deux espions. C'est cette phrase qui allait permettre au savant de connaître la destination temporelle et de tenter d'aller rechercher les trois voyageurs.

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  4. #4
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    Chapitre 2



    Princeton, 1951



    Einstein s'affairait sur ses machines depuis près d'une semaine. La présence simultanée dans le vortex de Scryabine, Krilenkov et Souvrov avait profondément endommagé les instruments de contrôle. Le compteur temporel lui-même, qui devait permettre de choisir sa destination, ne fonctionnait plus et affichait des données sans queue ni tête. Un de ses adjoints techniciens tentait de remettre en marche le système depuis plusieurs heures, sans succès. Maintenant qu'il savait que les trois hommes étaient en Russie, dans les années 1840, il allait pourtant s'avérer nécessaire de revenir dans le passé et de les ramener. Chaque minute qu'ils passaient à cette époque modifiait l'histoire. Einstein en était très conscient depuis qu'il avait vu le nom de Souvrov dans un livre d'histoire de la Russie.
    C'est à ce moment qu'entrèrent dans le laboratoire deux militaires, un homme et une femme.
    "Professeur Einstein?
    - Lui-même, répondit le vieil homme, que me voulez-vous?
    - Je suis le colonel Jack O'Neill de l'Air Force et voilà le lieutenant Carter, mon adjointe. Nous venons ici pour assurer votre protection contre d'éventuelles menaces soviétiques.
    - C'est bien. Vous arrivez un peu tard par contre..."
    Einstein expliqua à O'Neill et Carter ce qui s'était passé quelques jours auparavant. Le lieutenant Carter semblait très au courant des travaux menés par Einstein et celui-ci s'en étonnait.
    " C'est que, professeur, vous êtes une légende pour moi. Vos travaux sur la résonnance métaquantique des électrons dans le vide absolu sont éclairants. Si l'on obtient la déstructuration des atomes par ondulation magnétique, la distorsion de l'espace-temps ainsi obtenue permet de s'affranchir des contraintes physiques générales et...
    -CARTER! l'interrompit O'Neill. J'ai décroché à raisonnement...
    -Résonnance mon colonel, c'est ce qui permet de restructurer l'ondulation quantique dans une perspective...
    -Carter... Dans un langage simple s'il vous plaît!
    -Et bien l'on peut créer une sorte de porte, un vortex, qui permet à un individu de revenir dans le passé. Et le Professeur nous indiquait que trois individus, dont deux espions soviétiques avaient malencontreusement emprunté la porte, la rendant inutilisable...
    -Aïe, et c'est grave?
    -Gravissime Mr O'Neill, reprit Einstein. Souvrov a déjà modifié l'histoire. Regardez cet ouvrage!"
    Einstein tendit une Histoire des Tsars à O'Neill qui y jeta un vague regard surpris.
    "Je suis censé trouver quoi là-dedans?
    -Le nom de Souvrov y apparaît en 1836. Il est le favori de la Tsarine et dirige de fait la Russie de l'époque. Il suffirait qu'il modifie profondément UNE chose du passé pour que jamais le communisme n'apparaisse, qu'Hitler gagne la guerre, que la Russie s'effondre ou devienne surpuissante. Les conséquences sont totalement imprévisibles et peuvent affecter jusqu'à notre propre existence! Imaginez qu'un de mes ancêtres soit tué dans une guerre qui n'a pas eu lieu en principe... Et je n'existerais plus. La machine non plus...
    -Et ceci pourrait créer une distorsion de l'espace-temps très grave, reprit Carter. Car si la machine n'existe plus, Souvrov ne peut revenir dans le passé pour empêcher le professeur de vivre. Donc le professeur existe et crée sa machine, permettant à Souvrov de l'empêcher d'exister. C'est un cercle sans fin. Cela pourrait même aboutir à la destruction de la terre et de l'univers...
    -Je n'ai pas tout compris...mais ce n'est pas grave, Carter. Par contre ce qui m'inquiète, c'est que la sécurité nationale soit en danger! Que pouvons-nous faire pour vous aider, Professeur?
    -Me laisser travailler au calme, me laisser réparer cette machine. Nous aviserons après.
    -Puis-je me joindre à vous Professeur, demanda Carter, je suis diplômée de Yale en physique. J'ai travaillé avec le professeur Oppenheimer et...
    -Restez si vous le souhaitez, mais ne m'interrompez pas dans mon travail!
    -Mon colonel, qu'allez vous faire pendant ce temps?
    -Je vais... je vais.... je vais aller prendre un café. Vous voulez quelque chose?"



    Carter et O'Neill


    A cent kilomètres de Moscou, printemps 1844



    Le surveillant général, juché sur un cheval, observait avec attention les ouvriers chargés de la construction du chemin de fer Saint-Pétersbourg/Moscou. Il caressait sa longue moustache en suivant du coin de l'oeil deux travailleurs qu'on l'avait chargé en haut lieu de surveiller en permanence. Le chef de la Compagnie des Trains l'avait même convoqué dans son bureau en lui expliquant que ces sinistres individus avaient été punis par le Tsar lui-même et que leur peine consistait à contribuer à l'effort économique russe. Ce volontariat pour les chemins de fer marchait fort. Tous les repris de justice choisissaient le ferroviaire plutôt que la Kolyma ou l'Alaska, les nouveaux bagnes de l'Empire. Et partout, la Russie de l'ouest se couvrait de cette formidable invention. La neige qui recouvrait encore la steppe n'empêchait pas le travail. Et ce printemps, extrêmement froid, ne stoppait pas les travaux. Le surveillant frissonna légèrement, se détourna un peu des travailleurs et s'alluma une cigarette.

    "Krilenkov, krilenkov!!! souffla Scryabine
    -Qu'est-ce qu'il y a encore! répondit, irrité, l'interressé
    -Le surveillant ne semble plus faire attention à nous, essayons de nous enfuir.
    -Encore??? Cela ne t'a pas suffi la désertion de Boukhara? Alors que nous étions bien au chaud, au sud, à vivre une vie de garnison tranquille, il a fallu que tu nous prépares un plan stupide qui a échoué lamentablement. Je ne te suivrai plus dans tes aventures ridicules Scryabine!
    -Nous aurions pu réussir, tu le sais, si seulement cette imbécile de ronde de surveillance n'était pas passée avec une ou deux minutes d'avance. Et si tu n'avais pas éternué alors que nous étions dissimulé dans un trou, nous serions à Leningrad en ce moment!
    -J'ai éternué parce qu'il faisait froid ce soir-là. Mais finalement c'était encore agréable. A cause de tes âneries, cela fait deux ans que nous sommes à nous escrimer sur ces maudits rails! Les mains dans cette atroce neige. Alors si je dois en reprendre pour dix ans de travaux forcés pour une évasion mal planifiée, tu m'excuseras de ne pas vouloir te suivre.
    -Ah c'est comme ça! Et bien je te laisse mon pauvre Krilenkov. Bonne chance quand même!"


    Quelques heures plus tard, Krilenkov rentra au camp-dortoir où les esclaves du chemin de fer venaient se reposer quelques heures entre deux journées de dur labeur. Alors qu'il entrait dans la grange commune, une main lui saisit l'épaule.
    "Toi, le grand, tu sais où est ton copain? Celui avec qui tu es en permanence?"
    C'était Volkov, le surveillant, qui lui jetait un regard cruel. Il était accompagné de deux molosses aux mâchoires si puissantes qu'elles eûssent pu déchiqueter n'importe quel individu. Krilenkov tentait de garder son calme et répondit de manière évasive. Cela déplut à Volkov. Les deux chiens se rapprochaient en grognant.
    "Toi mon gaillard je vais te faire parler. Tu vas me dire où est parti ton copain sinon mes petits agneaux vont se faire un plaisir de te dévorer lentement. Tu vas voir, c'est une étrange sensation de n'être qu'un bloc de viande pour chien."
    Krilenkov se taisait. Il faisait preuve d'assurance et regardait les deux chiens le plus durement qu'il pouvait. Autour d'eux, personne. Les autres ouvriers s'étaient discrètement écartés, tous rentrés dans la grange. Le surveillant continuait à essayer d'extorquer des renseignements. Krilenkov continuait de ne rien dire. Volkov laissa l'un de ses chiens s'approcher à quelques centimètres du mollet de "l'ouvrier volontaire". Soudain résonna un coup de feu. Le molosse de droite s'effondra en couinant. Son corps parcouru de convulsions, il faisait fondre la neige environnante par son sang chaud et odorant. Volkov se tourna vers la gauche afin de déterminer d'où venait le tir. Il lâcha son autre chien qui se rua vers le coin du bâtiment d'en face. Volkov ne faisait plus attention à Krilenkov. C'est alors qu'il sentit le bras de l'ouvrier enserrer sa gorge. Malgré sa corpulence physique, le surveillant ne parvenait pas à reprendre l'avantage. Puissant, Krilenkov serrait de plus en plus fort. un hurlement de chien vint de l'autre côté de la rue. Puis des coups de feu. Et le silence. Alors même que Volkov tentait par tous les moyens de desserrer l'étreinte et commençait à y parvenir, il vit Scryabine de précipiter vers lui, le torse couvert de sang. Volkov se débattait de plus en plus et Krilenkov, affaibli par son travail forcé, semblait devoir le lâcher. Scryabine se tenait devant Volkov, lui cracha au visage en l'insultant et enfonça un long poignard dans le ventre du surveillant. Il remonta lentement avant de retirer l'arme de ce qui n'était déjà plus qu'un cadavre sanguinolent.
    "Heureusement que j'étais là Krilenkov!
    -Tu es blessé? lui demanda son ami
    -Non c'est le sang de ce sale chien et puis celui des deux gardes de la guérite ouest du camp. Je les ai bien crevés aussi ceux-là. Ils baignent dans leur sang, ces porcs! Et ils n'auront pas la possibilité d'empêcher notre évasion!"
    Et Scryabine de rire frénétiquement.
    "Nous allons prendre deux chevaux. Nous sommes libres mon bon Krilenkov!"




    Belle évolution du CF


    Saint-Petersbourg, quelques jours plus tard



    Le Tsar présidait le Grand conseil. Ses ministres l'écoutaient avec attention et déférence:
    "Le chemin de fer! Voilà la Russie du futur enfin révélée! Partout des rails couvriront les steppes! Les armées mettront quelques jours pour parcourir tout notre territoire! Des locomotives rouleront à 80 kilomètres par heure. Des vitesses folles. Nous sommes au siècle de la vapeur! La société russe va devenir la première du monde, la plus moderne. Aujourd'hui, nous avons encore du retard! Mais demain, le monde entier réverera Notre Gloire et Notre Empire! L'avenir est à nous! Le..."
    Souvrov, n'écoutait plus depuis plusieurs minutes déjà. Les longues harangues de Nicolas 1er le fatiguaient. Il ne faisait que répéter, dans un psitacisme écoeurant, les rares paroles de Souvrov qu'il avait vraiment comprises. Cet homme était un imbécile et un arrogant. Rien à attendre d'un tel Tsar. Pas étonnant que les russes eux-même semblent s'en lasser. Alors qu'il avait proposé quelques aménagements au pouvoir absolu de l'Empereur, Souvrov avait été violemment pris à partie par les tenants du pouvoir centralisé, ces fonctionnaires des palais petersbourgeois qui refusaient la nécessaire évolution du système. Résultat, des ouvriers et des paysans s'insurgeaient en Finlande et en Ukraine. Certains mouvements radicaux, illuministes, collectivistes, "communistes" pré-marxiens se prévalaient de l'instauration d'une société égale et fraternelle. Entre les imbéciles de Petersbourg et les fous des campagnes, le clash était inévitable. Et il commençait à avoir lieu. Souvrov pensait avec douleur que l'invention d'Einstein elle-même ne pouvait pas changer tat de choses que cela au passé. Les structures, les groupes sociaux, les organisations, tout ce fatras social humain n'est pas influençable par des individus seuls. Certes, Souvrov contribuait à la modernisation de la Russie. Mais les chercheurs du pays, les fonctionnaires des impôts, les courtisans nobles, toute cette vermine réactionnaire refusait de sacrifier une partie de ses petits privilèges. C'est comme cela que l'on perd tout! Alors que son irritation grandissait, Souvrov se rendit compte que le Tsar, enfin silencieux le regardait.
    "Alors Souvrov! Que pensez-vous de la situation? Répondez je vous prie!
    -Majesté. Votre glorieux règne a déjà illuminé de son génie incandescent les ténèbres serviles dans lesquelles était plongé notre Sainte-Patrie depuis des siècles. L'histoire prend acte du génie avec lequel vous menez vos réformes. L'enthousiasme populaire à la vue de la merveille ferroviaire conçue avec intelligence par nos chercheurs vous couvre de louanges méritées. La dynastie Romanov accomplit l'oeuvre de Dieu et révèle au peuple de Russie son destin éternel.
    -Je suis fort aise de votre soutien SOuvrov. Mais venons-en au fait! Parlez franchement. Quel est votre bilan de la situation du pays en 1844?
    -Vous me demandez des choses que voit votre immense sagacité, majesté
    -Justement, je veux savoir si d'autres que moi voient ces problèmes. Allez-y Souvrov!
    -Que sa Majesté me pardonne mais je vais parler avec franchise. La situation du pays est mauvaise. Je crains que nous ne nous enfonçions lentement dans une longue crise. Pénible. Dure. Et qui risque, si nous ne faisons rien, de nous emporter tous, un par un. Nos chercheurs ne travaillent pas assez. Nous prenons de plus en plus de retard sur la Prusse et la France qui s'étendent à une vitesse surprenante. Nous sommes peu à peu dépassés. Il va nous falloir conclure des accords rapides pour combler notre retard. En outre, il va falloir écraser les différents mouvements sociaux qui protestent contre votre gestion du pays. Et plus nous les écraserons, plus ils se répandront. La sécurité des insitutions est en danger. Il est temps Majesté de donner plus de liberté au peuple et...
    -JAMAIS! Jamais de mon vivant, vous m'entendez Souvrov. Jamais! Vous pouvez disposer. Sortez d'ici Souvrov. Je ne veux plus vous voir aujourd'hui! Je n'accorderai rien d'autre que la corde et la potence à la vermine révolutionnaire. Louis XVI a donné des libertés. Il en a perdu la tête. Je ne tiens pas à ce que la lie de cette société remonte à la surface. Nous n'avons pas besoin de remuer la populace. Nous ne voulons pas de Robespierre, de Marat, de Danton et autres criminels! Ceci ne se négocie PAS!"


    Le palais


    Souvrov, amer, sortit de la salle. Non, décidément, un homme seul ne peut pas changer l'histoire à sa convenance. Saisi par le désespoir et la nostalgie de son passé, l'avenir, Souvrov s'assit pesemment sur une grosse chaise du long couloir nord de l'Ermitage. C'est là qu'un des conseillers du Tsar le trouva et l'avertit que les deux hommes que l'on surveillait depuis des mois s'étaient enfuis en massacrant 3 gardiens. Atterré, SOuvrov regarda par une fenêtre du Palais et murmura:
    "Professeur, aidez-moi."

    Le Dogme Crusader Kings : une manière originale de jouer
    AAR CK Comme dans une histoire pour dames de Somerset MaughAARm 1066-1166. AAR Terminé
    et son DictionAAiRe ;
    Una Pizza MAARgherita per favor (forumeurs inside) en suspens
    AAR Vicky AARlerte Rouge, une fanfic hautement culturelle abandonné
    AAR HOI Le destin du MAARéchal Laake, un AAR au pays du saumon

    But if we fail, then the whole world, including the United States, including all that we have known and cared for, will sink into the abyss of a new Dark Age made more sinister, and perhaps more protracted, by the lights of perverted science.Let us therefore brace ourselves to our duties, and so bear ourselves that if the British Empire and its Commonwealth last for a thousand years, men will still say, 'This was their finest hour. Winston Churchill, 18 juin 1940

  5. #5
    Ca claque!

    Pour un peu on pourrait lire : AARlette la Rouge.

    Sinon j'ai une petite croix-rouge pour O'neil et Carter.

  6. #6
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    J'ai vu le côté Alerte rouge ...
    J'ai vue le côté StarGate ...

    Reste à decouvrir le côté code Quantum .... (comment ??? osé faire transiter le colonel O'neil de corp en corp dans le passé ????)

    L'idée est très bonne pour Alerte Rouge ... l'idée appliqué bientôt sur HOI2 ????
    "La violence est le dernier refuge de l'incompétence" - Isaac Asimov, "Fondation".
    "L'Ultime Ruse, c'est de faire croire que l'on est pachifiste, alors que l'on est réellement pachifiste ... " - Foulque Nerra, Extrait de : "Les pensées du jour ...", Avril 2003

  7. #7
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    Très bien pour l'instant.
    Le nécessaire de survie du joueur paradox (à commencer par les patchs et toutes les infos indispensables) :
    EU3 :Magna Mundi ou MEIOU et le reste.
    EU Rome Gold : ses mods.
    CK : la traduction de Deus Vult, les modifs graphiques.

    Venez découvrir la fabuleuse histoire du sultanat de Brunei
    Sinon vous pouvez toujours vous rabattre sur ma croisade au Moyen-Orient.

  8. #8
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    Quote Originally Posted by Foulque Nerra
    J'ai vu le côté Alerte rouge ...
    J'ai vue le côté StarGate ...

    Reste à decouvrir le côté code Quantum .... (comment ??? osé faire transiter le colonel O'neil de corp en corp dans le passé ????)

    L'idée est très bonne pour Alerte Rouge ... l'idée appliqué bientôt sur HOI2 ????
    ça viendra pour les autres séries.

    Je ferai même un AAR pour la séance que je viens de louper à mon grand déshonneur
    Le Dogme Crusader Kings : une manière originale de jouer
    AAR CK Comme dans une histoire pour dames de Somerset MaughAARm 1066-1166. AAR Terminé
    et son DictionAAiRe ;
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    AAR HOI Le destin du MAARéchal Laake, un AAR au pays du saumon

    But if we fail, then the whole world, including the United States, including all that we have known and cared for, will sink into the abyss of a new Dark Age made more sinister, and perhaps more protracted, by the lights of perverted science.Let us therefore brace ourselves to our duties, and so bear ourselves that if the British Empire and its Commonwealth last for a thousand years, men will still say, 'This was their finest hour. Winston Churchill, 18 juin 1940

  9. #9
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    C'est très bon mais comme cette qualité correspond à l'ensemble de ta production AARtistique, c'est presque insultant de le rappeler. (Et puis, soit ma myxomatose est en voie de guérison soit tes couleurs sont judicieusement choisies.)

    J'espère que tu pourras régler la question de ton accès au Net après ton retour en France, il serait très regrettable que nous soyons privés de tes contributions... et pas seulement AARtistiques, s'il faut le préciser
    Signatorium
    Please allow me to introduce myself, I’m a man of wealth and taste
    I’ve been around for a long, long year, Stole many a man’s soul and faith
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  10. #10
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    La suite, la suite ! (oui, je viens seulement de le lire)

  11. #11

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